Idées de lectures pour le temps des fêtes

Une histoire populaire des États-Unis – de 1492 à nos jours

on8vatziap“Make america great again”. Ce slogan de la dernière campagne électorale américaine, on
l’a tous et toutes vu sur les casquettes rouges
made in China. Pourtant, Une histoire populaire des États-Unis – de 1492 à nos jours de l’historien Howard Zinn dresse un portrait d’un pays qui n’a jamais été si fabuleux, à moins d’être un riche propriétaire blanc. En effet, l’auteur se penche sur les communautés généralement absentes des livres d’histoire. Il y est question des autochtones, des syndicalistes, des esclaves, des activistes pour les droits civils durant les années ‘80 et ‘90 et plusieurs autres groupes et luttes sociales. Évidemment, il y est question de l’IWW, de ses actions, de la solidarité qui y a toujours régnée, de la répression, des emprisonnements et des victoires notables du syndicat qui fut l’ennemi numéro un du gouvernement américain à une autre époque. 

De la banlieue rouge au Grand Paris

Paris, ville dite lumière, a connu bien des remous aux fils des décennies. Très populeuse, ilcouvbanlieue y a plus de parisiens et parisiennes que de d’habitant-e-s de la province du Québec. Paris, avec ses nombreuses banlieues, aura vu nombre de fois des barricades s’élever, des manifestations défiler, des orateurs et oratrices s’exprimer, le tout dans ses rues, aux carrefours et dans ses banlieues où vivent les ouvriers et ouvrières des grandes usines. Alain Rustenholz retrace dans De la banlieue rouge au Grand Paris, banlieue par banlieue, ces moments historiques durant lesquels la population s’organise et résiste à l’oppresseur. Auteur d’une bonne vingtaine d’ouvrages sur l’histoire parisienne, nous avons ici un incontournable pour quiconque s’intéresse au développement urbain et social du Grand Paris. Développement qui, trop souvent, se trouve entre les mains de promoteurs scrupuleux mais faisant face à des résistances solides.

Tenir la rue – l’autodéfense socialiste 1929-1938

Saviez-vous que le Parti socialiste français a déjà eu des groupes armées? Les « jeunes gardes socialistes » et les « toujours prêts pour servir » furent organisés pour ne pas
laisser la rue aux groupes d’extrême droite durant les années ‘30. L’enseignant Matthias Bouchenot retrace leur histoire dans son premier ouvrage
Tenir la rue – l’autodéfense socialiste 192tenir-la-rue-l-autodefense-socialiste-1929-1938-jpg9-1938. À cette époque où la crise économique faisait rage, les fascismes de Hitler, Mussolini ou encore Franco gagnent en ferveur et en puissance. La France aussi a connu, et connaît encore, des groupes fascistes ultra nationalistes. Mais à l’époque, le parti socialiste prenait les armes et défendait ses idéaux face à la montée des bruns. C’est grâce à cette organisation, à tendance parfois libertaires, tantôt communiste révolutionnaire, que le Front Populaire prend le pouvoir en ‘36. Cette prise de pouvoir est vite accompagnée par un mouvement de grève comme il ne s’en était jamais vu dans le pays, débouchant sur l’obtention d’avantages sociaux considérables, comme les congés payés par exemple. Comme quoi les avancées sociales ne tombent pas du ciel ou sont simplement données par les gouvernements. Non, il faut de l’action, de l’organisation et de la combativité. C’est l’inaction qui fait perdre les acquis.

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