Principes d’organisation

Voici un extrait de la brochure « un syndicat pour tous et toutes! » version française de « One Big Union ». Nous mettrons en ligne le reste de la brochure en ligne prochainement!

La démocratie au sein du syndicat

L’objectif du I.W.W. est d’établir la démocratie dans notre vie quotidienne au travail, ainsi que dans l’entièreté du système économique. Ses principes d’organisation vont dans le sens de cet objectif, et sont essentiels pour l’atteindre. Ils se fondent sur deux convictions de base : la solidarité et la démocratie au sein du syndicat. Il est nécessaire d’éviter toute pratique pouvant perturber l’unité de notre classe, tout comme il est essentiel que le syndicat soit dirigé par ses membres, et non le contraire. Exclure la démocratie du I.W.W. laisserait la porte ouverte à ce que le syndicat devienne un instrument pour les fascistes ou d’autres groupes politiques autoritaires, et donc un énorme handicap pour la classe ouvrière. Partout dans le monde et à travers l’histoire, les régimes autoritaires ont trouvé nécessaire de rassembler la force de travail dans une organisation de ce type. Le pouvoir du Syndicat pour tous(tes) doit être exercé par nous, et non pas sur nous.

Comme protection contre toute clique qui voudrait diriger ce syndicat à des fins personnelles, les règles suivantes ont été conçues:

1. Aucun(e) officier ne peut être élu(e) pour plus d’un an.
2. Aucun(e) officier ne peut être élu(e) pour plus de trois mandats successifs.
3. Tous(tes) les officiers sont élu(e)s lors de référendums où tous(tes) les membres qu’ils représentent ont le droit de vote : tous(tes) les membres de branches votent pour les officiers des sections syndicales qui les unissent ; tous(tes) les membres d’une industrie votent pour les officiers syndicaux industriels ; et tous(tes) les membres du I.W.W. votent pour les officiers de l’organisation générale.
4. Tous(tes) les officiers sont sujet(e)s à être démi(e)s de leurs fonctions par un vote majoritaire.
5. L’élection par vote, et non la nomination, est la politique de mise pour tous.

Pas de prélèvement des cotisations sur la paye

Les méthodes d’affaires au sein du syndicat sont une garantie supplémentaire de démocratie. « Le pouvoir du portefeuille » doit rester entre les mains des membres, autant en ce qui concerne la perception des cotisations qu’en ce qui concerne le contrôle des dépenses. Le I.W.W. n’accepte pas le système de prélèvement salarial, où le patronat joue le rôle d’une banque du syndicat en prélevant les cotisations syndicales directement sur la paye des travailleurs(euses), pour ensuite les verser aux officiels(elles) du syndicat. Nous croyons que ce système court-circuite le contrôle direct entre les membres et leurs représentant(e)s élu(e)s.

Ce système renforce l’idée (que la direction des entreprises voudrait entretenir) selon laquelle les cotisations syndicales ne sont qu’une autre taxe désagréable déduite du chèque de paye. Cela fait en sorte que le syndicat s’apparente à une chose extérieure (comme par exemple un avocat) que l’on embauche, plutôt qu’à notre propre organisation, à laquelle nous participons et que nous contrôlons. De plus, ce système implique la direction de l’entreprise dans les relations internes du syndicat, relations qui ne la regardent pas.

Si les trésoriers(ères) du syndicat reçoivent de l’entreprise un chèque de cotisations prélevées sur les payes, ils (elles) pourraient se sentir plus concerné(e)s par le bon vouloir de la compagnie que par celui de ses membres. Grâce à ce revenu, ils pourraient embaucher leurs ami(e)s pour contrôler les assemblées syndicales, et ainsi se maintenir au pouvoir en dirigeant le syndicat comme si celui-ci n’était qu’une agence de collecte de cotisations dans l’intérêt de l’entreprise et des officiels(elles) du syndicat.

D’autre part, lorsque les cotisations ne sont pas prélevées automatiquement sur la paye, la manière dont ces cotisations sont payées est un bon indicateur de la satisfaction (ou du manque de satisfaction) des membres envers leurs représentant(e)s. Les officiels(elles) du syndicat qui ne veulent pas servir les intérêts de leurs membres, ou qui ne veulent pas les écouter, préfèrent la plupart du temps le système de prélèvement des cotisations sur la paye. Ainsi, ils ou elles peuvent faire quelque chose auquel les membres s’opposent, sans craindre de faire face à des cotisations non payées ou payées en retard, ou à la désobéissance des membres. La collecte directe des cotisations établit donc beaucoup plus de contact entre les membres et leurs officiers. Pour toutes ces raisons, le I.W.W. n’accepte pas le prélèvement des cotisations sur la paye.

À la place, le I.W.W. a conçu un système simple et pratique de collecte des cotisations par les délégué(e)s sur le lieu de travail – un système qui est sûr contre la gestion malhonnête des fonds, et qui permet aux comités de travailleurs(euses) ainsi qu’aux branches de travail de connaître la situation syndicale de chaque membre du lieu de travail. Tous(tes) les délégué(e)s et officiers doivent présenter un rapport lors des réunions de branche. Leurs comptes sont vérifiés par un comité élu à chaque réunion. Avec cette pratique, il devient nécessaire de gérer les affaires à la satisfaction des membres. Aucune contribution financière ne peut être perçue sans avoir été approuvée par référendum par ceux qui auront à la verser.

Pas de contrôle de cliques

Toutes ces mesures constitutionnelles et ces méthodes d’affaires, instaurées pour préserver la démocratie au sein du syndicat, sont renforcées par l’élimination de tous les motifs qui pourraient mener quelque clique que ce soit à chercher à prendre le contrôle du syndicat. Ceci est accompli grâce à ces garanties supplémentaires:

1. Il ne peut y avoir de gain financier par une clique dominante, car la paie des officiers ne peut dépasser la moyenne de celle des travailleurs(euses) représenté(e)s. Aussi, la tenue efficace des livres de comptes ainsi qu’une comptabilité d’une honnêteté rigide sont assurées par la publication de bilans financiers mensuels et annuels, qui sont tous vérifiés. Les comptes pour « dépenses générales » sont interdits.

2. Aucun pouvoir ne sera donné aux officiers, à part celui nécessaire à l’exécution des instructions des membres. Les officiers ne peuvent démarrer ou arrêter une grève, car seulement les membres concerné(e)s ont le pouvoir de le faire. Les accords avec le patronat ne peuvent être négociés que par des comités rassemblant les travailleurs(euses) concerné(e)s. Les membres de ces comités ainsi que les permanent(e)s n’ont pas la permission de s’entretenir avec les employeurs(euses) sans l’approbation du comité lui-même.

3. Les cliques politiques ou autres cherchant à prendre le contrôle du syndicat afin de détourner ou corrompre ses équipements (locaux, photocopies etc), ses ressources ou sa réputation à leurs propres fins, se heurtent aux règlements apolitiques qui ont été adoptés dans nos rangs afin d’assurer notre propre unité.

Pas de politique dans ce syndicat

C’est du syndicalisme sain que de ne pas exprimer de préférence pour une religion, un parti politique ou bien un candidat plutôt qu’un autre. Ces questions n’ont aucun rapport avec le syndicat, et chaque membre individuel(elle) du syndicat doit y répondre selon ses convictions personnelles. Le syndicat existe et se forme pour prendre des décisions sur des questions industrielles et les appliquer. Son pouvoir en la matière peut être détruit par le détournement de ses ressources vers des campagnes politiques.

Pour que tous les travailleurs(euses), peu importe leurs préférences religieuses ou politiques, puissent s’unir afin d’obtenir les meilleurs conditions possibles de leur emploi, le I.W.W. doit être apolitique et areligieux. Le I.W.W. laisse à ses membres la liberté de répondre à ces questions comme ils (elles) l’entendent personnellement – en mettant à profit la conscience sociale, l’égard pour ses semblables, ainsi que l’instruction générale qu’ils et elles tirent de l’activité syndicale.

Ceci ne veut pas dire que le I.W.W. est indifférent aux grandes questions sociales et économiques actuelles, au contraire. Nous croyons que le I.W.W. procure les solutions pratiques à ces questions. Quand l’industrie du monde est dirigée par les travailleurs(euses) pour leur propre bien, nous ne voyons aucune raison pour que perdure aucun de nos grands problèmes de société, comme le chômage, la guerre, les conflits sociaux, le crime à grande échelle.

Avec le genre d’organisation que construit le I.W.W., la force de travail peut exercer la pression requise pour minimiser les bouffonneries de politiciens. Elle peut aussi accomplir plus constructivement, à travers l’action directe, ce que nous avons souvent échoué à obtenir au travers du lobbying politique.

Les actions au travail et la loi

Par exemple, en tant que travailleurs(euses) et membres de communautés, nous voulons que les sites de stockage de pétrole ou les usines chimiques soient toujours situés dans des endroits sûrs, loin de là où nous et nos compagnons travailleurs(euses) vivons. Une façon d’obtenir cela est d’essayer de faire passer des lois, puis ensuite d’essayer de faire en sorte qu’elles soient appliquées. Il serait beaucoup plus simple, plus fiable, et certainement plus utile au développement de notre capacité à résoudre nos propres problèmes, que nous refusions de construire dans des endroits que nous jugeons dangereux, et que nous refusions de travailler dans des usines qui mettent en danger une communauté donnée. Habituellement, les lois sont inspirées d’une pratique concrète. La meilleure chose à faire pour la force de travail est donc de se concentrer sur le contrôle de ces pratiques concrètes. Cela fait en sorte qu’il est facile de faire des bonnes lois, et difficile d’en faire de mauvaises. Qui fait la loi est attentif à ceux et celles qui ont du pouvoir dans la société.

Le Syndicat pour tous(tes) rend la force de travail toute-puissante. Quand la force de travail est bien organisée, les faiseurs de lois y seront dûment attentifs. Et s’ils ne le sont pas, cela n’aura pas d’importance, car ce qui se produira à partir de ce moment-là sera ce que la classe ouvrière organisée aura décidé.

Pour unir la classe ouvrière industriellement, il est bien sûr nécessaire d’éviter des pratiques comme des cotisations syndicales élevées, des livres de comptes fermés, ainsi que de la discrimination raciale, religieuse ou politique. Ce qu’il nous faut, c’est un Syndicat pour tous(tes) les travailleurs(euses), peu importe leur langue, leur croyance, ou la couleur de leur peau. Au sein du syndicat nous sommes à égalité, car nous sommes également exploité(e)s par le même système. Ce que la majorité décide à propos de n’importe quelle question industrielle constitue une décision que tous et toutes doivent respecter. C’est pour cette raison qu’il serait inapproprié d’essayer d’arriver à des décisions à propos de questions qui ne sont pas liées à l’industrie.

Du syndicalisme efficace

Les principes sous-jacents à ces politiques sont la solidarité et la démocratie au sein du syndicat. Une autre facette de ces mêmes principes est l’efficacité (et le rendement qui en découle). Nous parvenons à notre efficacité par notre force unie, mesurable uniquement par ce que nous pouvons accomplir. Notre rendement est mesuré par la balance entre nos gains et les coûts de ces gains, que ce soit en temps, en argent, en difficultés et en efforts, ou tous les autres sacrifices que la classe ouvrière doit souvent faire. Tuer une mouche avec une masse fonctionne très bien, mais ce n’est que peu efficace en termes de rendement. Nous voulons le maximum de gains à un coût minimal.

Que le I.W.W. est efficace en termes de rendement a été prouvé à plusieurs reprises, par le fait que, malgré un nombre d’adhérent(e)s restreint, il a réussi à acquérir des gains énormes pour la force de travail. Il gagne son efficacité de sa démocratie, son contrôle par la base. Il existe un mythe selon lequel la démocratie rend inefficace. L’expérience syndicale réfute ce mythe.

En premier lieu, pour obtenir les résultats que nous désirions, nous devons viser ces résultats. Laisser le syndicat être dirigé par d’autres que ses membres serait comme essayer de couper du bois alors que c’est quelqu’un d’autre qui tient la hache.

Deuxièmement, plus les membres ont leur mot à dire sur les affaires du syndicat, et plus nous nous en occupons, plus la source de la force du syndicat grandit. Nous ne gagnons pas nos luttes en payant des cotisations à la trésorerie du syndicat. L’argent ne peut que payer le matériel du syndicat. Ce qui fait avancer le syndicat, c’est l’enthousiasme ainsi que les efforts fournis par ses membres – des choses qui ne peuvent être achetées.

C’est cette participation directe dans les affaires du syndicat, ainsi que la façon de gérer ces affaires, par des délégué(e)s syndicaux(ales) élu(e)s sur le lieu de travail et les comités de travail plutôt que par des permanent(e)s ou des consultant(e)s externes, qui développent les aptitudes des membres. Cela fait du I.W.W. une force avec laquelle nous pouvons organiser notre propre futur.

Enfin, c’est l’autonomie et l’indépendance organisées des parties constituantes du I.W.W. allant avec ce contrôle par la base, qui nous permet de régler les problèmes de la manière la plus commode et la moins coûteuse. Ce syndicat est construit comme une main : chaque joint peut bouger séparément, mais toutes ses parties peuvent instantanément former un poing fermé efficace.

L’action directe

Le contrôle direct de nos affaires syndicales se concrétise dans l’action directe sur le lieu de travail, pour laquelle le I.W.W. s’est rendue célèbre. Il y a plusieurs années, le I.W.W. a modernisé l’industrie du bois de la côte ouest des États-Unis et du Canada. Nos membres ont établi la journée de huit heures en sonnant eux(elles)-mêmes la fin de leur quart de travail au bout de huit heures et en s’en allant, au lieu de poursuivre le travail pendant les deux heures additionnelles auxquelles le patron s’attendait. Certaines équipes ont été congédiées, mais les équipes qui les remplaçaient firent la même chose, jusqu’à ce que la journée de huit heures devienne une pratique établie. (Plus tard, une loi fut adoptée.)

L’ancienne pratique était pour les travailleurs(euses) de dormir sur des couchettes superposées et insalubres, et de trimballer leur propre couverture lors de leur recherche de travail. Les travailleurs(euses) de l’industrie du bois, membres du I.W.W., firent des feux de joie avec les couchettes et la literie, et annoncèrent aux compagnies que si elles voulaient des ouvriers(ères), elles devraient dorénavant fournir des lits et des matelas décents, ainsi que des draps et des couvertures propres.

Parfois, les longues grèves s’avèrent inévitables, mais le I.W.W. tente le plus possible de les éviter. Nous préférons une série de grèves courtes placées aux bons moments pour en tirer le plus grand profit possible. Cela nous permet souvent d’obtenir des résultats semblables sinon supérieurs, et à moindre coût pour nous. Pourquoi devrions-nous débrayer parce que la compagnie refuse de se débarrasser d’un contremaître qui met les travailleurs(euses) en danger? Pourquoi les travailleurs(euses) sous les ordres de ce contremaître n’éliraient-ils pas à la place l’un(e) des leurs, en qui ils ont confiance et dont ils respectent le jugement pour diriger le travail? Seraient ainsi appliquées les instructions de leur propre délégué(e) élu(e), plutôt que celles d’un contremaître mis en place par la compagnie.

Avec le soutien des travailleurs(euses) d’une entreprise, ceci peut normalement se faire. Pourquoi débrayer parce qu’un compagnon de travail a été licencié? Il ne nous en coûte rien et il en coûte beaucoup à la compagnie si nous allons au travail, tout en exprimant dans notre manière de travailler le chagrin que nous ressentons par rapport à un tel traitement.

La logique de l’action directe est assez simple. Si nous arrêtons de faire ce qu’on nous dit de faire, et qu’à la place nous commençons à faire ce que nous décidons collectivement de faire, il n’y a pas grand-chose qui puisse nous arrêter. Le I.W.W. compte construire un monde décent de cette manière simple.

En bref, ces quelques principes d’organisation sont parmi ceux que le I.W.W. a jugé les meilleurs, à la lumière de l’expérience large et variée qu’elle a acquise à travers les luttes qu’elle a menées dans l’industrie depuis sa fondation en 1905. À travers l’expérience de ses nombreux membres qui ont contribué à le construire ainsi qu’à le maintenir, le I.W.W. est capable d’offrir à la classe ouvrière un plan rationnel d’organisation industrielle, un ensemble de principes dignes de confiance, un ensemble de politiques et de méthodes, ainsi que de stratégies et tactiques gagnantes. Tout cela assure le succès non seulement dans la lutte ordinaire pour de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail, mais aussi dans la lutte pour établir un ordre social plus sain.

Lors d’une grève du textile organisée par le I.W.W. à Lawrence, au Massachusetts, quelques unes des femmes en grève ont piqueté avec à la main une bannière où l’on pouvait lire : « Nous voulons du pain et des roses, nous aussi ». Lorsque le I.W.W dit qu’elle veut davantage des bonnes choses de la vie, nous ne parlons pas seulement d’obtenir du patronat qu’il accorde un peu plus d’argent aux travailleurs(euses) – nous voulons une vie meilleure ici et maintenant, nous voulons la nouvelle société dans la coquille de l’ancienne.

Que faire?

Un monde sain, géré par les producteurs(trices) de richesses et pour le bien commun, est un objectif qui devrait être atteint et qui peut l’être. Le I.W.W. peut construire un mouvement des travailleurs(euses) capable de l’atteindre. Il n’y a vraiment qu’un seul gros problème dans le monde : une classe ouvrière trop désorganisée pour pouvoir agir pour son propre bien. Le I.W.W. a la solution à ce problème. C’est une honte que de faire partie du problème, mais c’est un honneur que de faire partie de la solution. À toi de faire ta part.

Si ton lieu de travail n’est pas organisé syndicalement, contacte le I.W.W. et nous t’aiderons, toi et tes compagnons de travail, à le faire. Pendant que vous lutterez pour la réduction des heures de travail, de meilleurs salaires, de meilleures conditions de travail, ainsi que des procédures de résolution démocratique de griefs, vous aurez aussi la satisfaction de contribuer à la construction d’un monde meilleur et d’aider à résoudre le problème du travail.

Si tu es déjà membre d’un autre syndicat, tu as quand même ta place dans le mouvement « Un Syndicat pour tous(tes) ». Plusieurs membres du I.W.W. font aussi partie d’autres syndicats. Ils et elles adhèrent au I.W.W. parce que faire autrement serait contribuer au problème de la classe ouvrière plutôt qu’à la solution, et aussi par conviction que l’approche du I.W.W. offre des solutions plus complètes, ainsi qu’une meilleure source d’inspiration. Ils et elles sont aussi parmi les membres les plus actifs(ives) de leur autre syndicat. Le souci du I.W.W. pour la solidarité et la démocratie syndicale est une garantie satisfaisante contre toute crainte de voir leur préférence pour le I.W.W. les mener à chercher le contrôle ou la perturbation des autres syndicats.

Le I.W.W. demande à ses membres qu’ils et elles poursuivent leur adhésion peu importe leurs changements professionnels. Il leur demande de développer une bonne connaissance de ses idées et de ses principes d’organisation, afin qu’ils puissent se rendre d’autant plus utiles comme membres. Il leur demande aussi d’avoir la capacité et la volonté d’expliquer ces idées aux autres travailleurs(euses), et d’être à l’affût de toute opportunité de croissance du syndicat. Enfin, il demande à ses membres de rendre plus souvent service à leurs compagnons et compagnonnes de travail, autant sur leur propre lieu de travail que sur d’autres.

Liste des syndicats industriels

Département de l’agriculture et des pêcheries No 100

  • Travailleurs(euses) agricoles SI 110 : employé(e)s sur des fermes d’élevage, laitières maraîchères, horticoles, arboricoles.
  • Travailleurs(euses) du bois d’oeuvre SI 120 : employé(e)s dans les forêts ; employé(e)s dans le bûcheronnage, dans les scieries, dans la préparation du bois pour la manufacture ou pour la combustion ; employé(e)s dans la collecte de sève et d’écorce.
  • Travailleurs(euses) des pêcheries SI 130 : employé(e)s dans la pêche en océans, lacs, fleuves et rivières ; employé(e)s conchylicoles et piscicoles ; employé(e)s dans la collecte de perles, de coraux et d’éponges.
  • Travailleurs(euses) floricoles SI 140 : employé(e)s dans les pépinières, les jardins floraux, les serres ; culture de la soie ; distribution des produits floraux.

Département des mines et des minéraux No 200

  • Travailleurs(euses) des mines de métal SI 210 : employé(e)s dans les mines de minerais métalliques et de minéraux ; employé(e)s dans les raffineries, les fonderies et autres travaux de réduction ; employé(e)s dans les carrières.
  • Travailleurs(euses) des mines de charbon SI 220 : employé(e)s dans les mines de charbon et dans la production de coke et de briquettes.
  • Travailleurs(euses) du pétrole, du gaz et de la géothermie SI 230 : employé(e)s dans le domaine du pétrole, du gaz ou de la géothermie ; employé(e)s dans les raffineries et les usines de transformation ; employé(e)s dans la distribution de ces produits.

Département de la construction générale No 300

  • Travailleurs(euses) de la construction générale SI 310 : employé(e)s dans la construction de docks, de chemins de fer, d’autoroutes, de rues, de ponts, de systèmes d’égouts, de systèmes de métro, de tunnels, de canaux, de viaducs, de canaux d’irrigation et de pipelines.
  • Travailleurs(euses) de la construction de bateaux SI 320 : employé(e)s dans la construction et la réparation de navires, de bateaux et d’embarcations portuaires ; employé(e)s dans les cales sèches.
  • Travailleurs(euses) de la construction de bâtiments SI 330 : employé(e)s dans l’érection et la construction de maisons et d’édifices, et dans la livraison de matériaux.

Département de la manufacture et de la production générale No 400

  • Travailleurs(euses) du textile et des vêtements SI 410 : employé(e)s dans la production de tissu à partir de fibres naturelles ou synthétiques ; employé(e)s dans la manufacture de vêtements.
  • Travailleurs(euses) du meuble SI 420 : employé(e)s dans les usines de meubles et les usines de transformation du bois ; employé(e)s dans la production de contenants en bois.
  • Travailleurs(euses) de l’industrie chimique SI 430 : employé(e)s dans la production de médicaments, de peintures, de caoutchouc, d’explosifs, de produits chimiques, de plastiques, de fibres synthétiques et autres biens fabriqués chimiquement.
  • Travailleurs(euses) de la métallurgie et de la machinerie SI 440 : employé(e)s dans les hauts fourneaux, les aciéries, les alumineries, les usines sidérurgiques, etc. ; employé(e)s dans la production, la réparation et l’entretien de la machinerie agricole, des véhicules, des locomotives, des moteurs, des voitures, des camions, des bicyclettes, des avions, et autres instruments ; fabricant(e)s d’outils, de bijoux et d’horloges.
  • Travailleurs(euses) d’imprimeries et de maisons d’édition SI 450 : employé(e)s dans la production et la distribution de toute matière imprimée.
  • Travailleurs(euses) de l’alimentaire SI 460 : employé(e)s dans la production et la transformation de nourriture, de breuvages et de produits du tabac (à l’exception des travailleurs(euses)de l’agriculture et des pêcheries).
  • Travailleurs(euses) du cuir SI 470 : employé(e)s dans les tanneries et les usines de fabrication de biens en cuir, de bagages, de bottes et de souliers.
  • Travailleurs(euses) du verre et de la poterie SI 480 : employé(e)s dans la production de verre, de vaisselle, de tuiles et de briques.
  • Travailleurs(euses) des pâtes et papiers SI 490 : employé(e)s dans les usines de papiers, pour la production de pulpe, de papiers et de contenants en papier.

Département du transport et des communications No 500

  • Travailleurs(euses) du transport marin SI 510 : employé(e)s dans le transport marin ; employé(e)s des docks et des terminaux.
  • Travailleurs(euses) ferroviaires SI 520 : employé(e)s dans le transport ferroviaire de marchandises et de passagers sur de longues distances ; employé(e)s dans les ateliers de réparation de locomotives et de wagons ; employé(e)s dans et autour des terminaux de passagers et de marchandises.
  • Travailleurs(euses) du transport motorisé SI 530 : employé(e)s dans le transport de marchandises et de passagers par camion, autobus ou taxi ; employé(e)s dans et autour des hangars de marchandises transportées par camion, ainsi que des gares d’autobus.
  • Travailleurs(euses) des transports municipaux SI 540 : employé(e)s dans les services de transports municipaux, sur de courtes distances.
  • Travailleurs(euses) du transport aérien SI 550 : employé(e)s dans l’entretien et les services de transports aériens.
  • Travailleurs(euses) des communications, des télécommunications et de l’informatique SI 560 : employé(e)s dans la communication téléphonique, télégraphique, radiophonique, télévisuelle et par satellite, ainsi que dans le fonctionnement des ordinateurs, y compris la programmation et la réseautique.

Département du service public No. 600

  • Travailleurs(euses) de la santé SI 610 : employé(e)s dans les hôpitaux et les services de santé.
  • Travailleurs(euses) de l’éducation SI 620 : employé(e)s dans les institutions éducatives.
  • Travailleurs(euses) du domaine récréatif SI 630 : employé(e)s dans les terrains de jeux et autres lieux d’amusement ; employé(e)s dans l’entraînement professionnel.
  • Travailleurs(euses) de la restauration, de l’hôtellerie et de la maintenance de bâtiments SI 640 : employé(e)s dans les établissements dédiés au logement ou à l’hébergement de personnes ; employé(e)s dans la maintenance de bâtiments.
  • Travailleurs(euses) de bureau généraux, juridiques, financiers ou d’intérêt public SI 650 : employé(e)s dans des services d’intérêt général, public ou légal, des bureaux financiers et autres institutions n’impliquant aucune autre industrie directement.
  • Travailleurs(euses) de la vente SI 660 : employé(e)s dans des établissements de distribution générale, en gros ou au détail.
  • Travailleurs(euses) municipaux(ales) et d’utilité publique SI 670 : employé(e)s dans la transmission, l’approvisionnement et la maintenance du gaz, de l’électricité, de l’eau et des services d’égouts ; employé(e)s dans la collecte et la gestion de matériaux usés, réutilisables ou recyclables ; employé(e)s dans la maintenance de cimetières, parcs, rues et routes.
  • Travailleurs(euses) du service à domicile SI 680 : employé(e)s dans l’accomplissement de services à domicile.
  • Travailleurs(euses) du sexe SI 690 : employé(e)s comme danceur(euse)s, modèles, Travailleurs(euses) du sexe au téléphone, acteurs et actrices, ou tout autre fonction professionnelle basée sur le sexe – à l’exception des agents de la classe patronale à même d’engager ou licencier, ou possédant un pouvoir coercitif ou punitif équivalent.

3 réflexions sur “Principes d’organisation

  1. Je travaille comme commis à l’inventaire pour Western Inventory Service (WIS). Je voudrais savoir de quelle catégorie fait partie ce genre de travail. Merci.

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