La Coupe est pleine! Colère, bouffe et manifestation : appel aux groupes pour le 1er mai 2017!

Le Syndicat Industriel des Travailleurs et Travailleuses (SITT-IWW) vous propose un 1er mai sous un thème rassembleur qui aborde différents problèmes interreliés : « La coupe est pleine! »

Le coût de la vie augmente sans arrêt. Les services publics se font tronçonner. Les personnes assistées sociales subissent des attaques sauvages. Il y a la menace dune réforme des Normes du travail à la sauce patronale qui nous guette. Et pour ajouter linsulte à linjure, tandis que syndicats et groupes communautaires réclament un salaire minimum à 15$ de lheure, les boss et l’État répondent : vous ne valez guère plus de 11,25$.

Comme si ce n’était pas suffisant, le climat social se dégrade. Les discours racistes ont de vastes tribunes. On maltraite la différence. Les crimes haineux visant les femmes, les musulman.es et la communauté LGBTQIA* se multiplient. Nous ne tolérons pas ces discours de haine qui se propagent autant dans les médias, les milieux de travail et nos communautés.

Nous appelons donc les travailleurs et les travailleuses ainsi que nos groupes alliés à participer à notre ras-le-bol. Et cest dans cette optique que nous vous invitons officiellement à vous joindre à nous.

Le lundi 1er mai, de 14h30 à 16h30, nous offrirons une bouffe communautaire avec musique et prises de parole dans le quartier Centre-Sud au parc Médéric-Martin, puis nous nous rassemblerons au métro Frontenac à 17h00 pour manifester vers le centre-ville!

 

Nous invitons donc les groupes, syndicats et associations à endosser notre appel et à confirmer leur présence via l’adresse courriel du SITT : iww_quebec@riseup.net

IWW-SITT

Vie de Wobblies: Comment je suis devenue membre des IWW.

Quand on m’a demandé si je pouvais écrire un témoignage pour raconter mon parcours avec l’IWW, ma première réponse a été « Haha, j’ai rencontré un gars sur Tinder pis c’est comme ça que j’ai découvert l’IWW ». C’est ridicule parce que c’est vrai, mais c’est quand même une plus longue histoire que ça.

Il y a 2 ans, je m’impliquais avec mon asso étudiante et je m’embarquais dans un recours collectif contre la police de Québec. Il y a 2 ans aussi, je traînais sans espoir sur Tinder quand j’ai rencontré quelqu’un de bien. Et il se trouve que ce quelqu’un est membre de l’IWW… Eh oui, c’est comme ça que j’ai découvert le syndicat. Même pas dans des manifs, même pas par les actions, même pas par son organisation syndicale, juste par un drôle de hasard.

On s’entend qu’à ce moment-là, j’avais pas beaucoup d’expérience au niveau du militantisme. Quelques manifs, une souricière brutale, 2 semaines de grève, présence sur l’exécutif de mon asso… Ça se résume à ça, je crois. Mais j’étais déjà tannée du militantisme étudiant, de ses contraintes et surtout, de l’impossibilité d’établir des vrais projets à long terme : les gens viennent faire leur bacc puis disparaissent, alors on doit tisser des liens rapidement, travailler au jour le jour. Ça a ses avantages, mais pour une personne introvertie comme moi, qui a besoin de prendre son temps avec les nouvelles personnes, c’est des contraintes difficiles à surmonter. J’étais rendue à un moment dans ma vie où j’avais envie de m’impliquer de façon plus durable, mais je voyais pas beaucoup d’options ; c’est précisément à ce moment -jolie coïncidence- que j’ai découvert l’IWW.

On pourrait maintenant croire qu’après avoir découvert le syndicat, j’aurais pris ma carte tout de suite. De ce que j’avais pu voir en manif, et de ce que j’en avais entendu, ça avait l’air d’une grande famille de gens qui se tiennent les coudes serrés ; ça donne envie de les rejoindre, non? Oui, mais en même temps, c’est justement ce qui fait que ça m’a pris autant de temps avant de prendre ma décision. Comment moi, qui ne connaissais pratiquement personne du groupe, qui n’avais presque jamais participé à des actions directes, qui ne se croyait pas à la hauteur, j’allais réussir à faire ma place là-dedans? Eh bien, ça l’air que j’y suis arrivée. J’ai pris ma carte et me voilà, un an plus tard, à être impliquée dans 3 comités et secrétaire d’un d’entre eux, à être déléguée, à avoir donné 2 formations d’introduction à l’IWW et à écrire un article pour notre blog. À toutes les personnes trop timides pour faire le premier pas : vous ne perdez rien à essayer, y’a personne qui va vous manger.

Et puis la grande question : pourquoi j’ai fini par autant accrocher à ce groupe-là? Il y a mille réponses à ça, mais je trouve que le syndicat incarne des valeurs que je partage et que j’ai jamais vraiment eu l’occasion d’exprimer. J’ai une formation en travail social et ça fait des années que j’occupe des jobs dans le service à la clientèle ; après un moment, j’ai fini par réaliser que la précarité et la souffrance que vivent les gens qui travaillent en relation d’aide, que la pauvreté dans laquelle se démène la majorité des personnes autour de moi… ça ne peut pas durer. C’est pas normal qu’on doive vivre comme ça, je peux pas croire qu’il existe aucun moyen de s’en sortir. On en parle entre collègues, oui, on s’en plaint, mais pour plusieurs raisons on ne trouve jamais les moyens de s’attaquer au problème. Ce que je crois avoir trouvé avec l’IWW, c’est un bon point de départ pour faire ça.

Déjà, d’avoir un espace pour parler de ces problèmes-là et mettre en commun nos expériences, au lieu de nous dire qu’il y a pire et qu’on devrait se la fermer. Puis découvrir ce qui s’est fait ailleurs, ce qui motive les autres personnes, ce qu’on pourrait faire ; il y a une foule d’actions possibles pour parvenir à nos fins, des appels téléphoniques aux occupations, en passant par les manifs et les ateliers de discussion. Il n’y a pas que la grève pour venir à bout d’un conflit de travail : la créativité et la solidarité peuvent -et vont- nous mener loin.

Et pour finir sur une note cute, c’est toute cette implication qui m’a fait découvrir un monde de possibilités et de personnes extraordinaires, en plus de m’avoir donné un solide boost de confiance en moi. Oui, parce que j’assume des responsabilités et que les gens me font confiance, mais aussi parce que je me rends compte aujourd’hui que j’ai réussi à me créer un réseau dans une nouvelle ville, dans un groupe que j’ai choisi et qui représente mes idées. J’ai aussi appris ce que c’était, la solidarité. J’ai trouvé l’engagement militant qui me convient ; un engagement actif, continuel, plus centré sur l’action dans le présent que sur le respect à tout prix d’une idéologie. On fait quelque chose ensemble, et ça, ça n’a pas de prix. Il s’agit de cesser d’être passifs face au monde et ensemble, de commencer à y prendre activement notre place.

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Découvre comment bâtir ton Syndicat!

Formation d’organisation 101.

Donnée sur 2 jours et en français, la formation d’organisation 101 (OT-101) permet de connaître et pratiquer les bases de la pratique d’organisation syndicale. Celle-ci vise à donner les outils nécessaires aux organisateurs et organisatrices qui pourront les utiliser sur leur lieux de travail, afin de mener des luttes syndicales dans la tradition du syndicalisme de solidarité en s’appuyant sur l’action directe.

La formation se déroule sur 2 jours, de 9h à 17h, soit le samedi 4 mars et dimanche 5 mars. Déjeuner et dîner sont assurés durant la formation. Un « social » est organisé le samedi soir.

La formation est accessible à tout les travailleurs et travailleuses. Cependant, en cas de demandes trop importantes, les personnes membres seront priorisées. Une contribution volontaire d’environ 20$ est suggérée.

INSCRIPTION

L’inscription se fait via le formulaire suivant: https://docs.google.com/forms/d/1nK54FBqBQlf5uOYBc7bm-X3WspYiFaFCh3ojdLtGi90/viewform?edit_requested=true

 

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Formation d’Organisation 101 à Los Angeles les 4-5 février 2017. Crédit Photo: M.K.

Entente conclue au Frite Alors! Rachel

Le vendredi 15 décembre 2016, les employé.es du Frite Alors! Rachel en sont finalement venu.es à une entente avec la partie patronale. Un virage majeur pour les wobblies qui reprennent ouvertement pignon sur rue à Montréal et une première pour le mouvement syndical qui voit naître de nouvelles manières de fonctionner en dehors des limitations du cadre légal.

Nous nous rappelons que le communiqué de presse envoyé le 27 août dernier pour annoncer leur affiliation au Syndicat Industriel des Travailleurs et Travailleuses – Industrial Workers of the World (SITT-IWW), incluait une liste de points qu’ils et elles voulaient voir changer sur leur lieu de travail. On y parlait entre autre d’augmentations de salaires en cuisine et au service, d’augmentations annuelles, d’une standardisation des formations, d’une priorité à l’interne lors de l’ouverture de nouveaux postes, d’un plancher d’heures garanties, d’une compensation pour les quarts de travail en stand-by et de congés maladie.

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Vol de salaire contrecarré dans Ahuntsic

Il y a quelques semaines, un employé en restauration, aide cuisinier, nous contactait car il avait des problèmes (sic) de paye avec son employeur. Sa boss lui réclamait un montant qu’elle lui avait versé en trop par mégarde, et plutôt que de lui signifier et prendre une entente avec lui, elle alla directement piger dans sa paye suivante sans l’en avertir. Et pas qu’un peu, plus des trois quarts de sa paye.

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Action en Directe: Lettre ouverte aux membres de Radio Centre-VIlle

À la fin de l’été avec l’équipe d’Action en directe, nous avons décidé de prendre une pause d’une session pour mieux revenir sur les ondes à l’hiver 2017. Malgré ce retrait nous avons continué de suivre l’actualité de Radio Centre-Ville et cette actualité est plus que préoccupante!

Radio Centre-Ville traverse une crise, autant politique qu’économique. Nous vous partageons ici un communiqué, signé par plusieurs bénévoles.

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Retour sur la Formation d’Organisation 101

Les 8 et 9 octobre derniers, le SITT-IWW Montréal a profité de la longue fin de semaine de l’action de grâce pour donner à une douzaine de ses membres une formation d’OT-101 (entraînement d’organisateur / organisatrice 101) en anglais à son local sur la rue Brébeuf, à Montréal.

La formation d’une durée de deux jours fut donnée par un organisateur des États-Unis et une organisatrice de l’Ontario, choisi-e-s de branches provenant de l’extérieur du Québec et ce, pour leur grande expérience. Ce choix permit aux quelques 12 personnes présentes de bénéficier non seulement d’une formation qui existe depuis longtemps et dont l’efficacité n’est plus à démontrer, mais aussi de l’expérience du formateur et de la formatrice qui fut très appréciée des participants et des participantes.
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