Pourquoi je manifeste le 1er mai?

 Alain, travailleur de Postes Canada à la retraite, ancien dirigeant du Syndicat des Travailleurs et Travailleuses des Postes (STTP) et membres du SITT-IWW Montréal explique les raisons qui l’amèneront à manifester lundi prochain pour la journée internationale des travailleurs et travailleuses.


Chaque journée il sort des choses, des dossiers, qui sont une insulte pour la classe ouvrière. Des affaires de corruption ou ce qui se passe avec Bombardier en ce moment. La classe ouvrière a raison d’être en tabarnak, c’est eux et elles qui en arrache le plus.

Le 1er mai c’est important pour moi parce que c’est la vraie fête des travailleurs et des travailleuses. D’ailleurs ça devrait être une journée férié!

Malgré les promesses d’un renouveau syndical, depuis des années et des années, ça tourne en rond. La seule avenue possible, celle qui nous donnerait le rapport de force, c’est de reprendre le contrôle des plancher de travail. C’est la force du SITT-IWW, l’esprit de solidarité des wobblies.

Parce que la stratégie des employeurs c’est de diviser pour mieux régner. La solidarité c’est dans notre ADN mais elle doit s’exprimer à la base, au quotidien sur nos lieux de travail.

Les centrales syndicales sont plus capables de faire cette job là, de revenir sur les plancher de travail et d’en reprendre le contrôle. C’est devenu des grosses machines, trop lourdes. C’est rendus des professionnels du syndicalisme alors ça leur coûterait trop cher de mobiliser la base véritablement.

Les syndiqué-es considèrent leurs organisations comme une compagnie d’assurance, et de fait celles ci ne s’occupent presque plus que du volet légal. Souvent c’est long et décourageant un grief, alors la base perd confiance dans le syndicalisme. Après il faut nuancer, ça a aussi du bon : les employé-es syndiqué-es ont quand même des meilleures conditions de travail. Je pense qu’abolir le milieu syndical serait dangereux. Il faut trouver une manière de conscientiser les travailleurs et travailleuses.

C’est pour toutes ces raisons que j’aime bien le slogan que j’ai vu sur notre banderole : «travailleurs et travailleuses en tabarnak!», ça résume bien ce que je pense. Il y a un ras le bol. La coupe est pleine!

Alain Duguay

Crédit photo: L’occupation du Frite Alors! Rachel par C.Martin

Manif-action à l’hôtel Bonaventure: On a peut-être pas eu le 15$/h, mais on a la piscine!

Samedi le 22 avril à 17h, des wobblies ont décidé que c’était leur tour de profiter des bonnes choses de la vie, ne serait-ce que pour un instant!  Une occupation festive de la piscine chauffée située sur le toit de l’Hotel Hilton Bonaventure fut organisée par 25 membres du SITT-IWW Montréal. «Nous sommes venus profiter des bonnes choses de la vie et rappeler à la bourgeoisie que son luxe et ses largesses sont possibles grâce à notre travail.» lance d’emblée une militante présente sur place. «À 10 jours du 1er mai, nous voulions aussi exprimer à la classe des travailleuses et des travailleurs qu’il est temps de reprendre le pouvoir sur nos vies.», ajoute-t’elle.

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La Coupe est pleine! Le coût de la vie augmente sans arrêt. Les services publics se font tronçonner. Les personnes assistées sociales subissent des attaques sauvages. Il y a la menace d’une réforme des Normes du travail à la sauce patronale qui nous guette. Et pour ajouter l’insulte à l’injure, tandis que syndicats et groupes communautaires réclament un salaire minimum à 15$ de l’heure, les boss et l’État répondent : vous ne valez guère plus de 11,25$. Comme si ce n’était pas suffisant, le climat social se dégrade. Les discours racistes ont de vastes tribunes. On maltraite la différence. Les crimes haineux visant les femmes, les musulman.es et la communauté LGBTQIA* se multiplient. Nous ne tolérons pas ces discours de haine qui se propagent autant dans les médias, les milieux de travail et nos communautés.

Nous appelons donc les travailleurs et les travailleuses ainsi que nos groupes alliés à participer à notre ras-le-bol. Et c’est dans cette optique que nous vous invitons officiellement à vous joindre à nous. Le lundi 1er mai, de 14h30 à 16h30, nous offrirons une bouffe communautaire avec musique et prises de parole dans le quartier Centre-Sud au parc Médéric-Martin, puis nous nous rassemblerons au métro Frontenac à 17h00 pour manifester vers le centre-ville! Si aujourd’hui nous rendons visite à la bourgeoisie là où elle se trouve ce n’est pas par envie ou par jalousie. C’est parce que nous voulons lui rappeler que nous nous trouverons toujours sur son chemin. Jusqu’à ce que les bonnes choses de la vie soient partagées équitablement. Jusqu’à ce que les classes sociales soient abolies. Jusqu’à ce que les travailleuses et les travailleurs profitent pleinement du fruit de leur travail Jusqu’à ce que tout le monde ait accès à une piscine chauffé au milieu d’un parc enchanteur ! Nous voulons une vie riche, pas une vie DE riche. On se voit le 1er mai

Crédit photo: Patrick Sicotte Manifestation Lançons l'automne chaud! 7 septembre 2015

La solidarité mène à la victoire dans un studio d’animation 3D de Montréal!

Avertissement, ceci ne sera pas un récit d’héroïque camaraderie, de courage ou de combat ardu, mais d’une campagne d’organisation qui s’est avérée efficace.

Emploi: Je travaille en animation 3D pour un gros studio français possédant un département de 16 employé.es à Montréal.

Conditions : L’atmosphère de travail était de plus en plus horrible. En comparaison des autres studios du domaine à Montréal, nous avions tout à demander. Lors d’une des pires réunions, où notre accès à de la musique fut mentionné comme un privilège, déjà que nous avions pas accès à internet. Une collègue mentionna la possibilité de former un comité, doucement dans le vacarme de tout le monde qui chialaient comme d’habitude. Il fallait sauter sur l’occasion, montrer à mes collègues que leur simple critique ne changerats rien.

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Les agences de placement, le cheap labour et la misère.

Dans le cadre de la manifestation organisée par lAssociation des travailleurs et travailleuses dagences de placement (ATTAP), un membre du IWW Montréal a pris la parole, voici ce quil avait à dire.

Bonjour à tous et toutes, je suis membre du Syndicat Industriel des Travailleurs et Travailleuses, le IWW Montréal. Nous sommes ici aujourdhui en solidarité avec les travailleurs et travailleuses dagence de placement. Nous sommes ici pour les soutenir, en tant que travailleurs, et pour faire écho à leurs revendications!

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Vie de Wobblies: Ma vision du Syndicat

Présentation

Avant de débuter, veuillez comprendre que mon nom et mon milieu de travail ne seront pas diffusés, et ceci, à ma demande et à des fins de sécurité d’emploi. Je me décrirai donc seulement en disant que je suis un homme dans la fin vingtaine qui travaille, sans être aux études, depuis une dizaine d’années et qui milite auprès de différentes associations de gauche depuis 2014.

Mon aventure auprès des IWW a commencé en juin dernier à la suite de nombreux échecs de ma part et des groupes auprès desquels je militais à créer un mouvement de la gauche radicale solide, uni, durable et en perpétuelle croissance au Québec. Interpellé par l’idée d’arriver àrejoindre les gens directement sur leurs milieux de travail et d’enfin sortir de la gauche des CÉGEPS, du «‘shlag»et des Universités où elle était par la force des choses vouée à toujours demeurer marginale et insuffisante pour ne serait-ce que conserver nos acquis (et donc, loin de nous mener vers la révolution ou de bloquer la montée actuelle de l’extrême droite !), j’ai pris la décision de contacter un délégué et de signer ma carte, sachant que je n’avais rien à y perdre. Je n’avais à ce moment-là aucune idée de la grande aventure dans laquelle je m’apprêtais à m’engager ni de ce qu’était VRAIMENT le syndicalisme  révolutionnaire des IWW. À peine neuf mois plus tard, je l’ai cependant tatoué sur le cœur !

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La Coupe est pleine! Colère, bouffe et manifestation : appel aux groupes pour le 1er mai 2017!

Le Syndicat Industriel des Travailleurs et Travailleuses (SITT-IWW) vous propose un 1er mai sous un thème rassembleur qui aborde différents problèmes interreliés : « La coupe est pleine! »

Le coût de la vie augmente sans arrêt. Les services publics se font tronçonner. Les personnes assistées sociales subissent des attaques sauvages. Il y a la menace dune réforme des Normes du travail à la sauce patronale qui nous guette. Et pour ajouter linsulte à linjure, tandis que syndicats et groupes communautaires réclament un salaire minimum à 15$ de lheure, les boss et l’État répondent : vous ne valez guère plus de 11,25$. Lire la suite

Vie de Wobblies: Comment je suis devenue membre des IWW.

Quand on m’a demandé si je pouvais écrire un témoignage pour raconter mon parcours avec l’IWW, ma première réponse a été « Haha, j’ai rencontré un gars sur Tinder pis c’est comme ça que j’ai découvert l’IWW ». C’est ridicule parce que c’est vrai, mais c’est quand même une plus longue histoire que ça.

Il y a 2 ans, je m’impliquais avec mon asso étudiante et je m’embarquais dans un recours collectif contre la police de Québec. Il y a 2 ans aussi, je traînais sans espoir sur Tinder quand j’ai rencontré quelqu’un de bien. Et il se trouve que ce quelqu’un est membre de l’IWW… Eh oui, c’est comme ça que j’ai découvert le syndicat. Même pas dans des manifs, même pas par les actions, même pas par son organisation syndicale, juste par un drôle de hasard.

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