Le IWW entre en force chez Whole Foods San Francisco!

For informations in English about the IWW Whole Foods campain, visit http://www.wfmunite.com

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Durant l’après-midi du 6 novembre dernier, une délégation de 20 caissiers/caissières, commi-e-s et cuisiniers/cuisinières de la franchise de Whole Foods à San Francisco initiait un arrêt de travail temporaire afin de remettre une pétition à l’administration exigeant une augmentation de salaire de $5/heure pour tous et toutes les employé-e-s, et la promesse qu’aucune représaille ne serait menée contre ces derniers/dernières dans leur volonté d’instaurer un syndicat.

Après que la pétition ait été présentée au patronat, une manifestation eut lieu devant la succursale au coin de la 4e rue et de la rue Harrison à San Francisco, où plusieurs supporters vinrent gonfler les rangs des syndiqué-e-s.

Selon un rapport de la National Low Housing Coalition publié en 2014, un travailleur ou une travailleuse doit être payé-e $29,83/heure pour pouvoir espérer habiter dans un logement 3-pièces au prix du marché en ville. Or, les salarié-e-s de Whole Foods gagnent actuellement entre $11,25 et $19,25 de l’heure. Lorsque le nouveau salaire minimum ordonné par la ville de San Francisco passera cette années à $12,25 de l’heure, il restera encore en-dessous de la moitié de ce qui est nécessaire pour se loger décemment.

Ce sont plus de 50 travailleurs et travailleuses de la succursale de la 4e rue qui ont signé la pétition qui, outre les $5 de l’heure et la reconnaissance syndicale, aborde aussi la question des pauses non-payées, des heures de travail et de l’horaire, de la santé et de la sécurité, et d’un plan de retraite.

Le numéro de décembre du Industrial Worker, journal officiel du SITT-IWW, nous donne plus de détails sur la compagnie :

Whole Foods est une multinationale comptant plus de 400 succursale réparties entre les Etats-Unis, le Canada, et la Grande Bretagne, et qui fait plus de 13 milliards de dollars en chiffre d’affaires annuel sur le dos de ses 80 000 employé-e-s. Notons au passage que les prix y sont suffisamment chers pour que l’entreprise se soit vue affublée du surnom « Whole Paycheck ».

En dessous de son vernis brillant d’entreprise socialement responsable, les conditions de travail chez Whole Foods reflètent les bas standards dominants de l’industrie de l’alimentation et du commerce de détail. L’entreprise a beau clamer le contraire, les bas salaires, le perpétuel manque d’employé-e-s sur le plancher, et les horaires irréguliers font partie des normes de la compagnie.

Cet automne encore, le PDG John Mackey annonçait la suppression progressive de postes à temps plein pour les nouveaux employé-e-s. Pendant ce temps, les employé-e-s se plaignent d’être obligé-e-s de payer une part toujours plus grande pour leur maigre assurance maladie.

Whole Foods est actuellement en train de préparer l’ouverture de plus de 100 nouveaux magasins. Case Garver, un employé du département des aliments pré-faits, en a eu assez de ce double discours : « On dirait qu’à tous le 6 mois il y a une nouvelle succursale qui ouvre ! » dit-il, « en même temps mon gérant me tourne le dos en me disant que la compagnie n’a pas assez d’argent pour nous donner 40 heures par semaine. On est tannés de devoir faire plus avec moins. »

Azalia Martinez, une caissière, raconte qu’en plus de devoir travailler à temps plein pour Whole Foods, allez à l’école et remplir ses obligations familiales, elle doit en plus occuper des petits boulots à temps partiel juste pour y arriver. « C’est extrêmement difficile » dit-elle.

En dépit des difficultés, les employé-e-s de Whole Foods savaient qu’ils et elles pouvaient gagner de meilleurs salaires en se serrant les coudes. « L’histoire a prouvé que les travailleurs et travailleuses ont le pouvoir de faire changer les choses quand ils et elles se regroupent pour combattre ensemble pour leurs intérêts communs » nous annonçaient-ils en décembre, le cœur plein d’espoir. Et ils et elles avaient raison ! Depuis leur premier communiqué, les employé-e-s du magasin ont commencé à afficher les couleurs du IWW sur leurs uniformes, notamment en portant le macaron du syndicat, démontrant ainsi leur solidarité et s’assurant que quoi qu’il advienne, personne ne subira des mesures disciplinaires ou ne sera congédié. A la mi-décembre, ils tinrent également un banquet de lever de fonds, où plusieurs centaines de dollars furent ramassés pour leur campagne d’organisation, et finalement, le 13 janvier dernier, nous avons pu lire sur leur page Facebook : Victoire pour le IWW chez Whole Foods ! – le patronat venait d’annoncer une augmentation du salaire minimum à $12,75 de l’heure pour l’ensemble de la région de la Californie du Nord et Reno.

Si la route à faire est encore longue pour les salarié-e-s chez Whole Foods, cette première victoire est le résultat d’une campagne intelligemment orchestrée qui ne promet que du bon pour l’avenir. L’ensemble du Grand Syndicat a les yeux tournés vers San Francisco, où la lutte continue. Parce que non seulement affronter l’un ou l’une d’entre nous c’est nous affronter toutes et tous, mais une victoire pour l’un ou l’une d’entre nous est une victoire pour nous toutes et tous !

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Pour plus d’informations, visitez http://www.wfmunite.com.

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