Les travailleurs et travailleuses des milieux associatifs en éducation se syndiquent avec les IWW

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Pour diffusion immédiate

sttmae-4– Montréal, 8 février 2017 – Les employé-e-s des milieux associatifs en éducation, provenant d’associations étudiantes, de cafés étudiants, de coopératives étudiantes et de syndicats d’enseignement, forment un nouveau regroupement syndical au sein du Syndicat industriel des travailleurs et travailleuses (SITT-IWW).

C’est dans l’objectif de contrer la précarisation croissante de leurs emplois et de leurs conditions de travail que ces travailleurs et travailleuses s’unissent sous la bannière des IWW. Bien que le mouvement étudiant soit souvent solidaire des revendications progressistes, ce n’est que très rarement qu’il s’est engagé concrètement dans les luttes pour l’amélioration des conditions des employé-e-s de leurs associations.

« Nos emplois sont à contrat déterminé, ils sont souvent à temps partiel et n’ont pas de garantie d’heures l’été. Parfois, nos emplois sont même considérés comme du bénévolat! Nous revendiquons une sécurité d’emploi et des conditions de travail décentes. » affirme la porte-parole du Syndicat des travailleurs et travailleuses des milieux associatifs en éducation, Jasmine Léger. « Nous croyons qu’un salaire minimum de 15$ de l’heure, 5 semaines de vacances payées par année et 7 jours de maladies payés dès l’embauche constitue le minimum auquel nous avons droit. » poursuit Mme Léger.

Cette nouvelle initiative syndicale fait suite aux gains obtenus par le Syndicat des travailleurs et travailleuses du Frite Alors. En effet, à l’instar de leurs camarades, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des milieux associatifs en éducation est fondé sur le principe du syndicalisme de solidarité et de l’action directe, visant la construction d’un rapport de force durable en vue d’instaurer, puis rehausser, un plancher de conditions de travail pour nous attaquer à la précarité.

SOURCE: Syndicat industriel des travailleurs et travailleuses (SITT-IWW) de Montréal.

Renseignements: Ben Hunter, attaché de presse du STTMAE
Téléphone: 514-869-6130
Courriel: sttmae.easwu@gmail.com

LIENS CONNEXES
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Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des milieux associatifs en éducation (STTMAE) regroupe des employé-e-s de cinq milieux de travail, soit:
– l’Association générale étudiante du Cégep de Drummondville (AGECD)
– l’Association générale étudiante du Cégep de St-Jérôme (AGES),
– l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ),
– l’Association générale des étudiants de Montmorency (AGEM)
– l’Association générale des étudiants et étudiantes du Collège Édouard-Montpetit (AGECEM).

Tanné-e-s d’être précaires

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Les membres des différentes associations étudiantes, un peu partout à travers la province, sont relativement habitué-e-s de se faire rappeler qu’il faut constamment lutter pour améliorer leurs conditions de vie et d’étude. Par contre, le mouvement étudiant, bien que souvent solidaire avec ce genre de revendications, ne s’est que très peu souvent engagé concrètement dans les luttes pour l’amélioration des conditions de travail.

STTMAE 3.pngCette année, l’ASSÉ, avec sa campagne “Tanné-e-s d’être pauvres”, se lance à l’assaut de ce qui rend les étudiants et étudiantes précaires et prend notamment position pour un salaire minimum à 15$ de l’heure. Même si nous nous devons d’applaudir cette prise de position, il est important de souligner que cette revendication est loin d’être mise en application au sein même des associations étudiantes.

D’entrée de jeu, nous tenons à souligner que nous appuyons la campagne “15-5-7” de l’IWW Montréal pour attaquer la précarité au travail de front. 15$ de l’heure, pour être au niveau du seuil de pauvreté et non plus en dessous. 5 semaines de vacances payées par année dès l’embauche, pour retrouver un peu de temps à nous et diminuer globalement le temps passé à travailler. 7 jours de maladie payés par année, dès l’embauche, parce qu’être malade, ce n’est pas un choix. Ce n’est qu’un gros minimum dans la lutte pour enrayer la précarité au travail. Ce devrait aussi être le gros minimum à offrir lorsqu’on veut embaucher une personne.

De base, on peut soulever le fait que plusieurs employé-e-s de permanences d’association étudiante ou de syndicat de l’éducation ont souvent le 15$ de l’heure d’acquis, mais pas nécessairement le reste. Le tableau est vraiment moins beau si on regarde du côté des employé-e-s de café étudiants (souvent au salaire minimum) et dans les coopératives étudiantes comme Coopsco. Quelle crédibilité a une association étudiante qui exige une mesure tout en ne l’appliquant pas dans son propre café? Il serait grand temps d’y remédier, et vite, sinon ces associations sont carrément complices de la précarité étudiante et ouvrière.

sttmaeLa précarité est loin de s’arrêter à ce niveau dans les milieux associatifs en éducation. En effet, la majorité des emplois offerts par les associations étudiantes et les cafés étudiants sont précaires par définition. Emplois à contrat déterminé, temps souvent très partiel, emplois atypiques ou sur appel, mises à pied durant l’été; si certaines de ces mesures peuvent satisfaire certaines travailleuses et certaines travailleurs, il faut dire qu’elles sont, plus souvent qu’autrement, une façon de précariser les employé-e-s. Si nous n’avons pas nécessairement de solution miracle à proposer face à ce genre de situation, il serait tout de même bien de se poser la question lorsqu’il y a volonté d’embaucher, et ne pas tenter de reproduire ce qui se fait dans l’entreprise capitaliste actuelle.

Toutes ces raisons sont celles qui nous ont poussé à nous organiser en tant que Syndicat des Travailleuses et Travailleurs des Milieux Associatifs en Éducation (STTMAE). En effet, à l’instar de plusieurs associations étudiantes, nous croyons au syndicalisme de combat pour faire valoir nos revendications et désirons nous organiser pour améliorer nos conditions de vie. Pour nous, il est temps de combattre la précarité présente même dans nos milieux progressistes. Nous adhérons également à une vision révolutionnaire du syndicalisme qui permet, maintenant, d’organiser la société de demain dans la coquille de l’ancienne.

Parce que nous aussi, vos employé-e-s, sommes tanné-e-s d’être pauvre!

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Entente conclue au Frite Alors! Rachel

Le vendredi 15 décembre 2016, les employé.es du Frite Alors! Rachel en sont finalement venu.es à une entente avec la partie patronale. Un virage majeur pour les wobblies qui reprennent ouvertement pignon sur rue à Montréal et une première pour le mouvement syndical qui voit naître de nouvelles manières de fonctionner en dehors des limitations du cadre légal.

Nous nous rappelons que le communiqué de presse envoyé le 27 août dernier pour annoncer leur affiliation au Syndicat Industriel des Travailleurs et Travailleuses – Industrial Workers of the World (SITT-IWW), incluait une liste de points qu’ils et elles voulaient voir changer sur leur lieu de travail. On y parlait entre autre d’augmentations de salaires en cuisine et au service, d’augmentations annuelles, d’une standardisation des formations, d’une priorité à l’interne lors de l’ouverture de nouveaux postes, d’un plancher d’heures garanties, d’une compensation pour les quarts de travail en stand-by et de congés maladie.

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Témoignage d’un.e membre de l’IWW Québec pour la journée internationale pour l’élimination de la pauvreté.

Voici un témoignage d’un.e membre de l’IWW-Québec:

«En cette journée Internationale pour l’élimination de la pauvreté, je ne peux que ressentir une profonde solidarité de classe envers celles et ceux faisant les frais des puissants. Provenant moi-même d’un milieu pauvre, je ressens depuis toujours dans mon corps et mon esprit le poids d’avoir à lutter contre les ravages et les traumatismes hérités de cette forme de violence : la violence économique. Selon moi, la pauvreté n’est pas une fatalité sortie tout droit de la nature, elle est planifiée par l’élite économique afin que ceux-ci conservent leurs privilèges et nous avons le pouvoir de la faire cesser.

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Je suis serveuse, en quoi le 15-5-7 ça me concerne? Et comment y arriver?

Depuis que j’ai 14 ans, je travaille dans l’industrie de la restauration. Ça veut dire que depuis que j’ai 14 ans j’en ai vu de toutes les couleurs de passe droit et de salaire de merde. Mais j’ai eu de la chance, j’ai commencé hôtesse et ai toujours eu un peu de pourboire. Arrivée à l’étape de l’appartement, j’étais serveuse, ce qui me garantissait un coussin financier confortable.

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Pour avoir le 15-5-7, pas de fatalité, il faut s’organiser et lutter!

S’il va sans dire que le mouvement pour le 15$ de l’heure au Québec n’a pas encore atteint le stade de mobilisation et de visibilité qui lui fut accordé aux cours de la dernière année, il a tout de même réussi à s’inscrire comme une partie intégrale de la stratégie de plusieurs regroupements communautaires et syndicaux.

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La moitié des canadien.nes sont à 200$ près de ne pas y arriver

CALGARY- Un récent sondage réalisé au courant du mois de janvier suggère que près de la moitié des Canadiens sont à 200$/mois de ne pas réussir à payer leurs comptes et faire les versements minimaux requis pour payer leurs dettes.

Le sondage Ipsos Reid annonce aussi que près du quart des 1,582 personnes contactées sont déjà dans l’incapacité de faire leurs paiements.

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