Note: Une raison hors de notre contrôle nous force à modifier le texte de M. Santos. Les modifications sont signalées par les crochets typographiques [ ]
Mon nom est Noé Ricardo Arteaga Santos, je suis un ancien travailleur [d'une entreprise québécoise qui produit des tomates de serres et ancien membre du Syndicat des travailleurs et travailleuses de cette même entreprise]. Je fus renvoyé de façon injuste et arbitraire pour le simple fait d’avoir lutté pour le respect du contrat qui me liait à cette dite entreprise.
par Pierre-Louis Fortin-Legris
Pris sur le site de À Babord !
Il est un lieu commun qui veut que le marché du travail soit un mutant. Transformations par-ci, mutations par-là. Le milieu agricole n’y échappe pas. Nos cornichons viennent d’Inde et nos terres sont labourées par des Guatémaltèques de passage qui, tels des cornichons, n’ont pas le droit de s’organiser collectivement.
Depuis quelques années, les conditions de vie des travailleurs agricoles saisonniers font l’objet d’une attention soutenue de la part de groupes de défense des droits et de certains syndicats [1]. Des campagnes d’information sur les droits des travailleurs et des travailleuses ont été menées avec les moyens du bord, pour permettre aux employées agricoles d’avoir accès aux régimes de protection sociale : assurance-emploi, CSST, etc. Une fois ce travail bien enclenché, la suite logique était d’institutionnaliser le rétablissement du rapport de force, de créer des syndicats pour les travailleurs temporaires migrants. C’était sans compter la flexibilité de nos lois du travail…
Un sondage international mené par la British Broadcasting Corporation’s (BBC) World Service révèle une désaffection généralisée à l’égard du libre marché capitaliste, y compris une importante opposition au capitalisme lui-même.
Réalisé par la firme GlobeScan/PIPA, le sondage a interrogé plus de 29.000 personnes dans 27 pays entre le 19 juin et le 13 octobre 2009. Ces derniers sont les Etats-Unis, le Canada, le Mexique, le Brésil, le Panama, le Costa Rica, le Chili, l’Australie, le Japon, l’Indonésie, les Philippines, l’Inde, le Pakistan, la Chine, la Russie, l’Ukraine, la Turquie, la Pologne, la République tchèque, l’Allemagne, la France, l’Italie, le Royaume-Uni, l’Espagne, le Nigeria, l’Egypte et le Kenya.
Depuis sa privatisation en 1997, la multinationale minière Vale affronte ses ouvriers. La compagnie a délaissé les normes de sécurité au Brésil et maintenant tourne son regard vers le Canada.
En 2009, lors des négociations avec le syndicat des travailleurs de la sidérurgie (USW), Vale a réclamé des concessions salariales sérieuses – malgré un bénéfice net de $13 milliards (US) en 2008. La stratégie de la compagnie consiste à diviser pour mieux régner en opposant salaires et indemnités liés à l’ancienneté aux rémunérations accordées aux nouveaux employés.
3500 membres de l’USW ont refusé les demandes de Vale et font grève depuis mi-juillet. Vale rétorque en embauchant des briseurs de grève et en obligeant d’autres ouvriers à effectuer le travail des grévistes. Dans le même temps, les ouvriers de Vale au Brésil luttent pour conserver leurs emplois, pour gagner un salaire décent, pour le respect des règles de sécurité, et pour garantir leurs droits fondamentaux.
Les employés de Vale et leurs syndicats au Brésil et au Canada mènent la lutte et appellent leurs camarades du monde entier à les soutenir.
La grève des mineurs canadiens de l’United Steelworkers (USW) contre la compagnie brésilienne Vale-Inco a gagné en intensité le 1er août lorsque 450 mineurs de Voisey’s Bay, dans les provinces orientales du Labrador et de Terre-Neuve ont débrayé. Ces mineurs de nickel, de cuivre et de cobalt rejoignent ainsi leurs 3.500 collègues mineurs et fondeurs de nickel de l’Ontario en grève depuis le 13 juillet.
Les sections locales 6500 et 6200 de l’USW, à Sudbury et Port Colborne, résistent aux agressions contre leurs normes de travail lancées par Vale, avec notamment de fortes réductions des pensions, des primes de productivité, des liaisons à l’index des prix, et un recours accru à la sous-traitance qui constitue une menace grave pour la sécurité de l’emploi. Les mêmes concessions sont réclamées à la section 9508 de Voisey’s Bay sous la forme d’une convention autonome.
Port-au-Prince, 4 aout 2009 – Des centaines d’ouvriers ont pris part ce 4 aout à une manifestation devant le parlement, en faveur de la loi sur le salaire minimum à 200 gourdes, au moment où une séance était prévue à la chambre des députés, pour discuter de l’objection faite par le président René Préval à la promulgation de cette loi.
Après avoir clamé haut et fort son respect pour le droit d’association de ses employés, la multinationale Starbucks a commencé en sous-main sa campagne de diffamation et de guérrilla juridique. Elle a engagé un des plus prestigieux cabinets d’avocats, Heenan Blaikie, pour l’aider à contester le droit de ses employés à être traités équitablement et avec respect.
Wal-Mart a déposé, à la cour supérieure du Québec, une demande d’injonction contre le site web www.employeswalmartcanada.ca, maintenu par les TUAC Canada, le syndicat qui se bat depuis quelques années pour organiser les travailleurs du géant du commerce de détail.
La demande d’injonction réclame notamment que le site web cesse d’utiliser des motifs ovales, circulaires ou semi-circulaires, le mot Walmart et l’association de couleurs bleu, blanc et or. La compagnie veut même que le syndicat cesse d’utiliser l’expression le syndicat pour les employés de Walmart au Canada !
Les TUAC demandent au public de protester auprès de Walmart, en communiquant avec la direction pour montrer leur désaccord avec de telles pratiques liberticides.