Argentine: SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS DE DISCO DE ORO

Compañeros,
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Nous sommes les compagnons de la Société de la résistance Intercorporative de la ville de San Martin, adhérant à la FORA-AIT (section de l’AIT en Argentine). Depuis déjà 3 semaines, nous accompagnons la lutte des travailleurs de « Disco de Oro », une fabrique de tapas et d’empanadas.

Le propriétaire de l’usine les a laissé à la rue alors ils ont pris l’usine et souhaitent maintenant commencer à produire par eux-même pour pouvoir à manger, car il y a déjà 6 mois que le patron ne les paie pas. Ils sont organisés en assemblée horizontale et prennent toutes leurs décisions comme ça, sans autorité. Notre Société de résistance est active dans la lutte dès les premiers moments au côté des travailleurs.

C’est pourquoi nous vous écrivons pour vous demander une solidarité économique pour les aider à commencer à produire comme coopérative de travail, sans patron. C’est ce qu’ils ont décidé et ils ont besoin d’acheter les matières premières pour le faire. De nombreux travailleurs ont plus de 40 ans d’ancienneté, et ne pas travailler dans la coopérative les laissera dans la rue et sans ressources pour leurs familles. C’est une forme de résistance des ouvriers face à la crise capitaliste qui fait rage de tous côtés. De cette manière, ils résistent aux licenciements et aux chômage technique. Ce qui est important également, c’est que les ouvriers de Disco de Oro ont mis en place une organisation horizontale et ils se sont engagés mutuellement à la maintenir, gagnant tous le même salaire sans hiérarchie ni autorités. Ils ont aussi l’idée de développer la production et ainsi pouvoir générer plus de postes de travail. Les compagnons de la FORA nous sommes ici avec solidarité, en appui depuis notre position.

Il faut ajouter en outre les menaces des propritétaires. C’est pour cela que le plus rapidement ils commenceront à produire, le plus vite la fabrique pourra être récupérée par ses ouvriers.

Toute contribution, aussi minime qu’elle paraisse, est très importante pour eux. Les travailleurs de Disco de Oro ont besoin de notre solidarité économique, comme anarchistes, et comme travailleurs, nous nous devons de la leur donner.

Une étreinte fraternelle.

Compagnons de la Société de résistance ouvrière de San martin FORA-AIT
(SROV-SM)

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Pour plus d’informations sur le conflit au Disco de Oro, visitez le blog
de la SROV-SM: http://www.socderesistenciasm.blogspot.com

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SI VOUS VOULEZ APPORTER UNE AIDE FINANCIERE AUX TRAVAILLEURS DE DISCO DE ORO :

Envoyez vos chèques à l’ordre de CNT AIT (mentionnez «Disco de oro» au dos), à notre adresse postale :

CNT AIT
108 rue Damrémont
75018 PARIS

Ou par virement CCP 5734845 H Paris adressé à votre centre postal

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Les ouvriers et les ouvrières de Disco de Oro en lutte.

À San Andrés, (Gral San Martín) les travailleurs et les travailleuses de
la fabrique de tapas d’empanadas « Disco de oro », après avoir essayé de
freiner la « vidange » de l’usine que les patrons essayaient de mener à
bien, ont décidé le 3 février de prendre l’entreprise et de lutter pour
leur source de travail. Guillermo Ferron, en tant que propriétaire de
l’entreprise (mais aussi de commerces louches et autres escroqueries un peu partout) et Sergio Godoy del Castillo, en tant qu’homme de paille et patron, sont les responsables qui ont conduit la fabrique à la fermeture et les travailleurs et travailleuses à la désespération. Ce rat immonde (avec les magouilles éhontées de Ferron ) n’a pas payé les salaires, les congés, les cotisations et les autres paiements depuis 5 ou 6 mois.

Pour maintenir les travailleurs tranquilles, il les payait une misère, et
réduisait progressivement la production ainsi que la qualité du produit.
En dernier recours, il a renvoyé les travailleurs dans leurs foyers avec
l’excuse de la pénurie de matières premières et pour mener des réparations sur les machines afin d’améliorer la production. Bien au contraire, il a profité de ce temps pour essayer de vider l’entreprise. A cela s’ajoutent deux ouvriers blessés dans le milieu de l’année dernière sans avoir reçu un « peso » de la part des œuvres sociales, parce que le propriétaire n’avait pas payé les cotisations sociale.

Il y a en ce moment des ouvriers avec leurs familles qui ne peuvent pas recevoir de soins médicaux dont ils ont besoin. Il y a même une famille qui, du fait du non payement des cotisations sociales, ne peut recevoir les médicaments nécessaire pour leur diabète, aggravé par le fait que l’Etat complice oppresseur, tout en étant partie prenante de la sécurité sociale, ne veut pas faciliter l’accès aux médicaments.

Mais même ainsi, ce sont maintenant plus de dix familles qui luttent pour récupérer ce qui est leur unique soutien économique, dans de nombreux cas, et le travail d’ouvriers qui ont pour certains la cinquantaine. Ils passent le jour et la nuit en prenant soin de leur outil de production, accompagnés par des voisins et d’autres travailleurs qui se solidarisent avec cette lutte. Ils sont maintenant mis en marche, en accord avec ce qu’ils ont discuté dans leurs assemblées, la formation d’une coopérative de travail pour recommencer la production. Cette colère qu’ils ont ressenti quand le patron a essayer de leur voler ce qui leur a toujours appartenu (leur production), se transforme maintenant en résistance, en auto-organisation et en lutte pour démontrer que les travailleurs sont capable de gérer par eux même, sans la nécessité aucun suceur de sang qui garde pour lui les fruits de son travail, les regardant d’en haut avec les mains dans les poches.

Les compagnons de la FORA, nous sommes là pour faire de l’endurance et apporter notre solidarité active en tant que travailleurs, sans intérêts économiques ou politiques.

Sociedad de Resistencia Oficios Varios San Martín

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Communiqué de presse des travailleurs et des travailleuses de la fabrique de tapas d’empanadas « Disco de oro » située à San Andrés, (Gral. San Martín).

AU VOISINAGE:
DE LA PART DES TRAVAILLEURS DE LA « DISCO DE ORO »

Chers voisins : nous vous présentons nos excuses si nous provoquons des gênes [dans le voisinage]. Mais lamentablement, nous traversons une situation difficile. Les travailleurs de « Disco de oro » nous nous
trouvons sans travail, du fait que le propriétaire S.G. Castillo a vidé
progressivement l’entreprise, organisant la fraude économique et laissant 15 familles à la rue. Nous avons 5 mois d’arriérés de salaires, sans compter les accomptes provisionnels qui n’ont pas eu lieu, mais qui nous ont été décomptés.

Les travailleurs nous souhaitons préserver notre source de travail, et
c’est pour cela que nous avons décidé de former une coopérative. Nous avons les connaissances et l’enthousiasme pour faire face à cette tentative. Nous avons travaillé dans la fabrique pendant plus de 30 ans.Ce qui nous arrive n’a rien à voir avec la crise économique. Ici il y a une crise juridique. Pourquoi est ce qu’on ne fait pas d’enquêtes sur ces groupes économiques dédiés à la fraude et au vidage des entreprises ?
Chers voisins, nous faisons appel à votre solidarité. Nous avons besoin de votre appui, maintenant que nous allons rouvrir la fabrique. Vous pouvez nous aider en achetant nos produits.

Nous avons des projets : la fabrique a la capacité pour 70 postes de
travail que nous pourrions générer, nous pouvons assister les cantines
scolaires et les centres communautaires. Nous sommes en train de présenter nos projets à la municipalité, et nous nous battons pour qu’une entreprise d’alimentation ne ferme pas, ce qui serait impensable alors qu’il y a icides gens qui ont faim.

Nous pouvons y arriver et pour cela nous avons besoin de votre aide.

TRAVAILLEURS DE « DISCO DE ORO » (Córdoba Esq. Int. Alvear)