Manifestation nationale du 2 avril 2015,  avec quelques dizaines de milliers de manifestants,

Quelques moments forts du milieu syndical et du travail en 2015

– L’année commence en force avec l’invalidation de la loi sur les services essentiels en Saskatchewan par la Cour suprême du Canada. En effet, cette loi qui attaquait le droit de grève a été jugée nuisible puisqu’elle attaquait le droit fondamental d’association des salarié-e-s, qui inclut la grève. Et puisque la grève est un poids important et efficace pour les travailleuses et travailleurs face à leur employeur, c’est peu étonnant qu’elle soit si encadrée et que le patronat, main dans la main, avec la classe politique cherchent à la museler.

– À Montréal, un juge fustige le SPVM et le règlement P-6; Randal Richmond estime que la non-divulgation de l’itinéraire lors d’une manifestation n’est pas une infraction: cela remet donc en question les arrestations de plus de 200 manifestant-e-s. De plus, le juge souligne que les forces de l’ordre ont brisé la loi en faisant signer des constats d’infraction à des collègues qui n’étaient pas présent-e-s lors des manifestations. Également, dans un autre cas, l’article 500.1, visant à ne pas déranger la circulation routière, est jugée invalide puisqu’elle porte atteinte aux droits d’association et de manifester, droits protégés par la charte des droits et libertés canadiennes. Ne pas oublier que le droit est plus un bouclier qu’une arme.

– Notre syndicat ne cesse de grossir, ici-même au Québec, une branche a été organisée à Sherbrooke. C’est le 26 mars que c’est officialisée la création de celle-ci. Un pas de plus pour les travailleuses et travailleurs dans cette ville.

– Durant toute l’année, les négociations entre Québec et les 550 000 travailleuses et travailleurs du secteur public perdurent. Le printemps a été ponctué par quelques journées de grève tournantes dans différents secteurs ainsi que par différentes manifestations syndicales et étudiantes, réunissant souvent quelques dizaines de milliers de personnes. On a vu des manifestations nocturnes réprimées, des manifestations historiques à Val d’Or, Sept-Îles, et dans tout le reste du Québec. Il s’agirait de la plus grande grève nationale depuis 1972.

– La tension monte à Québec à la fin septembre lorsque la ville permet aux municipalités de décréter les conditions de travail si les négociations se trouvaient dans une impasse. Les syndicats sont vite montés au front alors que les municipalités se réjouissaient de ce pouvoir.

Manifestation du 5 novembre 2015, étudiantes, étudiants avec les travailleuses et travailleurs pour dénoncer l'austérité.

Manifestation du 5 novembre 2015, étudiantes, étudiants avec les travailleuses et travailleurs pour dénoncer l’austérité.

– La tension monte aussi à Montréal lorsque les cols bleus tiennent une assemblée générale à laquelle participait des travailleuses et travailleurs qui étaient supposé-e-s être au travail, hors, il y aura toujours des cols bleus au travail durant n’importe quelle assemblée générale les concernant. Des sanctions ont été envoyées à l’endroit de plusieurs cols bleus et dirigeants syndicaux, 2400 cols bleus ont été suspendu-e-s à la mi-décembre. Entre temps, en novembre, 4000 cols bleus, après une assemblée générale, décident d’aller en autobus scolaire devant la résidence du DG de la ville pour manifester leur colère.

– C’est en fin d’année qu’une entente de principe a été signée entre le Front commun et le gouvernement, ceci inclut la FIQ (Fédération Interprofessionnelle de la Santé du Québec). Pour ce qui est de la FAE (Fédération Autonome de l‘Enseignements) aucun arrangement n’a été signé et le SPGQ (Syndicat des professionnel-le-s du gouvernement du Québec) reconduit la grève après le temps des fêtes.

– La branche Montréalaise du SITT-IWW a créée une émission de radio portée sur l’information syndicale, les conditions de travail et la culture ainsi que l’histoire militante en diffusion le jeudi matin à 9h au poste de Radio Centre-Ville (103,3 FM).

– Le premier mai sur fond de grève du secteur public fut particulièrement mouvementé cette année. Avec la traditionnelle manifestation syndicale en après midi, mais aussi des manifestations plus petites et éparpillées dans la ville de Montréal  qui convergeaient vers le centre-ville en prenant soin d’être perturbatrices. Le poivre de Cayenne, les matraques, les charges, les menottes, les boucliers, le gaz lacrymogène, tout l’arsenal de répression communément appelé de « contrôle de foule » a été déployé pour contrer travailleuses, travailleurs, étudiantes et étudiants et leurs sympathisant-e-s. Le SITT-IWW fut particulièrement actif durant l’année précédente pour organiser cette journée remplie de perturbations, notamment le matin devant les locaux de Radio-Canada.

– À Windsor ainsi qu’à Ottawa, en Ontario, un groupe d’itinérant-e-s et d’artistes de rue ont rejoint l’IWW sous le nom de Street Labourers Of Windsor (SLOW) afin d’acquérir les mêmes droits que le reste de la population. Les droits d’une personne ne devraient pas être en fonction de l’argent gagné par cette personne, il y a donc une discrimination envers certaines classes sociales, notamment les sans-abris et les artistes de rue. Le syndicat veut également combattre les préjugés envers la rue, souligner que les problèmes psychologiques, la détresse émotionnelle ou encore des handicaps physiques sont souvent la cause de la perte d’un emploi et représentent d’énormes obstacles pour en obtenir un nouveau, menant trop souvent à la rue.

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