Rémunération des salariés de l’État: Le retard s’accentue

Via le SCFP

Selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), le retard salarial des employés des réseaux de la santé et des services sociaux, de l’éducation et de la fonction publique s’est creusé davantage au cours de la dernière année. Pour la première fois, l’étude de l’ISQ montre que les salaires dans l’administration québécoise sont inférieurs à ceux de tous les autres secteurs, y compris dans les entreprises privées non syndiquées. Au chapitre de la rémunération globale, secteurs public et privé sont maintenant à parité complète : l’État québécois n’offre plus aucun incitatif aux salariés qui souhaitent y faire carrière. Dans toutes les catégories d’emplois, à l’exception des employés de service, l’État employeur est à la traîne. Dans le cas d’un ouvrier, travailler dans le secteur public veut dire accepter un salaire inférieur de quelque 31 %.

Aux fins de son enquête annuelle, l’ISQ compare la rémunération offerte pour divers emplois comparables dans le secteur public québécois et dans les autres secteurs d’activité. Notons que l’Institut n’a pas tenu compte de l’augmentation de 0,5 % prévue dans le secteur public, étant donné que les conventions collectives ne sont pas encore signées. On y apprend notamment que le salaire versé pour un même emploi dans le secteur public est inférieur de 10,4 % en moyenne par rapport au salaire octroyé partout ailleurs. Ce retard était de 8,7 % il y a un an. Si l’on prend en considération les avantages sociaux, par exemple le régime de retraite et les heures de travail – ce qu’on appelle la rémunération globale -, le retard se chiffre à 5,6 % alors qu’il était de 3,7 % un an plus tôt.

Il faut cependant signaler qu’au cours de la dernière année, l’écart salarial de l’administration québécoise par rapport au secteur privé est toujours en hausse, passant de 6,0 % à 7,0 %. Mais c’est surtout par rapport au secteur « autres publics », qui comprend notamment les sociétés d’État, le fédéral et les municipalités, que le retard salarial de l’administration québécoise s’est creusé, passant de 13,5 % à 16,7 %.

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