Action autonome à Saguenay pour les lock-outé-e-s

Voici le communiqué de presse d’une action autonome ayant eu lieu hier à Saguenay en soutient à plus de 300 travailleuses et travailleurs en lock-out dans les différents concessionnaires automobiles et garages du Saguenay/Lac-St-Jean. Le lock-out dure depuis février 2013.

lock-outSAGUENAY, 22 juillet 2013 // En début d’après-midi, des citoyens et citoyennes de Saguenay ont réalisé une action en solidarité avec les travailleurs et travailleuses mis en lock-out dans les concessionnaires de la région, il y a de cela plus de 4 mois. Après être entré-e-s à l’intérieur pour passer le message aux clients de retarder leurs achats, les manifestantes et manifestants ont bloqué l’entrée d’un des concessionnaires jusqu’à l’arrivée de la police. Par ce lock-out, le patronat tente d’imposer une coupure de près de 100 emplois, une diminution des conditions de travail et de plus en plus de sous-traitance – soit une baisse de la qualité du service. Dans ce conflit qui s’enlise avec la judiciarisation, nous ne resterons pas les bras croisés contre l’injustice qui les frappe.

Alors que 450 familles sont jetées au trottoir, les concessionnaires continuent de faire du profit. Les lock-outé-e-s ont les mains liées par des dizaines d’injonctions, d’outrages au tribunal et de tickets – la balance du pouvoir est clairement du côté des patrons. Chaque client qui franchit une ligne de piquetage est complice de la mauvaise foi de cette partie qui refuse toute négociation. Comme le disait notre bannière : Nos vies valent plus que leurs profits!

Nous sommes déterminé-e-s à rester à leurs côtés, coûte que coûte, jusqu’à la victoire. Parallèlement, à Laval, ce matin, un groupe autonome de plusieurs dizaines de personne a réalisé un blocage dur en solidarité avec les travailleurs et travailleuses de Mapei en grève depuis plus d’un an. Contre toutes ces attaques sur les conditions de notre classe sociale, nous serons des bêtes d’espoir!

Une action autonome

Blocage complet de l’usine Mapei à Laval

Ligne de piquetage dure ce matin à l’usine Mapei.

Tôt ce matin, une soixantaine de travailleurs et de travailleuses sont allé-e-s prêter main forte aux ouvrières et ouvriers de l’usine Mapei à Laval, en grève depuis le 4 mai 2012.

Spécialisé dans la production de colles et de produits chimiques pour le bâtiment, Mapei est une multinationale possédant 59 usines de production réparties dans plus de 28 pays. Or, sa filiale Lavaloise est au prise avec un conflit de travail qui dure maintenant depuis plus d’un an. En mai 2012, afin de s’opposer à la partie patronale qui faisait piétiner les négociations au sujet de la convention collective échue depuis décembre 2011, les 115 travailleurs et travailleuses de l’usine, syndiqué-e-s à la CSN, entrèrent en grève. Depuis 14 mois donc, non seulement la convention collective n’est toujours pas renégociée, mais en plus, les patrons de l’usine ont carrément commencé à licensié des employé-e-s dans une optique de transfert des moyens de production vers l’Ontario. Cette vague de licenciement ayant atteint son appogé en août 2012 avec la fermeture de 2 départements causant la mise au chômage de 43 travailleurs supplémentaires. Ne reste plus aujourd’hui que 25 des 115 travailleuses et travailleurs de Mapei pour mener la lutte.

Le transfert de la machinerie vers l’Ontario s’accentuant, la production étant maintenue par les cadres et les contremaîtres de manière à contourner la lois anti-scabs, qui une fois encore, nous prouve sont inutilité et sa désuétude. Bref, la mauvaise fois du patronat a donc poussé les membres de différents groupes de gauche, dont le Syndicat Industriel des Travailleuses et des Travailleurs (SITT-IWW), le Groupe Internationaliste Ouvrier (GIO) et des Association Populaires Autonomes de Montréal (APAM) à se présenter devant l’usine Mapei pour tenir une ligne de piquetage dure et bouleverser la production. Après deux heures de blocage, neufs camions de livraisons avait été retournés et les cadres étaient toujours, pour la plupart, tenus à l’extérieur du bâtiment, la direction de l’usine a dû se résigner et fermer l’usine pour la journée.

Les travailleurs présents pour le piquetage symbolique matinal se sont dit bien heureux de recevoir cet élan de solidarité inattendu de la part des militantes et militants de gauche. Encore une fois, cette action nous prouve que ce n’est pas devant les tribunaux et dans les bureaux des patrons que les luttes se gagnent, mais bel et bien par la solidarité ouvrière, la mobilisation et l’action directe. Une attaque contre l’un ou l’une de nous est une attaque contre nous toutes et tous!

Vous trouverez ici un court vidéo sur l’action de ce matin qui montre d’ailleurs l’attitude des permanents syndicaux et permanentes syndicales de la CSN par rapport à la solidarité et l’action directe.

Terre-Neuve : La grève sauvage à Long Harbour continue malgré une injonction de la cour supreme

Traduit de libcom.org par le Collectif Emma Goldman

MISE À JOUR 21 juillet
La grève se serait terminée le lundi 16 juillet au soir

Discussion sur CBC avec la présidente de Labrador Federation of Labor sur l’utilisation de la grève sauvage

MISE À JOUR 16 juillet
Le syndicat "Resource Development Trades Council" appel les travailleurs à arrêter la grève, mais ceux-ci disent que le syndicat ne représente plus leurs intérêts

La compagnie Vale retourne en cour pour faire valoir l’injonction en poursuivant les travailleurs

La grève continue pour la 5e journée.
Le président du Syndicat RDTC sous-entend que les exigences des travailleurs en grève sont semblables à ceux de jeunes enfants.

La Cour suprême de Terre-Neuve et Labrador a donné une injonction aux patrons pour aider à briser une grève sauvage sur un site de construction à Long Harbour.

Près de 2000 travailleurs ont illégalement cessé le travail jeudi, et ont par la suite réalisé le blocage des entrées du site. Les travailleurs sont en colère contre le niveau de la paie. Les travailleurs du site gagnent en moyenne 15$ de l’heure de moins que les travailleurs comparables ailleurs au Canada.

Une autre problématique est la façon de laquelle les patrons interprètent la convention collective; sur des questions comme les déplacements et les indemnités de subsistance.

De plus, les travailleurs sont en colère contre leur propre syndicat pour ne pas avoir défendu leurs intérêts. Bien entendu, le syndicat ne supporte pas l’action. Les patrons et le syndicat n’ont toujours pas commenté le conflit.

Reportage vidéo de NTV (mass-média)

Déclaration de solidarité avec la grève étudiante québécoise!


Les membres du Syndicat Industriel des Travailleuses et des Travailleurs (SITT-IWW) de l’ensemble du Canada appuient solidairement toutes les étudiantes et les étudiants ainsi que les travailleuses et les travailleurs du Québec qui s’opposent courageusement à la hausse des frais de scolarité, cette offensive capitaliste contre la classe laborieuse soutenue par le gouvernement à l’âge de l’austérité.

En bloquant les cours et en descendant souvent, et parfois par centaines de milliers, dans les rues, les personnes qui se mobilisent dans la lutte au côté des membres de notre syndicat qui s’y impliquent activement montrent au reste du Canada que l’action directe peut réellement porter fruit.

Le SITT réclame par la même occasion que la police cesse d’attaquer les médias indépendants du Québec, particulièrement Concordia University TV (CUTV). Leur travail de transmission vidéo en direct est essentielle aux changements démocratiques que nous encourageons.

Le SITT réclame aussi que le gouvernement provincial abroge la loi spéciale 78 qui suspend la liberté d’expression, la liberté d’assemblée et le droit de ceux qui luttent de défendre leurs choix par rapport à l’avenir que devrait avoir l’éducation au Québec. Le gouvernement doit entendre et reconnaître les bien fondés des revendications du mouvement et y répondre lors de négociations et non pas de légiférer de manière répressive pour mettre fin au conflit et rétablir la “paix sociale” par la force.

Le Comité Canadien d’Organisation Régionale du SITT (CCOR) encourage les membres et les branches locales à faire des dons à des associations étudiantes, dont l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ), et aux médias indépendants, dont CUTV. Le CORR les invite aussi à se joindre autant que possible à ceux et celles qui défendent les lignes de piquetages et qui se mobilisent dans les rues en solidarité avec cette lutte pour le droit à l’éducation et la liberté.

Au bout du compte, les étudiantes et les étudiants conjointement avec les travailleuses et les travailleurs ainsi que les professeures et professeurs sont en train de bâtir un puissant mouvement de solidarité qui marquera le Québec. Cette forte union nous permet d’espérer qu’un jour le système d’éducation puisse être contrôlé par ceux et celles qui y travaillent, y étudient et y enseignent dans le but de favoriser universellement le développement social et humain plutôt que de l’asservir à une sinistre logique de rendement monétaire qui profite aux banques insatiables et aux capitalistes de tout acabit.

Si tu es intéressé(e) par ce que tu lis, contacte-nous. Cela ne t’engage a rien, et sois sur(e) que nous n’en parleons ni a tes collegues, ni a ton patron. Si tu decides de te syndiquer, nous serons la pour t’aider.

Pour rejoindre un(e) délégué(e):

*Montréal
514-268-3394

*Sherbrooke
819-349-9914

*Partout au Québec
iww_quebec@riseup.net

* Ottawa-Outaouais
ott-out@iww.org

1er Mai : Cinq continents, une seule classe ouvrière, une même lutte


Source: http://communismeouvrier.wordpress.com
28 avril 2012

En Allemagne, ce 1er Mai tombe la veille de la première série de grèves d’avertissement dans la métallurgie pour 6,5% d’augmentation de salaire et la fin des discriminations à l’encontre des travailleurs intérimaires. Même chose au Maroc où les travailleuses et travailleurs défileront pour la liberté syndicale et contre les attaques contre le droit de grève, où, deux jours après le 1er Mai, il est question d’un début de grève dans la fonction publique.

En Espagne, le 1er Mai 2012 s’inscrit dans la suite de la grève générale du 29 mars, contre la nouvelle loi du travail qui facilite les licenciements, le chômage et les mesures d’austérité. En République Tchèque, plus de 80.000 personnes ont manifesté le 21 avril à Prague contre les mesures d’austérité. Des luttes contre les coupes budgétaires en Grande-Bretagne au combat pour préserver l’index en Belgique, sans oublier les révoltes de la population grecque, c’est un même slogan qui traverse l’Europe et au-delà le monde : nous refusons de payer la crise et les dettes des capitalistes.

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The repression continues after the Spanish general strike

On the morning of April 26th, the Catalonian police arrested the Organization Secretary of the CGT-Barcelona, Laura Gómez, while she was on her way to work. They do not like the fact that every time there are more and more of us protesting against the negotiation of labour reform, against the "social pact" and not in favor of it.
taken from anarkismo.net

CGT statement on the arrest of Barcelona Organization Secretary, Laura Gómez

The repression continues after the general strike. This morning [Wednesday April 26th], while she was on her way to work, the Mossos d’Esquadra [Catalonian police] arrested the Organization Secretary of the CGT-Barcelona, Laura Gómez and took her to the police station in Les Corts. The charge by the police is arson and fire damage to the Barcelona Stock Exchange. This and other charges against her have no foundation and are an attempt to create an image of a violent person. Laura does not have a criminal record, and all that the police can cite are peaceful actions during the struggle for labour rights in Barcelona.

The truth – without exaggerating – is that already after the general strike we said, literally, "it is true that members of the CGT burned a couple of papers in a box in front of the Barcelona Stock Exchange, and threw a few eggs, actions that were fully symbolic and carried out openly. That is what the plainclothes police in the crowd must have thought too, given that they did not bother to identify anyone. It is by no means true that it was the first fire, in Mercabarna, in the Zona Franca, etc., there were several fires throughout the night, most of which were started by other unions’ pickets".

What a coincidence that this arrest occurs on the same day that the famous site for posting photos of "violent" protestors was presented. What a coincidence that the various state establishments, both the Generalitat and the Barcelona Municipality have not stopped pointing at the CGT and have not stopped exaggerating with regard to the CGT. We know that we are not to your liking, nor do we want to be, but we will not apologize for our continued growth. We know you want to make an example of individuals and organizations that refuse to humour the system, but to go from that to persecuting and harassing our members is a big step. The abuse of power that those in authority often fall into against those who think differently is something that we are used to, though great care is taken to hide it.

The CGT believes that there is an attempt to hide the growing number of people attending events by organizations that are not to your liking. They do not like the fact that every time there are more and more of us, protesting against the negotiation of labour reform and against the "social pact", not for it. The decline in work and social conditions, the increase in injustice, the enormous differences between the rich and poor, all this has without doubt led to greater conflict and now the politicians are looking for excuses to toughen crime laws. It is sickening to see how public money is given to banks, how de facto "tax amnesties" are announced to the benefit of major tax evaders, how permissive the system is in order to allow tax evasion by means of sly practices and economic bureaucracy, how SICAVs [1] which pay nothing are encouraged, while all the while they are seeking to criminalize anyone who disagrees.
Press Office
CGT Barcelona

Translation by FdCA-International Relations Office.

1. Open-ended investment schemes or mutual funds. In Spain they pay 1% corporate tax.