10 jours qui ébranlèrent le Québec et ce n’est qu’un début!

Le vendredi 31 octobre, c’est sous le thème de l’austérité, une histoire d’horreur, que des manifestations eurent lieu dans les villes de Sherbrooke, Rimouski, Jonquière, Baie-Comeau, La Tuque, les îles de La Madeleine et Montréal. Les manifestant-e-s de cette dernière se comptèrent au nombre de 50 000 si l’on en croit les chiffres officiels. Cet exploit fut permis grâce aux autobus en provenance de près de 10 régions du Québec qui convergèrent vers la métropole, grâce à la mobilisation, non seulement des étudiant-e-s qui comptaient tout de même dans leurs rangs plus de 82 000 grévistes, mais aussi de différentes centrales syndicales et de l’ensemble des groupes communautaires sur le pas de guerre contre les mesures d’austérité décrétées par les trois paliers gouvernementaux et auxquelles aucun parti politique de l’opposition ne semble pouvoir faire le poids. Cette journée d’une mobilisation sans précédent depuis 2012 doit être vue sous deux angles. D’abord, comme l’aboutissement de plusieurs semaines d’escalade et ensuite comme le point de départ d’une montée encore plus grande.

Le 21 octobre, 91 % des 8000 cols bleus de la ville de Montréal ont voté pour des moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève. Le soir même, dans les Laurentides, une conférence publique fut organisée au sujet de l’austérité. Le 22, des manifestations pour la survie des services publics ont lieu à Sherbrooke, Longueuil, Montréal, Sainte-Thérèse et Mirabel.

Le 23, des membres du Syndicat québécois des employé-e-s de service manifestent devant les bureaux de la ministre de la Famille et ministre responsable des Aînés. Le 24, ce sont quelque 2000 travailleurs et travailleuses en services de garde qui se dotent d’un mandat de grève. Le même jour, des membres de la Fédération de la santé et des services sociaux occupent les bureaux du ministre délégué de la région du Cœur-du-Québec. Le 26, 600 travailleurs et travailleuses affecté-e-s au ramassage du bois au Saguenay-Lac-Saint-Jean, en Abitibi et sur la côte nord votent à 90 % en faveur de moyen de pression pouvant aller jusqu’à la grève afin de lutter contre les nouvelles lois encourageant la vente aux enchères du bois canadien et venant miner leur convention collective. Le même jour, les cols bleus de la ville de Québec, étant encore enchainé à leur convention collective ne peuvent pas voter une grève en bonne et due forme, mais vote pour une journée de débrayage de 24 h en solidarité avec les autres salarié-e-s touché-e-s par le projet de loi 3. Toujours le 26, une manifestation a lieu à Sorel-Tracy en Montérégie pour s’opposer à la main mise de l’industrie pétrolière sur la région. Le 27 octobre, des postiers et postières rappellent à Stephen Harper qu’illes existent encore en brandissant des pancartes en plein milieu d’un match de football auquel assistait le 1er ministre. Le 28 octobre, une manifestation a lieu contre les PPP du CHUM et du CUSUM. Au même moment, à Québec, on manifeste devant la Commission sur la fiscalité du gouvernement libéral et en Outaouais des bannières sont déployées à plusieurs endroits stratégiques. Toujours en Outaouais, le 29, les enseignant-e-s rencontrent les membres de la commission scolaire pour déposer leurs revendications, pendant que des groupes communautaires et leurs membres manifestent devant les bureaux du député Marc Carrière. Le 30 octobre, tandis qu’un flash mob futorganisé à Gatineau par le Collectif régional de lutte à l’itinérance, le Front commun syndical organise une manifestation à Québec pour aller déposer ses revendications au Conseil du trésor et appelle à la mobilisation contre l’austérité.

PHOTO 3Crédit : MADOC

Notons ici que le choix de ne prendre en compteque les 10 derniers jours du mois d’octobre fut complètement aléatoire. Des actions et manifestations, vous vous en rendez bien compte, il y en a pratiquement chaque jour depuis plus d’un mois. En ce sens, le 31 octobre ne saurait être vu que comme l’aboutissement de ces grèves, manifestations et actions. Bien au contraire, il en est la rampe de lancée. Un point fixe entre deux séries d’escalades nous servant à constater l’ampleur de nos forces. Nous avons su prouver que la solidarité entre syndiqué-e-s, non-syndiqué-e-s, chômeurs et chômeuses, retraité-e-s, étudiants et étudiantes est plus forte que jamais. Nous avons su prouver que nous étions mobilisé-e-s, prêts et prêtes à nous battre jusqu’au bout pour protéger ce qui nous revient de droit! L’austérité ce n’est pas que l’affaire des étudiant-e-s, ou encore des syndiqué-e-s. Ce n’est pas que l’affaire des groupes de femmes ou de chômeurs et chômeuses. L’austérité c’est l’affaire de tous et toutes et la manifestation de vendredi à bien démontrer que c’est ensemble que nous étions les plus fort-e-s. La solidarité intersyndicale et intersectorielle en ce moment est notre seul allié. En ce sens, le Syndicat Industriel des Travailleurs et Travailleuses — Industrial Workers of the World (SITT-IWW) félicitent les initiatives comme celles du personnel enseignant et étudiant de l’UQAM qui appelle ses membres et allié-e-s à participer à la manifestation des syndicats du Centre Hospitalier de Montréal le 6 novembre. Mais ne nous arrêtons pas là, faisons en sorte que cette mobilisation sans précédent ait un objectif commun. Plusieurs groupes communautaires, syndicats, associations étudiantes et groupes d’affinités ont commencé à discuter et se positionner en vue d’une journée de grève générale contre l’austérité le 1er mai 2015.

Il est maintenant temps de s’organiser et de faire en sorte que cette journée soit un succès. L’IWW vous invite à un congrès les 15 et 16 novembre prochains de 9 h à 17 h au 1475 rue Bennett afin de discuter du type d’organisation que nous voulons avoir, de comment nous voulons organiser l’escalade des moyens de pression, de voir quelles revendications nous mettront de l’avant et de prévoir la stratégie à court et à moyen terme sur la question de l’austérité. Les délégué-e-s de groupes de base qui désirent s’investir dans cette campagne occuperont une place prépondérante lors de ce congrès. De plus, les observatrices et observateurs sont également les bienvenu-e-s afin de faire en sorte de mobiliser le plus largement possible. Nous invitons donc les groupes qui souhaitent avoir des délégations à s’inscrire en écrivant au grevecontrelausterite@riseup.net au plus vite. Nous invitons également les gens qui souhaitent faire des propositions ou écrire des textes de réflexion à les envoyer à cette même adresse courriel afin que nous puissions bâtir un cahier de congrès

Crédit : MADOC


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Courriel : grevecontrelausterite@riseup.net

Téléphone : 438-345-5046

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