Pourquoi je manifeste le 1er mai?

 Alain, travailleur de Postes Canada à la retraite, ancien dirigeant du Syndicat des Travailleurs et Travailleuses des Postes (STTP) et membres du SITT-IWW Montréal explique les raisons qui l’amèneront à manifester lundi prochain pour la journée internationale des travailleurs et travailleuses.


Chaque journée il sort des choses, des dossiers, qui sont une insulte pour la classe ouvrière. Des affaires de corruption ou ce qui se passe avec Bombardier en ce moment. La classe ouvrière a raison d’être en tabarnak, c’est eux et elles qui en arrache le plus.

Le 1er mai c’est important pour moi parce que c’est la vraie fête des travailleurs et des travailleuses. D’ailleurs ça devrait être une journée férié!

Malgré les promesses d’un renouveau syndical, depuis des années et des années, ça tourne en rond. La seule avenue possible, celle qui nous donnerait le rapport de force, c’est de reprendre le contrôle des plancher de travail. C’est la force du SITT-IWW, l’esprit de solidarité des wobblies.

Parce que la stratégie des employeurs c’est de diviser pour mieux régner. La solidarité c’est dans notre ADN mais elle doit s’exprimer à la base, au quotidien sur nos lieux de travail.

Les centrales syndicales sont plus capables de faire cette job là, de revenir sur les plancher de travail et d’en reprendre le contrôle. C’est devenu des grosses machines, trop lourdes. C’est rendus des professionnels du syndicalisme alors ça leur coûterait trop cher de mobiliser la base véritablement.

Les syndiqué-es considèrent leurs organisations comme une compagnie d’assurance, et de fait celles ci ne s’occupent presque plus que du volet légal. Souvent c’est long et décourageant un grief, alors la base perd confiance dans le syndicalisme. Après il faut nuancer, ça a aussi du bon : les employé-es syndiqué-es ont quand même des meilleures conditions de travail. Je pense qu’abolir le milieu syndical serait dangereux. Il faut trouver une manière de conscientiser les travailleurs et travailleuses.

C’est pour toutes ces raisons que j’aime bien le slogan que j’ai vu sur notre banderole : «travailleurs et travailleuses en tabarnak!», ça résume bien ce que je pense. Il y a un ras le bol. La coupe est pleine!

Alain Duguay

Crédit photo: L’occupation du Frite Alors! Rachel par C.Martin

Manif-action à l’hôtel Bonaventure: On a peut-être pas eu le 15$/h, mais on a la piscine!

Samedi le 22 avril à 17h, des wobblies ont décidé que c’était leur tour de profiter des bonnes choses de la vie, ne serait-ce que pour un instant!  Une occupation festive de la piscine chauffée située sur le toit de l’Hotel Hilton Bonaventure fut organisée par 25 membres du SITT-IWW Montréal. «Nous sommes venus profiter des bonnes choses de la vie et rappeler à la bourgeoisie que son luxe et ses largesses sont possibles grâce à notre travail.» lance d’emblée une militante présente sur place. «À 10 jours du 1er mai, nous voulions aussi exprimer à la classe des travailleuses et des travailleurs qu’il est temps de reprendre le pouvoir sur nos vies.», ajoute-t’elle.

bona2

La Coupe est pleine! Le coût de la vie augmente sans arrêt. Les services publics se font tronçonner. Les personnes assistées sociales subissent des attaques sauvages. Il y a la menace d’une réforme des Normes du travail à la sauce patronale qui nous guette. Et pour ajouter l’insulte à l’injure, tandis que syndicats et groupes communautaires réclament un salaire minimum à 15$ de l’heure, les boss et l’État répondent : vous ne valez guère plus de 11,25$. Comme si ce n’était pas suffisant, le climat social se dégrade. Les discours racistes ont de vastes tribunes. On maltraite la différence. Les crimes haineux visant les femmes, les musulman.es et la communauté LGBTQIA* se multiplient. Nous ne tolérons pas ces discours de haine qui se propagent autant dans les médias, les milieux de travail et nos communautés.

Nous appelons donc les travailleurs et les travailleuses ainsi que nos groupes alliés à participer à notre ras-le-bol. Et c’est dans cette optique que nous vous invitons officiellement à vous joindre à nous. Le lundi 1er mai, de 14h30 à 16h30, nous offrirons une bouffe communautaire avec musique et prises de parole dans le quartier Centre-Sud au parc Médéric-Martin, puis nous nous rassemblerons au métro Frontenac à 17h00 pour manifester vers le centre-ville! Si aujourd’hui nous rendons visite à la bourgeoisie là où elle se trouve ce n’est pas par envie ou par jalousie. C’est parce que nous voulons lui rappeler que nous nous trouverons toujours sur son chemin. Jusqu’à ce que les bonnes choses de la vie soient partagées équitablement. Jusqu’à ce que les classes sociales soient abolies. Jusqu’à ce que les travailleuses et les travailleurs profitent pleinement du fruit de leur travail Jusqu’à ce que tout le monde ait accès à une piscine chauffé au milieu d’un parc enchanteur ! Nous voulons une vie riche, pas une vie DE riche. On se voit le 1er mai

Mettons-nous au travail !

Ce texte est une traduction partielle du texte «Let’s get to work» publié sur Jacobin par le fellow worker de l’IWW New-York, Erik Forman. Bien qu’il se concentre sur le mouvement ouvrier aux États-Unis, il contient de nombreuses leçons d’organisation pour la gauche d’ici.

Le «Salting» a créé les premiers mouvements ouvriers des États-Unis; il pourrait les ressusciter aujourd’hui. -Érik Forman

La gauche a cette longue tradition consistant à continuellement se demander « Que faire?». Depuis le jour où Lénine a posé cette question rhétorique, elle est au centre de toutes les sortes de développement théorique et des appels à l’action des mouvements sociaux. 

« Que faire ? » voyage ainsi de mouvement à mouvement, de crise en crise, et fait occasionnellement la lumière sur les problèmes existentiels fondamentaux de la gauche. Suivant cette tradition, le récent numéro de Jacobin, «Rank and File», s’est penché sur l’une des plus urgentes questions de la gauche contemporaine: que faire pour ressusciter le mouvement ouvrier ?

Des contributeurs et contributrices ont offert nombre de diagnostics et de prescriptions. Charlie Post a mis de l’avant le rôle crucial que la minorité militante a joué dans le succès des mouvements ouvriers du XXe siècle ; Jane McAlevey a appelé à ce que tous les travailleurs et toutes les travailleuses s’organisent; Joe McCartin a urgé les syndicats de ne pas manquer l’opportunité offerte par la brève fenêtre entre la décision Friedrichs et la prochaine attaque sur le droit à la convention collective; et Sam Gindin à une «gauche de classe» en tant qu’alternative au syndicalisme de mouvement social.


Cependant, depuis la publication de ces articles, la crise de la classe
ouvrière ne s’est qu’accentuée; la droite contrôle maintenant les trois branches du gouvernement fédéral des États-Unis ainsi que la majorité des États. La suite de Friedrichs, « Janus v. AFSCME », est maintenant en cour suprême, menaçant de décimer les syndicats du secteur public à travers tous les États-Unis. La rumeur d’une loi nationale antisyndicale se répand.

Ainsi, déterminer « Que faire ?» ne fait que devenir de plus en plus urgent. Mais voilà, il y a un problème par rapport à cette question, évident même au premier niveau de grammaire : «Que faire ? » commet le péché capital de chaque enseignant-e en écriture : La voix passive ! Qui est le sujet dans cette question ? Qui fera ce qui doit être fait ?

L’absence d’un sujet actif est bien plus importante qu’un simple problème grammatical; elle représente LE problème de la gauche ouvrière. La minorité militante est petite, voire non existante, et il n’est pas très clair de savoir qui est supposé la reconstruire. Un large fossé existe entre la gauche intellectuelle et la classe ouvrière de qui elle discute.

Malheureusement, les voix provenant de la classe ouvrière se font rares au travers des personnalités qui dominent actuellement le discours de la gauche. La plupart des théoricien-ne-s issu-e-s de la gauche écrivent en effet selon une perspective intellectuelle qui se tient au-delà de la classe ouvrière plutôt que par des travailleurs et des travailleuses qui en sont le cœur même.

Les décideurs, en ce qui a trait au travail, sont bien souvent à des kilomètres d’être sur le plancher des vaches. Le résultat en est que nous entendons beaucoup plus fréquemment parler de syndicats qui organisent des milieux de travail que de milieux de travail qui s’organisent en syndicat. Les travailleurs et travailleuses se retrouvent donc dans une position d’objet plutôt qu’à celle du sujet dans leurs propres organisations.

Cette aliénation se manifeste d’une multitude de façons : Les travailleurs et les travailleuses ne participent pas/plus aux réunions, ne sont pas prêt-e-s ou motivé-e-s à faire la grève, acceptent des conventions concessives, et, comme les dernières élections aux États-Unis l’ont démontré, expriment un support d’un niveau alarmant envers les candidat-e-s de la droite.

Les travaillistes libérales croient que ces problèmes peuvent être réglés par de petits ajustements : Les médias sociaux, des coalitions médiatiques avec des groupes communautaires, des campagnes ciblées sur telle ou telle mesure du gouvernement, et d’autres petites actions qui ont toutes comme point en commun de ne pas fondamentalement changer la structure des syndicats. La situation présente démontre cependant que cette approche «band-aid» a lamentablement échoué à inverser le déclin du mouvement ouvrier.

De plus, même si elle pouvait le faire, elle n’irait pas assez loin. La gauche ouvrière ne doit pas chercher qu’à sauver les institutions ouvrières existantes, mais les transformer et en bâtir de nouvelles. Notre but devrait faire en sorte que les travailleurs et les travailleuses soient le sujet plutôt que l’objet de leurs propres organisations – et de l’histoire.

Notre prescription pour le renouveau du mouvement ouvrier nécessite une nouvelle grammaire. À la place de demander « Que faire ? », nous deorganise1vroins plutôt nous demander « Que DEVRAIS-JE faire ? »

Il s’avère que la droite a au moins à moitié raison :
nous devons nous lever et trouver un boulot. Ensuite, nous devrions faire ce que nous disons aux travailleurs et travailleuses de faire sans arrêt : Syndiquer nos milieux de travail.

Cette tactique porte historiquement un nom. Nous l’appelons le «Salting», et elle a été fondamentale à
l’établissement du mouvement ouvrier aux États-Unis.

Le sel de la terre

Le « Salting » a de profondes racines à l’intérieur du mouvement ouvrier et de la gauche. Cette technique a porté plusieurs noms : L’industrialisation, la colonisation industrielle, la concentration industrielle, ou l’établi, en France. Chacun de ces termes désigne une application plus ou moins différente de la même idée : se faire employer par une entreprise dans l’unique but de l’organiser.

Le Salting a bâti et a soutenu toutes les recrudescences majeures du mouvement ouvrier du vingtième siècle. En fait, il fut un temps où cette façon de faire était si fondamentalement implantée dans le syndicalisme qu’elle n’avait même pas de nom ; les travailleurs et les travailleuses guidées par une idéologie radicale organisaient simplement leur milieu de travail, bâtissant le mouvement ouvrier partout où ils et elles allaient.

Les Knights of Labor ainsi que l’IWW devaient leur succès au fait d’avoir attiré des membres immigrant-e-s et itinérant-e-s vers la politique radicale pour ensuite l’apporter avec eux dans les usines. Toutes ces personnes faisaient partie du processus de salting et étaient organisées, et pas seulement les professionnelles !

L’IWW est ainsi devenu une école pour une génération d’organisateurs et d’organisatrices, dont beaucoup se sont joints à d’autres organisations radicales et ont formé le CIO (Congress of Industrial Organizations) . Sentant le marasme économique des années 1920, ces groupes militants ont gardé vivant le germe du syndicalisme radical, prêt à s’éclore lorsque le climat politique le permettrait.

Toutes les grèves générales célèbres de 1934 – celle des teamsters de Minneapolis, celle du Waterfront de San Francisco, et celle de Toledo Auto-Lite – ont pu avoir lieu grâce à des années de travail acharné d’organisation de la base des milieux de travail faite par des cellules radicales de travailleurs et de travailleuses provenant d’une panoplie d’organisations socialistes.

Ces grèves massives catalysées par la minorité militante ont mené à l’institutionnalisation des mouvements ouvriers par le passage du National Labor Relation Act en 1935. Ironiquement, cette institutionnalisation créa les contradictions qui permirent une nouvelle vague d’organisation par la base plusieurs décennies plus tard.

Lorsque la minorité militante a réapparu vers la fin des années 1960 et au début des années 1970, ils et elles ont eu à faire face non plus juste aux employeurs, mais aussi aux syndicats qui s’étaient habitués à agir en partenariat avec les entreprises plutôt qu’à les combattre.

Comme les actions de la fin du 19e siècle et du début du 20e siècle, la vague de grèves sauvages de la fin des années 1960 et du début des années 1970 a débuté lorsque les travailleurs et travailleuses ont apporté leurs croyances politiques radicales au travail. Cette fois, il ne s’agissait pas d’immigrant-e-s anarchistes ou socialistes, mais de militant-e-s pour les droits des noir-e-s, d’étudiant-e-s révolutionnaires et de vétérans fraîchement revenus de la guerre du Vietnam.

Surtout à Détroit, l’organisation délibérée est ce qui a permis une radicalisation spontanée massive. Débutée par des étudiant-e-s et des travailleurs et travailleuses radicaux bien enracinées dans la classe ouvrière noire de la ville, la League of Revolutionary Black Workers (LRBW), s’est organisé contre la hiérarchisation raciste au travail, dans les hautes instances du United Automobile Workers (UAW) mais aussi dans la société dans son ensemble.

Alors que la ville était encore fumante de la grande rébellion de 1967 – Une révolte de travailleurs et travailleuses qui a nécessité 17 000 soldats et 155,576 cartouches de munition de M1 à réprimer – la LRBW a adopté comme stratégie révolutionnaire d’activer le pouvoir de la classe ouvrière noire au cœur du capitalisme industriel américain. Le Salting devint vite une arme clé de son arsenal.

General Baker, l’un des militants principaux de l’organisation, s’est ainsi trouvé un emploi dans l’usine principale de Dodge et sest mis à l’organiser. Le 2 mai 1968, son travail a porté fruit : Une grève sauvage de quatre mille employé-e-s a fait fermer l’usine en réponse à des licenciements racistes. La compagnie a répliqué avec encore plus de racisme ; Baker et douze autres travailleurs ont perdu leurs emplois pour avoir organisé cette grève.

L’industrie de l’automobile a tenté de mettre Baker sur la liste noire et le UAW a refusé de le défendre, lui comme ses collègues. Il a utilisé alors un pseudonyme pour pouvoir être employé à l’usine de Ford Rouge (la plus grosse usine du monde à cette époque) et a rapidement devenu président de la section locale de l’UAW.

La League est allée de l’avant pour organiser les travailleurs et les travailleuses dans les usines, les hôpitaux, un centre de distribution de UPS, le Detroit News, et partout à travers la ville. Elle a planifié des grèves sauvages, a défié la UAW pour ses pratiques antidémocratiques et racistes, a protesté contre la brutalité policière, ont obtenu une disculpation pour un travailleur qui avait tué deux contremaîtres, a arrivé à faire dissoudre une unité antigang raciste de la police, a construit un pont avec la classe moyenne et ouvrière blanche locale grâce à un club de livre qui était très populaire, a créé une maison d’édition, une librairie, une imprimerie et a produit un documentaire sur son travail.

Toute cette série de succès a été possible grâce à la relation complémentaire entre les radicales et les radicaux qui s’étaient trouvé-e-s un travail dans le but de l’organiser et les personnes qui organisaient leur milieu de travail après se faire radicaliser – que ce soit dans la rue ou au travail. Les accomplissements de la LRBW, suivis par une vague de grèves sauvages au début des années 70 et la perception que les mouvements sociaux des années 60 avaient atteint leurs limites, a inspiré une génération de radicaux et radicales à se tourner vers la classe ouvrière.

**Une section imposante de texte a été retirée ici. Vous pouvez cependant le consulter en entier dans sa version originale anglaise ici, à partir du sous-titre The Turn to the Working Class.

blackcat

A Working class hero is something to be..

Depuis l’élection de Donald Trump, des milliers de personnes aux États-Unis se sont ruées vers les organisations de gauche en réaction à la réalité dystopienne dans laquelle ce pays s’enfonce. Ces personnes accourent en demandant « que dois-je faire ? »

Le mouvement anti Trump s’est rapidement mis à l’action directe de perturbation économique : Une marche des femmes, une grève des taxis, une grève des bodegas (épiceries newyorkaises), une grève-surprise du secteur de la haute technologie, et appelle maintenant à la grève générale. Cela ne peut cependant se produire sans une organisation massive du secteur de la production. Pour gravir les échelons jusqu’à la victoire, il faut apporter nos politiques au travail.

Se retourner vers leur milieu de travail est l’étape logique pour toutes les personnes qui se sont tournées vers le socialisme au cours de la dernière année. Le salting offre une porte d’entrée significative et accessible au militantisme, car la plupart d’entre nous doivent vendre notre force de travail pour vivre. Ce sont surtout les millénaux qui font face à une baisse historique de la mobilité sociale. Bien que nous n’ayons pas cherché à faire la lutte des classes, la lutte des classes est venue nous chercher.

Le Salting peut faire en sorte d’éliminer le fossé entre la gauche intellectuelle et la classe ouvrière en allant directement rencontrer les travailleurs et les travailleuses où ils et elles sont : au travail. Contrairement au fait d’adhérer à un syndicat traditionnel, à se trouver un emploi dans un organisme non gouvernemental, à prendre du temps à l’extérieur de notre travail pour militer, ou à entreprendre de hautes études, l’organisation des milieux de travail est immédiatement accessible pour toutes les personnes de la classe ouvrière et ne nécessite pas l’argent d’une bureaucratie qui pourrait d’ailleurs être récupérée contre nous ou dissoute dans quelques années.

Bien qu’encourager le salting devrait être la moindre des choses pour n’importe quel syndicat, la génération actuelle de leaders syndicaux pourrait ne pas être enthousiaste à opter pour cette stratégie, surtout parce que le congrès républicain essaie déjà de faire en sorte que cette pratique devienne illégale.

La gauche ouvrière devra mener la lutte. Nous devrions coordonner nos actions pour se concentrer sur des employeurs et des secteurs clés pour y acquérir les emplois qui permettraient de bâtir notre mouvement, idéalement à des postes qui minimisent la distance  entre les organisateurs et organisatrices et les gens qui se font organiser. Ou bien soyons des héros de la classe ouvrière et trouvons-nous des emplois dans les secteurs nos actions pourront avoir un impact démesuré comme celui de la logistique.

Si cela se produit, un virage à grande échelle vers la pratique du Salting pourrait transformer le mouvement ouvrier et la gauche en y mettant la classe ouvrière au centre. Le salting est la stratégie par laquelle la classe ouvrière radicale a pris forme et pourrait bien être celle par laquelle elle renaîtra.

Nous disons aux travailleurs et aux travailleuses de s’organiser depuis des décennies. Il est maintenant temps que la gauche ouvrière mette en pratique ses propres conseils. Nous savons ce qui doit être fait : trouvez-vous un emploi et mettons-nous au travail.

Erik Forman

Crédit photo: Patrick Sicotte Manifestation Lançons l'automne chaud! 7 septembre 2015

La solidarité mène à la victoire dans un studio d’animation 3D de Montréal!

Avertissement, ceci ne sera pas un récit d’héroïque camaraderie, de courage ou de combat ardu, mais d’une campagne d’organisation qui s’est avérée efficace.

Emploi: Je travaille en animation 3D pour un gros studio français possédant un département de 16 employé.es à Montréal.

Conditions : L’atmosphère de travail était de plus en plus horrible. En comparaison des autres studios du domaine à Montréal, nous avions tout à demander. Lors d’une des pires réunions, où notre accès à de la musique fut mentionné comme un privilège, déjà que nous avions pas accès à internet. Une collègue mentionna la possibilité de former un comité, doucement dans le vacarme de tout le monde qui chialaient comme d’habitude. Il fallait sauter sur l’occasion, montrer à mes collègues que leur simple critique ne changerats rien.

Lire la suite

Les agences de placement, le cheap labour et la misère.

Dans le cadre de la manifestation organisée par lAssociation des travailleurs et travailleuses dagences de placement (ATTAP), un membre du IWW Montréal a pris la parole, voici ce quil avait à dire.

Bonjour à tous et toutes, je suis membre du Syndicat Industriel des Travailleurs et Travailleuses, le IWW Montréal. Nous sommes ici aujourdhui en solidarité avec les travailleurs et travailleuses dagence de placement. Nous sommes ici pour les soutenir, en tant que travailleurs, et pour faire écho à leurs revendications!

Lire la suite

Vie de Wobblies: Ma vision du Syndicat

Présentation

Avant de débuter, veuillez comprendre que mon nom et mon milieu de travail ne seront pas diffusés, et ceci, à ma demande et à des fins de sécurité d’emploi. Je me décrirai donc seulement en disant que je suis un homme dans la fin vingtaine qui travaille, sans être aux études, depuis une dizaine d’années et qui milite auprès de différentes associations de gauche depuis 2014.

Mon aventure auprès des IWW a commencé en juin dernier à la suite de nombreux échecs de ma part et des groupes auprès desquels je militais à créer un mouvement de la gauche radicale solide, uni, durable et en perpétuelle croissance au Québec. Interpellé par l’idée d’arriver àrejoindre les gens directement sur leurs milieux de travail et d’enfin sortir de la gauche des CÉGEPS, du «‘shlag»et des Universités où elle était par la force des choses vouée à toujours demeurer marginale et insuffisante pour ne serait-ce que conserver nos acquis (et donc, loin de nous mener vers la révolution ou de bloquer la montée actuelle de l’extrême droite !), j’ai pris la décision de contacter un délégué et de signer ma carte, sachant que je n’avais rien à y perdre. Je n’avais à ce moment-là aucune idée de la grande aventure dans laquelle je m’apprêtais à m’engager ni de ce qu’était VRAIMENT le syndicalisme  révolutionnaire des IWW. À peine neuf mois plus tard, je l’ai cependant tatoué sur le cœur !

Lire la suite

Secrets of a Successful Organizer, le parfait guide de l’organisateur et de l’organisatrice syndicale!

Impossible de parler de Secret of a Succesful Organizer sans d’abord mentionner Labor Notes, l’organisation qui l’a publié. Labor Notes est un mouvement qui, depuis 1979, rassemble des militant.e.s syndicaux, dans le but de remettre le « mouvement » dans « mouvement ouvrier ». Publiant des manuels divers et organisant des conférences et des formations visant à renouveler le syndicalisme par une pratique axée sur le « rank and file ». On retrouve d’ailleurs tous leurs livres dans la section sur les origines du syndicalisme de solidarité sur le site de l’IWW

Secret of a Succesfull Organizer est d’ailleurs le petit dernier de Labor Notes. Il vise à créer une synthèse des livres et manuels précédents. Bien que faisant 265 pages, une importante proportion de l’espace est consacré à des images ou laissé « vide » entre deux leçons pour bien séparer les idées et ainsi en simplifier la lecture.

Lire la suite

La double adhésion. Questions et Réponses

Vous trouverez ci-bas quelques notes m’ayant servies de brouillon pour un éventuel atelier sur la double-adhésion (Ndtr : le dual carding, soit l’adhésion à l’IWW et à un autre syndicat). Vous trouverez des questions et mes réponses juste en dessous. J’espère qu’il s’agira là de la première publication d’une série sur  »Le SITT-IWW et les autres syndicats”’ ayant pour but de souligner quelques perspectives sur le sujet.

Là où il sera écrit  »nous » je ferai une affirmation référant aux positions classiques du SITT-IWW, tandis que là où j’utiliserai le  »je », il s’agira de mon opinion. J’ai fait de mon mieux pour garder les deux points de vue séparés, mais comme bon nombre de personnes, j’ai énormément de difficulté à le faire.
Lire la suite

Pression émotionnelle et organisation

Par Nate. H

Ce texte est une traduction d’une publication de Nate. H paru dans d’abord le journal l’Industrial Worker, puis dans le pamphlet Weakening the Dam, intituée « Emotionnal pressure and Organization Building », bien célèbre dans sa version originale. Bien qu’il fut à l’origine écrit pour être un outil d’organisation destiné principalement aux organisateurs et organisatrices de l’IWW, nous considérons qu’il peut être utile à n’importe quelle personne ou n’importe quel groupe de personnes se retrouvant confronté à des enjeux problématiques sur son lieu de travail — soit, à tout le monde. L’équipe du Combat Syndical espère qu’il vous sera utile!

Nous désirons simultanément accomplir deux choses au travail:

Organiser nos milieux.

Améliorer nos conditions.

Lire la suite

La Coupe est pleine! Colère, bouffe et manifestation : appel aux groupes pour le 1er mai 2017!

Le Syndicat Industriel des Travailleurs et Travailleuses (SITT-IWW) vous propose un 1er mai sous un thème rassembleur qui aborde différents problèmes interreliés : « La coupe est pleine! »

Le coût de la vie augmente sans arrêt. Les services publics se font tronçonner. Les personnes assistées sociales subissent des attaques sauvages. Il y a la menace dune réforme des Normes du travail à la sauce patronale qui nous guette. Et pour ajouter linsulte à linjure, tandis que syndicats et groupes communautaires réclament un salaire minimum à 15$ de lheure, les boss et l’État répondent : vous ne valez guère plus de 11,25$. Lire la suite

Vie de Wobblies: Comment je suis devenue membre des IWW.

Quand on m’a demandé si je pouvais écrire un témoignage pour raconter mon parcours avec l’IWW, ma première réponse a été « Haha, j’ai rencontré un gars sur Tinder pis c’est comme ça que j’ai découvert l’IWW ». C’est ridicule parce que c’est vrai, mais c’est quand même une plus longue histoire que ça.

Il y a 2 ans, je m’impliquais avec mon asso étudiante et je m’embarquais dans un recours collectif contre la police de Québec. Il y a 2 ans aussi, je traînais sans espoir sur Tinder quand j’ai rencontré quelqu’un de bien. Et il se trouve que ce quelqu’un est membre de l’IWW… Eh oui, c’est comme ça que j’ai découvert le syndicat. Même pas dans des manifs, même pas par les actions, même pas par son organisation syndicale, juste par un drôle de hasard.

Lire la suite

Découvre comment bâtir ton Syndicat!

Formation d’organisation 101.

Donnée sur 2 jours et en français, la formation d’organisation 101 (OT-101) permet de connaître et pratiquer les bases de la pratique d’organisation syndicale. Celle-ci vise à donner les outils nécessaires aux organisateurs et organisatrices qui pourront les utiliser sur leur lieux de travail, afin de mener des luttes syndicales dans la tradition du syndicalisme de solidarité en s’appuyant sur l’action directe.

La formation se déroule sur 2 jours, de 9h à 17h, soit le samedi 4 mars et dimanche 5 mars. Déjeuner et dîner sont assurés durant la formation. Un « social » est organisé le samedi soir.

La formation est accessible à tout les travailleurs et travailleuses. Cependant, en cas de demandes trop importantes, les personnes membres seront priorisées. Une contribution volontaire d’environ 20$ est suggérée.

INSCRIPTION

L’inscription se fait via le formulaire suivant: https://docs.google.com/forms/d/1nK54FBqBQlf5uOYBc7bm-X3WspYiFaFCh3ojdLtGi90/viewform?edit_requested=true

 

ot101losangeles4-5fev

Formation d’Organisation 101 à Los Angeles les 4-5 février 2017. Crédit Photo: M.K.

Déclaration du SITT-IWW contre les mesures anti-musulman.es de Trump.

Déclaration du SITT-IWW contre l’interdiction de voyager pour les musulman.es, instaurée par Trump. Soumis le lundi 6 février 2017 à 18h51

Le SITT-IWW est un syndicat pour tous les travailleurs et toutes les travailleuses qui s’oppose à toutes les formes de discrimination. Ainsi, nous sommes absolument contre la récente interdiction de voyager instauré par Trump et qui vise les musulmans et musulmanes. Ce pas vers la discrimination officielle est une attaque contre nous tous et toutes. Le SITT-IWW a comme but d’organiser et de construire un réseau de force pour les travailleurs et les travailleuses les plus vulnérables, ce qui inclus les travailleurs et travailleuses à faible revenu et les immigrants et immigrantes. Nous sommes touchés par la résistance massive qui est née immédiatement après l’interdiction, comme, par exemple, de voir autant de personnes manifester leur mécontentement dans les aéroports à travers le pays. Nous sommes particulièrement fiers des travailleurs et travailleuses de la compagnie New York Taxis, qui ont interrompu les services à l’aéroport John F. Kennedy, mais aussi des employé.es des compagnies aériennes qui ont refusé de soutenir l’interdiction. Nous sentons que tous les gens sains d’esprit comprennent qu’il nous faut être solidaires jusqu’à ce que tous les non-résident.es aient le droit d’entrer au pays sans peur de représailles ou de persécutions. Cette solidarité entre prolétaires est notre meilleure arme pour repousser la vague de racisme – nous espérons que cette solidarité ne soit qu’un aperçu de ce dont nous sommes capables. Nous devons nous organiser pour réclamer la libération de tous les immigrant.es incarcéré.es et pour renverser l’interdiction de voyager. Notre pouvoir réside dans la solidarité. Une attaque contre l’un ou l’une d’entre nous est une attaque contre tous et toutes!

Maraudage dans le secteur de la santé ou la dérive d’un corporatisme toxique

C’est le 6 février 2015 qu’a été adoptée la Loi modifiant l’organisation et la gouvernance du réseau de la santé et des services sociaux notamment par l’abolition des agences régionales, aussi appelée la Loi 10, qui allait entraîner des changements majeurs dans la structure du secteur de la santé et des services sociaux québécois. À cette époque, une importante mobilisation, constituée d’organisations syndicales, citoyennes et même professionnelles, a contesté cette réforme drastique dont les répercussions impliquent un chamboulement important de la structure organisationnelle du secteur.

Cette loi, comme tant d’autres, fut évidemment adoptée sans aucune consultation préalable des acteurs concernés. Son principal effet consiste à abolir de nombreux paliers administratifs et à fusionner une quantité importante d’établissements jusqu’alors autonomes. Avant, dans le réseau de la santé, il existait 182 établissements. Avec la Loi 10, nous passons à seulement 34, soit les Centres intégrés en santé et en services sociaux et les Centres intégrés universitaires en santé et en services sociaux. Cette réorganisation est évidemment présentée par le Gouvernement du Québec comme une mesure « d’optimisation des ressources allouées au réseau de la santé » en abolissant les agences régionales de santé et de services sociaux. Dans les faits, on peut surtout y voir une autre manifestation de l’austérité budgétaire puisqu’elle aura servi de prétexte pour des coupures de plusieurs centaines de millions de dollars dans l’enveloppe budgétaire du Ministère de la Santé.

Lire la suite

Les travailleurs et travailleuses des milieux associatifs en éducation se syndiquent avec les IWW

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Pour diffusion immédiate

sttmae-4– Montréal, 8 février 2017 – Les employé-e-s des milieux associatifs en éducation, provenant d’associations étudiantes, de cafés étudiants, de coopératives étudiantes et de syndicats d’enseignement, forment un nouveau regroupement syndical au sein du Syndicat industriel des travailleurs et travailleuses (SITT-IWW).

C’est dans l’objectif de contrer la précarisation croissante de leurs emplois et de leurs conditions de travail que ces travailleurs et travailleuses s’unissent sous la bannière des IWW. Bien que le mouvement étudiant soit souvent solidaire des revendications progressistes, ce n’est que très rarement qu’il s’est engagé concrètement dans les luttes pour l’amélioration des conditions des employé-e-s de leurs associations.

« Nos emplois sont à contrat déterminé, ils sont souvent à temps partiel et n’ont pas de garantie d’heures l’été. Parfois, nos emplois sont même considérés comme du bénévolat! Nous revendiquons une sécurité d’emploi et des conditions de travail décentes. » affirme la porte-parole du Syndicat des travailleurs et travailleuses des milieux associatifs en éducation, Jasmine Léger. « Nous croyons qu’un salaire minimum de 15$ de l’heure, 5 semaines de vacances payées par année et 7 jours de maladies payés dès l’embauche constitue le minimum auquel nous avons droit. » poursuit Mme Léger.

Cette nouvelle initiative syndicale fait suite aux gains obtenus par le Syndicat des travailleurs et travailleuses du Frite Alors. En effet, à l’instar de leurs camarades, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des milieux associatifs en éducation est fondé sur le principe du syndicalisme de solidarité et de l’action directe, visant la construction d’un rapport de force durable en vue d’instaurer, puis rehausser, un plancher de conditions de travail pour nous attaquer à la précarité.

SOURCE: Syndicat industriel des travailleurs et travailleuses (SITT-IWW) de Montréal.

Renseignements: Ben Hunter, attaché de presse du STTMAE
Téléphone: 514-869-6130
Courriel: sttmae.easwu@gmail.com

LIENS CONNEXES
http://www.facebook.com/sttmae

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des milieux associatifs en éducation (STTMAE) regroupe des employé-e-s de cinq milieux de travail, soit:
– l’Association générale étudiante du Cégep de Drummondville (AGECD)
– l’Association générale étudiante du Cégep de St-Jérôme (AGES),
– l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ),
– l’Association générale des étudiants de Montmorency (AGEM)
– l’Association générale des étudiants et étudiantes du Collège Édouard-Montpetit (AGECEM).

Tanné-e-s d’être précaires

sttmae2

Les membres des différentes associations étudiantes, un peu partout à travers la province, sont relativement habitué-e-s de se faire rappeler qu’il faut constamment lutter pour améliorer leurs conditions de vie et d’étude. Par contre, le mouvement étudiant, bien que souvent solidaire avec ce genre de revendications, ne s’est que très peu souvent engagé concrètement dans les luttes pour l’amélioration des conditions de travail.

STTMAE 3.pngCette année, l’ASSÉ, avec sa campagne “Tanné-e-s d’être pauvres”, se lance à l’assaut de ce qui rend les étudiants et étudiantes précaires et prend notamment position pour un salaire minimum à 15$ de l’heure. Même si nous nous devons d’applaudir cette prise de position, il est important de souligner que cette revendication est loin d’être mise en application au sein même des associations étudiantes.

D’entrée de jeu, nous tenons à souligner que nous appuyons la campagne “15-5-7” de l’IWW Montréal pour attaquer la précarité au travail de front. 15$ de l’heure, pour être au niveau du seuil de pauvreté et non plus en dessous. 5 semaines de vacances payées par année dès l’embauche, pour retrouver un peu de temps à nous et diminuer globalement le temps passé à travailler. 7 jours de maladie payés par année, dès l’embauche, parce qu’être malade, ce n’est pas un choix. Ce n’est qu’un gros minimum dans la lutte pour enrayer la précarité au travail. Ce devrait aussi être le gros minimum à offrir lorsqu’on veut embaucher une personne.

De base, on peut soulever le fait que plusieurs employé-e-s de permanences d’association étudiante ou de syndicat de l’éducation ont souvent le 15$ de l’heure d’acquis, mais pas nécessairement le reste. Le tableau est vraiment moins beau si on regarde du côté des employé-e-s de café étudiants (souvent au salaire minimum) et dans les coopératives étudiantes comme Coopsco. Quelle crédibilité a une association étudiante qui exige une mesure tout en ne l’appliquant pas dans son propre café? Il serait grand temps d’y remédier, et vite, sinon ces associations sont carrément complices de la précarité étudiante et ouvrière.

sttmaeLa précarité est loin de s’arrêter à ce niveau dans les milieux associatifs en éducation. En effet, la majorité des emplois offerts par les associations étudiantes et les cafés étudiants sont précaires par définition. Emplois à contrat déterminé, temps souvent très partiel, emplois atypiques ou sur appel, mises à pied durant l’été; si certaines de ces mesures peuvent satisfaire certaines travailleuses et certaines travailleurs, il faut dire qu’elles sont, plus souvent qu’autrement, une façon de précariser les employé-e-s. Si nous n’avons pas nécessairement de solution miracle à proposer face à ce genre de situation, il serait tout de même bien de se poser la question lorsqu’il y a volonté d’embaucher, et ne pas tenter de reproduire ce qui se fait dans l’entreprise capitaliste actuelle.

Toutes ces raisons sont celles qui nous ont poussé à nous organiser en tant que Syndicat des Travailleuses et Travailleurs des Milieux Associatifs en Éducation (STTMAE). En effet, à l’instar de plusieurs associations étudiantes, nous croyons au syndicalisme de combat pour faire valoir nos revendications et désirons nous organiser pour améliorer nos conditions de vie. Pour nous, il est temps de combattre la précarité présente même dans nos milieux progressistes. Nous adhérons également à une vision révolutionnaire du syndicalisme qui permet, maintenant, d’organiser la société de demain dans la coquille de l’ancienne.

Parce que nous aussi, vos employé-e-s, sommes tanné-e-s d’être pauvre!

Visitez notre page Facebook : https://www.facebook.com/sttmae

Lettre de l’éditrice sortante de l’Industrial Worker

Après 8 ans de loyaux services au poste d’éditrice du journal l’Industrial Worker (IW), la fellow worker Diane Krauthamer décida à l’automne 2016 de ne pas se représenter et de laisser la place à quelqu’un.e d’autre. Nous vous retranscrivons ici la lettre qu’elle a fait paraître dans la dernière édition de l’IW et la remercions chaleureusement pour tout ce qu’elle a fait. Nous profitons aussi de ces quelques lignes pour souhaiter la meilleure des chances à la fellow worker Roberta McNair, élue à majorité au référendum international pour le poste d’éditrice de l’IW pour le mandat 2017.

Fellow workers,
Après 8 merveilleuses années, cela aura été est mon dernier numéro en tant qu’éditrice de l’Industrial Worker. Bien que j’aie l’intention de continuer à travailler sur cette publication sur une base volontaire, je démissionne de ma position d’éditrice de l’Industrial Worker à la fin de 2016. Un-e autre camarade à être élu.e prendra ma place.

Lorsque j’ai commencé cet emploi au début 2009, je n’avais pas beaucoup d’expérience avec l’IWW. À cette époque, je vivais à New-York, aidant avec la section locale au soutien 
du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Starbucks et des campagnes d’organisation dans les entrepôts alimentaires de Brooklyn et du Queens. Ma connaissance et mon expérience avec les Wobblies du monde entier étaient plutôt limitées.

 

diane

Diane Krauthamer, éditrice de l’Industrial Worker.

En devenant éditrice de l’IW, j’ai eu le plaisir d’échanger des histoires avec des centaines de camarades du monde entier, de gens travaillant dans diverses industries, occupant différentes fonctions et militant pour plusieurs causes axées sur le travail. Même si nos communications ne se résumaient qu’en quelques échanges courriel, c’était exaltant pour moi d’apprendre sur les différents projets, campagnes, événements, victoires d’organisation, expériences, opinions, et idées de chaque personne. Malgré des revers et des épisodes de surmenages occasionnels, j’ai toujours trouvé la motivation pour poursuivre mon travail sur l’IW et mon implication avec le syndicat a été un succès. Mon implication avec l’IWW continue d’être inspirée par les innombrables fellow workers qui gardent vivant le momentum de notre syndicat. J’aurais abandonné il y a longtemps si ce n’était pas de vous.

Lire la suite

UN MILITANT DES IWW BLESSÉ PAR BALLE D’UN COUP DE REVOLVER À SEATTLE

Vendredi 20 janvier et samedi 21 janvier, il y a eu de nombreuses manifestations anti-trump et anti-capitaliste. Lors de celle qui passait par l’université de Whashington à Seattle, pour contrer et empêcher un discours pro-trump du fasciste Milo Yiannopoulos (suprémaciste blanc), un membre des IWW (confédération syndicaliste révolutionnaire) a reçu une balle à bout portant. Ci-dessous la traduction de l’appel de fond pour lui payer les soins et les probables frais de justice.

Le Comité de Rédaction du Monde Libertaire Lire la suite

Grèves contre l’investiture de Trump!

Si la multitude de memes et de parodies de la vidéo du leader suprématiste blanc Richard Spencer, se faisant frapper au visage, aurait à elle seule suffit à justifier toute la mobilisation entourant le fameux #J20 de l’investiture de Donald Trump, l’équipe du Combat Syndical, fidèle à son sérieux révolutionnaire tient néanmoins à vous présenter quelques-unes des grèves qui marquèrent cette journée nationale de contestation contre le nouveau porte-parole autoproclamé de la classe ouvrière.

Il nous semble important de parler de cette auto-proclamation, parce que si Trump a été élu par seulement 26% des voies, c’est dire que 74% de la population américaine n’a pas voté pour lui. Qu’on donc fait ces 74% d’Américains le 20 janvier? Si certain.es ont sans doute regretté Clinton, Sanders ou même Staline, nous saluerons ici les travailleurs et travailleuses qui se sont organisé.es pour faire entendre leur colère et leur refus de cautionner le populisme fascisant du 45e président. Lire la suite

Entente conclue au Frite Alors! Rachel

Le vendredi 15 décembre 2016, les employé.es du Frite Alors! Rachel en sont finalement venu.es à une entente avec la partie patronale. Un virage majeur pour les wobblies qui reprennent ouvertement pignon sur rue à Montréal et une première pour le mouvement syndical qui voit naître de nouvelles manières de fonctionner en dehors des limitations du cadre légal.

Nous nous rappelons que le communiqué de presse envoyé le 27 août dernier pour annoncer leur affiliation au Syndicat Industriel des Travailleurs et Travailleuses – Industrial Workers of the World (SITT-IWW), incluait une liste de points qu’ils et elles voulaient voir changer sur leur lieu de travail. On y parlait entre autre d’augmentations de salaires en cuisine et au service, d’augmentations annuelles, d’une standardisation des formations, d’une priorité à l’interne lors de l’ouverture de nouveaux postes, d’un plancher d’heures garanties, d’une compensation pour les quarts de travail en stand-by et de congés maladie.

15628590_10207718908147482_793701270_o

Lire la suite

Idées de lectures pour le temps des fêtes

Une histoire populaire des États-Unis – de 1492 à nos jours

on8vatziap“Make america great again”. Ce slogan de la dernière campagne électorale américaine, on
l’a tous et toutes vu sur les casquettes rouges
made in China. Pourtant, Une histoire populaire des États-Unis – de 1492 à nos jours de l’historien Howard Zinn dresse un portrait d’un pays qui n’a jamais été si fabuleux, à moins d’être un riche propriétaire blanc. En effet, l’auteur se penche sur les communautés généralement absentes des livres d’histoire. Il y est question des autochtones, des syndicalistes, des esclaves, des activistes pour les droits civils durant les années ‘80 et ‘90 et plusieurs autres groupes et luttes sociales. Évidemment, il y est question de l’IWW, de ses actions, de la solidarité qui y a toujours régnée, de la répression, des emprisonnements et des victoires notables du syndicat qui fut l’ennemi numéro un du gouvernement américain à une autre époque.  Lire la suite

Vol de salaire contrecarré dans Ahuntsic

Il y a quelques semaines, un employé en restauration, aide cuisinier, nous contactait car il avait des problèmes (sic) de paye avec son employeur. Sa boss lui réclamait un montant qu’elle lui avait versé en trop par mégarde, et plutôt que de lui signifier et prendre une entente avec lui, elle alla directement piger dans sa paye suivante sans l’en avertir. Et pas qu’un peu, plus des trois quarts de sa paye.

panorama
Lire la suite

Un restaurant chantant de New-York s’organise avec les IWW

C’est une nouvelle campagne du SITT-IWW, et des plus excitante, qui a été lancée à New York dernièrement. Les travailleurs et travailleuses du Ellen’s Stardust Diner à Time Square sont sortis publiquement vers la fin aout 2016. C’est sous le nom de Stardust Family United que ces travailleurs et travailleuses se sont réuni.es pour répondre aux conditions de travail dangereuses, aux congédiements arbitraires et au harcèlement au travail.

27stardust1-master768
Lire la suite

La section Locale du SITT-IWW Montréal adhère à la déclaration commune contre les violences vécues par les femmes dans le logement.

Le 13 novembre dernier, les membres présent.es à la réunion mensuelle de la section locale intersectorielle du Syndicat Industriel des Travailleurs et Travailleuses -Industrial Workers of the World (SITT-IWW) de Montréal ont voté à l’unanimité d’endosser la déclaration commune contre les violences vécues par les femmes dans le logement.
Cette déclaration commune est une initiative du CEAF (Centre d’éducation et d’action des femmes), du CALACS de l’Ouest de l’île (centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel), du FRAPRU (Front d’action populaire en réaménagement urbain) et du RQCALACS (Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel).
copy-banniere1.jpg

Lire la suite

Action en Directe: Lettre ouverte aux membres de Radio Centre-VIlle

À la fin de l’été avec l’équipe d’Action en directe, nous avons décidé de prendre une pause d’une session pour mieux revenir sur les ondes à l’hiver 2017. Malgré ce retrait nous avons continué de suivre l’actualité de Radio Centre-Ville et cette actualité est plus que préoccupante!

Radio Centre-Ville traverse une crise, autant politique qu’économique. Nous vous partageons ici un communiqué, signé par plusieurs bénévoles.

12144942_1643261492596490_8794891939202563653_n
Lire la suite

Des propriétaires d’entreprises chez les I.W.W. ?!?

Un complément de réflexion à l’article intitulé « être syndiqué IWW et travailleuse autonome » .

Il est vrai que le I.W.W. syndique tout le monde sauf les représentants de l’autorité étatique (policiers, magistrats etc) et les personnes en situation de pouvoir autoritaire sur d’autres travailleurs-euses ci-après nommés …les boss! Les employeurs en tant que propriétaire d’entreprise et leurs laquais que sont les gérants et autres cadres qui font ,selon ma compréhension, partie de la catégorie des « boss ».

Or qu’est-ce qu’un « travailleur autonome » ? N’est-ce pas un propriétaire d’entreprise ? N.. oui : Si on s’en tient uniquement à la définition que nous en donne l’économie libérale. Ce serait le cas à en juger par cette définition donnée sur le site éduca-Loi :

« En fait, le travailleur autonome et l’entreprise individuelle ne font qu’un, c’est-à-dire que le travailleur autonome exploite une entreprise et que cette entreprise est le résultat de son propre travail. Puisque l’on ne peut pas dire que le travailleur autonome est lui-même une « forme d’entreprise », on dit plutôt qu’il exploite une « entreprise individuelle» dont il est l’unique propriétaire. »

scan0004

Lire la suite

Retour sur la Formation d’Organisation 101

Les 8 et 9 octobre derniers, le SITT-IWW Montréal a profité de la longue fin de semaine de l’action de grâce pour donner à une douzaine de ses membres une formation d’OT-101 (entraînement d’organisateur / organisatrice 101) en anglais à son local sur la rue Brébeuf, à Montréal.

La formation d’une durée de deux jours fut donnée par un organisateur des États-Unis et une organisatrice de l’Ontario, choisi-e-s de branches provenant de l’extérieur du Québec et ce, pour leur grande expérience. Ce choix permit aux quelques 12 personnes présentes de bénéficier non seulement d’une formation qui existe depuis longtemps et dont l’efficacité n’est plus à démontrer, mais aussi de l’expérience du formateur et de la formatrice qui fut très appréciée des participants et des participantes.
Lire la suite

Témoignage d’un.e membre de l’IWW Québec pour la journée internationale pour l’élimination de la pauvreté.

Voici un témoignage d’un.e membre de l’IWW-Québec:

«En cette journée Internationale pour l’élimination de la pauvreté, je ne peux que ressentir une profonde solidarité de classe envers celles et ceux faisant les frais des puissants. Provenant moi-même d’un milieu pauvre, je ressens depuis toujours dans mon corps et mon esprit le poids d’avoir à lutter contre les ravages et les traumatismes hérités de cette forme de violence : la violence économique. Selon moi, la pauvreté n’est pas une fatalité sortie tout droit de la nature, elle est planifiée par l’élite économique afin que ceux-ci conservent leurs privilèges et nous avons le pouvoir de la faire cesser.

14729103_1826683100901074_2622141510077826417_n
Lire la suite

Être syndiquée IWW et être travailleuse autonome…

J’ai entendu à plusieurs reprises des questionnements sur l’enrôlement de travailleurs ou travailleuses autonomes au sein du IWW et j’aimerai y répondre en partie ici.

De 1, le IWW syndique tout le monde (sauf les patrons entre autres), autant les itinérant-e-s, que les prisonnier-e-s ou travailleurs et travailleuses du sexe que des étudiant-e-s ou chômeurs et chômeuses ou gen-t-es sur le bien-être social ou même encore toute personne travaillant dans une industrie particulière. Alors pourquoi pas les autonomes aussi. Ce sont, au final, des employé-e-s du système aussi.
13076766_10206061361029840_8646353124271666128_n

Lire la suite

«Réclame Ta Paye» victorieux dans un restaurant du Mile End

J’ai travaillé à peine un mois pour un restaurant (Un Autre Restaurant) comme plongeur dans le Mile End. Ce n’était pas la job du siècle, on s’entend, mais ce n’était pas une souffrance extrême non plus. Pendant mon court séjour comme plongeur, j’étais discret et je faisais ma job correctement, sans plus. À ma première paie, j’avais remarqué qu’on m’avait payé 1$/heure de moins que promis et on avait unautre-0-0« oublié » de me payer 8 heures. Je suis aller réclamé mon dû et on m’a payé. Pour ma deuxième paie (et ma dernière en fait), j’ai dû attendre (et me battre) pendant un peu plus de 2 mois pour obtenir les 230$ qui y manquait. 

Lire la suite

Pratiques anti-syndicales au Frite Alors

En date du 12 septembre 2016, les travailleurs du Frite Alors de la rue Rachel n’ont plus le droit de recourir à d’anciens collègues pour se faire remplacer, a décidé le patron de la succursale Jean Jurdant. Cette pratique courante avait souvent permis à des travailleurs de la chaîne de se faire remplacer sans avoir à surcharger leurs collègues. Nous avons recueilli les propos de Félix Vincent Ardea, un ancien collègue qui a effectué à plusieurs reprises des remplacements pour les travailleurs du Frite Alors.

dscf6330

Jean Jurdant en discussion avec les forces de police lors de l’occupation ayant résulté du congédiement illégal de Morgane M.P. le 31aout dernier.


Lire la suite

Organizer training 101 – Building an organizing committee!

(Traduction française plus bas)
October 8th and 9th. The training lasts 15 hours. Breakfast will be served at 8am and training will begin at 8:30 am on both days and end at 5pm. Lunch will also be served on both days! A suggested contribution of $20 will help to pay for the food.
This training will be in English. Whisper translation will not be available. We give priority to those who have mastered the language of the training session. Training will be offered in French later in the year.
This two day training aims to provide the necessary tools to organize a workplace via the establishment of an organizing committee, through direct action and trade union solidarity. A person who has completed this training will be able to organize a workplace by holding a union activity centered on empowering workers and fighting the obstacles they face, whether it be apathy, stress, anti-union activity or managerial.
You must register before October 3. It is crucial that individuals wishing to participate register. The number of participants is limited to 20 and members of the IWW-SITT will be prioritized.
*** TO REGISTER, CLICK HERE ***
1507759_388523357955273_2272699499969866408_n

Lire la suite

Occupation du Centre du commerce mondial

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Pour diffusion immédiate

Fête du Travail? Les travailleuses et les travailleurs n’ont pas le cœur à la 14182325_10210450441843571_118274769_nfête!

Montréal, le 1er septembre 2016 – Le Syndicat Industriel des Travailleurs et Travailleuses (SITT-IWW Montréal) a tenu ce matin une action de visibilité au Centre de commerce mondial de Montréal. Tandis que le bureau du Ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation était occupé, une banderole était déployée dans le grand hall. Le slogan? « Austérité et précarité, pas de fatalité! Il faut lutter et riposter ».
Lire la suite

Retour sur la soirée d’introduction au SITT-IWW

Jeudi le 25 août dernier a eu lieu une soirée d’introduction au SITT-IWW Montréal au local du syndicat au 5323 rue Brébeuf, à Montréal. Une vingtaine de personnes étaient présentes, dont une quinzaine n’étaient pas encore membres de l’organisation et venaient pour en savoir plus, la plupart soit après nous avoir vu en action (notamment au Vieux Port) ou soit après y avoir été attiré-es par certain-es de nos camarades.

cropped-logo-sittiww-new.png
Lire la suite

Les employé.es du Frite Alors Rachel se syndiquent avec les IWW

Nous nous occupons de la préparation, de la cuisson et du service. Nous prenons en charge le ménage et la sécurité et lorsque quelque chose ne va pas, nous sommes les premières et premiers concerné.es, ainsi que les premières et premiers à répondre.

Nous considérons que cela devrait nous donner le droit de négocier nos conditions de travail et que ces conditions devraient inclure le respect et une vie meilleure.

DSCF2277
Lire la suite

Sept mythes à propos de Postes Canada

Affiché le 30 juin 2016 sur rankandfile.ca
Par Doug Nesbitt et Dan Darah (traduit avec l’autorisation des auteurs)

Sous l’ombre d’un nouveau lock-out ou d’une nouvelle grève chez Postes Canada, le patronat cherche de nouveau à miner la confiance du public dans le service des postes public en faisant appel à une campagne de désinformation envers les travailleurs et travailleuses des postes. Voici sept mythes à propos de Postes Canada que vous entendrez répéter dans les journaux et à la télévision, autour de la table à manger ou lors de votre pause cigarette, et par des politiciens et des patrons. Une version de ce document est disponible (en langue originale) sous forme de tract ou d’affiche. Une bonne façon d’afficher votre soutien.
postal-box-300x157 Lire la suite

Grève victorieuse chez les IWW, TTX Maryland vire son patron!

Des travailleurs et travailleuses de l’industrie des technologies informatique du Maryland lancent une grève avec le SITT-IWW et congédient leur patron!

FREDERICK, MD- Les travailleurs et travailleuses de True Technical Experts LLC (TTX) un sous-contractant en Technologie Informatique pour des détaillants majeurs, ne pouvaient savoir jusqu’où les emmènerait leur aventure lorsque le 26 mai dernier ils entrèrent en grève une bonne fois pour toutes. Les travailleuses et travailleurs ont alors soumis une liste de demandes qui incluaient un ajustement de leurs salaires au standard industriel, des heures régulières, la fin du harcèlement et des vols de salaires et la reconnaissance du SITT-IWW.

Lire la suite

Solidaire des arrêté-e-s de la Loi Travail

En solidarité avec celles et ceux qui ont lutté et qui luttent encore contre la Loi Travail et « son monde », le SITT-IWW Montréal a organisé une soirée de financement afin d’aider le groupe de Défense Collective (DefCol) de Paris, et ce en offrant un soutient moral et financier aux personnes arrêté.e.s et/ou incarcéré.e.s en lien avec le mouvement qui a débuté ce printemps. Ce montant est bien entendu symbolique, mais il représente une solidarité internationale qui doit être maintenue afin de combattre le système qui nous affame et qui nous plonge dans la précarité.

Lire la suite

Ce n’est pas facile d’être une femme organisatrice

Au cours de la dernière année, je suis devenue active politiquement. Je suis passée d’une méconnaissance totale de la politique radicale à une implication dans l’organisation du travail à Miami, selon une perspective anarchiste. Ce fut à la fois un difficile et valorisant parcours, mais mon genre semble constamment me hanter. Je ne suis probablement pas la première femme ayant vécue cette expérience, mais je crois devoir faire la démonstration du fait qu’il s’agit d’un problème réel, tout en offrant mon point de vue personnel afin que d’autres femmes puissent avoir un point de référence au sein de leurs propres luttes.

Lire la suite

Je suis serveuse, en quoi le 15-5-7 ça me concerne? Et comment y arriver?

Depuis que j’ai 14 ans, je travaille dans l’industrie de la restauration. Ça veut dire que depuis que j’ai 14 ans j’en ai vu de toutes les couleurs de passe droit et de salaire de merde. Mais j’ai eu de la chance, j’ai commencé hôtesse et ai toujours eu un peu de pourboire. Arrivée à l’étape de l’appartement, j’étais serveuse, ce qui me garantissait un coussin financier confortable.

Lire la suite

Aperçu du camp de formation 2016

Au début du mois de juin eu lieu la deuxième édition du camp de formation des IWW, rassemblant des membres des sections de Montréal, Québec et Sherbrooke. Ce camp, organisé par le comité Événements-Marchandise de la section de Montréal, avait pour but de créer un moment propice aux discussions et aux débats, ainsi que de tisser des liens avec les autres membres et faciliter l’intégration des nouveaux et des nouvelles. Ainsi, du vendredi au dimanche, une cinquantaine de wobblies se sont rassemblé-es pour participer à des ateliers, discuter, échanger et passer du bon temps autour d’un feu de camp.

13394028_1755694674642797_555455171908870710_n
Lire la suite

Se solidariser dans une industrie où la performance est la valeur de base

Sans solidarité, pas d’organisation

Comme militants et militantes syndicaux, on le sait que la solidarité de classe est à la base du mouvement, que, pour s’organiser, les travailleurs et travailleuses doivent trouver une solution collective à un problème et que pour ce faire, il faut se tenir les coudes parce que même si le problème nous regarde pas directement, il nous concerne nécessairement. Si on veut y aller dans un exemple concret, une augmentation de salaire d’une personne en particulier peut être facile à chercher individuellement, mais si on veut que tout le monde ait la même augmentation, la meilleure façon est d’y aller ensemble.

Lire la suite

Pour avoir le 15-5-7, pas de fatalité, il faut s’organiser et lutter!

S’il va sans dire que le mouvement pour le 15$ de l’heure au Québec n’a pas encore atteint le stade de mobilisation et de visibilité qui lui fut accordé aux cours de la dernière année, il a tout de même réussi à s’inscrire comme une partie intégrale de la stratégie de plusieurs regroupements communautaires et syndicaux.

Lire la suite

Travailler Intelligemment

Lorsque l’on évoque des idées libertaires et d’autogestion cela est malheureusement trop souvent perçu comme une utopie, d’autant plus quand il s’agit du travail. On oublie qu’il existe cependant des organisations fondées sur ces principes. Certes, s’approcher de ceux-ci n’est pas sans imperfections, mais il n’est pourtant pas impossible d’appliquer certains fondements y compris au travail.

Lire la suite

Exploitation carcérale, riposte syndicale!

Les prisonniers et prisonnières forment depuis de nombreuses décennies déjà la ligne de front d’un système de production basé sur l’esclavage. Coincé.es entre quatre murs pour la durée de leur peine, ils et elles sont souvent forcé.e.s de travailler pour des salaires dérisoires et dans des conditions inhumaines. Sous le couvert du mensonge voulant qu’ils et elles rendent à la société ce qu’ils et elles lui auraient pris ou à tout le moins qu’ils et elles contribuent à rembourser ce qu’il coûte de les maintenir en détention, le complexe carcéral américain offre de plus en plus régulièrement les services de cette main d’œuvre à faible coût à des compagnies privées.
Lire la suite

Grève avec le SITT-IWW dans les technologies informatiques du Maryland!

Des travailleurs et travailleuses de l’industrie des technologies informatique du Maryland lancent une grève avec le SITT-IWW et déposent plusieurs plaintes pour pratiques déloyales !

FREDERICK, MD- Les travailleurs et travailleuses de True Technical Experts LLC (TTX) un sous-contractant en Technologie Informatique pour des détaillants majeurs, ont fait la grève le 26 mai dernier demandant l’arrêt du vol de leurs salaires et du harcèlement et que leur syndicat, le Syndicat Industriel des Travailleurs et Travailleuses – Industrial Workers of the World (SITT-IWW), soit reconnu. Les travailleuses et travailleurs ont soumis une liste de demandes qui incluent un ajustement de leurs salaires au standard industriel, des heures régulières, et une promesse formelle de la part du propriétaire de la compagnie, David Gerlak, que toute forme de harcèlement cesserait.. Les travailleurs et travailleuses SITT-IWW de TTX ont fait grève deux fois ces deux derniers mois pour des salaires non payés, gagnant chaque fois leurs salaires en arrérages et ce, bien que Gerlak refuse de reconnaître le syndicat. Quelques minutes après avoir été contacté par un représentant du SITT-IWW, Gerlak déclara avoir mis à pied deux employé.e.s en grève, une violation très claire de la loi fédérale du travail.

Lire la suite

Proposition syndicale pour un communautaire solidaire

Le milieu communautaire s’en prend plein la gueule. Soit dans nos propres organismes ou chez nos alliés, on connaît quasiment toutes et tous des gens qui n’ont plus accès à certaines ressources, une personne dont le poste a été coupé ou des organismes menacés de fermeture. Et ce, dans tous les secteurs du communautaire..

Lire la suite

Le SITT-IWW appuie l’arrêt de travail dans le milieu carcéral du 9 septembre 2016

224775_199400006765678_100000870396720_509467_738642_n

CONSIDÉRANT que le Free Alabama Movement, le Free Virginia Movement, et d’autres groupes de prisonniers et prisonnières révolutionnaires à travers les États-Unis ont répondu à l’appel d’un arrêt de travail coordonné à l’échelle nationale le 9 septembre 2016, et 

CONSIDÉRANT que des membres du SITT-IWW sont en prison et que ces membres et leurs allié-e-s sont sur la ligne de front dans le combat contre le système carcéral de l’intérieur.

QUE le Conseil Exécutif Général appuie l’arrêt de travail du 9 septembre 2016 avec ces mots :

Lire la suite