La lutte pour les centres d’éducation populaire

Six centres d’éducation populaire, soit les Ateliers d’éducation populaire du Plateau, le Carrefour d’éducation populaire de Pointe Saint-Charles, le Centre éducatif et communautaire René-Goupil, le Comité d’éducation aux adultes de la Petit-Bourgogne et de Saint-Henri (CEDA), le Comité Social Centre-Sud et le Pavillon d’éducation communautaire Hochelaga-Maisonneuve, ainsi que deux organismes (La Maison St-Charles et La Maison du
Partage d’Youville), risquent de fermer leurs portes à la fin de leurs baux en plus de voir leur financement baisser.

Ces fermetures auraient un profond retentissement sur la vie de quartier, car ces centres dépannent en offrant des services soit alimentaire, de cuisine populaire, de vêtements ou autres, de location de salles à prix modique. Mais également, ils éduquent par des ateliers, des cours, de la formation, des sorties organisées, etc., ils luttent pour la défense des droits relatifs au logement, à l’alimentation, ils donnent des cours de langue française, d’informatique et autres. On veut éliminer des organismes qui sont un élément essentiel à la vie sociale d’un quartier et qui, de plus, empêchent les gens de tomber dans la misère et la solitude.

Plusieurs groupes communautaires ont pignon sur rue dans ces anciennes écoles de quartiers qui sont devenues des centres d’éducation populaire, des comités logements, des groupes de défense de toutes sortes. Mais ces piliers ne peuvent survivre sans les montants qu’ils reçoivent; advenant la fin des subventions, plusieurs de ces lieux de rassemblement et d’apprentissage se retrouveront sans local et devront donc fermer. De plus,
conséquemment, les travailleurs et travailleuses du communau-
taire, déjà précaires, risquent de perdre leurs emplois.

Le gouvernement, au travers de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), s’attaquent aux plus démuni-e-s, aux travailleurs et travailleuses du communautaire, ainsi qu’à ceux et celles vivant du salaire minimum qui, à cause des augmentations de loyer et du prix des denrées alimentaires, vont devoir travailler 60-80 heures par semaine pour arriver, comme c’est le cas aux États-Unis. Ces gens ne pourront plus se tourner vers un organisme dans leur quartier pour les aider, les plongeant ainsi dans un isole- ment financier et social. Ce n’est certainement pas en éliminant celles et ceux qui aident les moins bien nanti-e-s à survivre qu’on va éliminer la pauvreté.

Dans des discussions récentes, on offrait une entente sur deux ans, un an de bon financement et la deuxième année, «l’autogestion», soit en un mot : débrouillez-vous
pour payer les taxes, l’électricité et le chauffage de ces vieux bâtiments qui nécessitent déjà
des réparations. Devant le refus et la grogne qui a eu lieu au 1er mai, journée de grève générale au Québec, et les actions qui ont précédé cette journée, le gouvernement Couillard leur a donnés un an de sursis. Que nous réserve le gouvernement dans un an ? Est-ce une ruse pour diviser et faire oublier leur lutte si importante pour un quartier solidaire?

comitc3a9-social-centre-sud

Il faut se mobiliser, lutter pour empêcher ces fermetures dans nos quartiers. Voici quelques endroits qui ont décidé de lutter pour leur survie et qui auront besoin de votre appui d’ici un an:

•     InterCEP
http://www.icea.qc.ca/site/tags/intercep :
Si vous voulez connaître le centre de votre quartier, voici un organisme qui regroupe tous les centres d’éducation populaire.
•     Le Comité Social Centre-Sud (1710 Beaudry)
Page Facebook : https://www.facebook.com/sauvonslecomitesocial?fref=ts
•     Le CÉDA (2515 rue Delisle)
514-596-444
•     Le Carrefour de Pointe St-Charles (2356, rue Centre)
514-596-4444
Ils ont une page Facebook : Sauvons le Carrefour de Pointe St-Charles.
Leur bail prenait fin le 31 mai 2015 + des coupures

Et les deux organismes :
•     La Maison St-Charles (1945, Mullins)
Verrait sa vocation changée à celle d’une école, donc tous les groupes seraient jetés à la rue.
•     La Maison du Partage d’Youville (2325, rue Centre, local 002)
514-935-9846
Cette banque alimentaire du quartier fermerait ses portes, faute de financement.

La Sociale, Volume 3, Mai 2015

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