Mettons-nous au travail !

Ce texte est une traduction partielle du texte «Let’s get to work» publié sur Jacobin par le fellow worker de l’IWW New-York, Erik Forman. Bien qu’il se concentre sur le mouvement ouvrier aux États-Unis, il contient de nombreuses leçons d’organisation pour la gauche d’ici.

Le «Salting» a créé les premiers mouvements ouvriers des États-Unis; il pourrait les ressusciter aujourd’hui. -Érik Forman

La gauche a cette longue tradition consistant à continuellement se demander « Que faire?». Depuis le jour où Lénine a posé cette question rhétorique, elle est au centre de toutes les sortes de développement théorique et des appels à l’action des mouvements sociaux. 

« Que faire ? » voyage ainsi de mouvement à mouvement, de crise en crise, et fait occasionnellement la lumière sur les problèmes existentiels fondamentaux de la gauche. Suivant cette tradition, le récent numéro de Jacobin, «Rank and File», s’est penché sur l’une des plus urgentes questions de la gauche contemporaine: que faire pour ressusciter le mouvement ouvrier ?

Des contributeurs et contributrices ont offert nombre de diagnostics et de prescriptions. Charlie Post a mis de l’avant le rôle crucial que la minorité militante a joué dans le succès des mouvements ouvriers du XXe siècle ; Jane McAlevey a appelé à ce que tous les travailleurs et toutes les travailleuses s’organisent; Joe McCartin a urgé les syndicats de ne pas manquer l’opportunité offerte par la brève fenêtre entre la décision Friedrichs et la prochaine attaque sur le droit à la convention collective; et Sam Gindin à une «gauche de classe» en tant qu’alternative au syndicalisme de mouvement social.


Cependant, depuis la publication de ces articles, la crise de la classe
ouvrière ne s’est qu’accentuée; la droite contrôle maintenant les trois branches du gouvernement fédéral des États-Unis ainsi que la majorité des États. La suite de Friedrichs, « Janus v. AFSCME », est maintenant en cour suprême, menaçant de décimer les syndicats du secteur public à travers tous les États-Unis. La rumeur d’une loi nationale antisyndicale se répand.

Ainsi, déterminer « Que faire ?» ne fait que devenir de plus en plus urgent. Mais voilà, il y a un problème par rapport à cette question, évident même au premier niveau de grammaire : «Que faire ? » commet le péché capital de chaque enseignant-e en écriture : La voix passive ! Qui est le sujet dans cette question ? Qui fera ce qui doit être fait ?

L’absence d’un sujet actif est bien plus importante qu’un simple problème grammatical; elle représente LE problème de la gauche ouvrière. La minorité militante est petite, voire non existante, et il n’est pas très clair de savoir qui est supposé la reconstruire. Un large fossé existe entre la gauche intellectuelle et la classe ouvrière de qui elle discute.

Malheureusement, les voix provenant de la classe ouvrière se font rares au travers des personnalités qui dominent actuellement le discours de la gauche. La plupart des théoricien-ne-s issu-e-s de la gauche écrivent en effet selon une perspective intellectuelle qui se tient au-delà de la classe ouvrière plutôt que par des travailleurs et des travailleuses qui en sont le cœur même.

Les décideurs, en ce qui a trait au travail, sont bien souvent à des kilomètres d’être sur le plancher des vaches. Le résultat en est que nous entendons beaucoup plus fréquemment parler de syndicats qui organisent des milieux de travail que de milieux de travail qui s’organisent en syndicat. Les travailleurs et travailleuses se retrouvent donc dans une position d’objet plutôt qu’à celle du sujet dans leurs propres organisations.

Cette aliénation se manifeste d’une multitude de façons : Les travailleurs et les travailleuses ne participent pas/plus aux réunions, ne sont pas prêt-e-s ou motivé-e-s à faire la grève, acceptent des conventions concessives, et, comme les dernières élections aux États-Unis l’ont démontré, expriment un support d’un niveau alarmant envers les candidat-e-s de la droite.

Les travaillistes libérales croient que ces problèmes peuvent être réglés par de petits ajustements : Les médias sociaux, des coalitions médiatiques avec des groupes communautaires, des campagnes ciblées sur telle ou telle mesure du gouvernement, et d’autres petites actions qui ont toutes comme point en commun de ne pas fondamentalement changer la structure des syndicats. La situation présente démontre cependant que cette approche «band-aid» a lamentablement échoué à inverser le déclin du mouvement ouvrier.

De plus, même si elle pouvait le faire, elle n’irait pas assez loin. La gauche ouvrière ne doit pas chercher qu’à sauver les institutions ouvrières existantes, mais les transformer et en bâtir de nouvelles. Notre but devrait faire en sorte que les travailleurs et les travailleuses soient le sujet plutôt que l’objet de leurs propres organisations – et de l’histoire.

Notre prescription pour le renouveau du mouvement ouvrier nécessite une nouvelle grammaire. À la place de demander « Que faire ? », nous deorganise1vroins plutôt nous demander « Que DEVRAIS-JE faire ? »

Il s’avère que la droite a au moins à moitié raison :
nous devons nous lever et trouver un boulot. Ensuite, nous devrions faire ce que nous disons aux travailleurs et travailleuses de faire sans arrêt : Syndiquer nos milieux de travail.

Cette tactique porte historiquement un nom. Nous l’appelons le «Salting», et elle a été fondamentale à
l’établissement du mouvement ouvrier aux États-Unis.

Le sel de la terre

Le « Salting » a de profondes racines à l’intérieur du mouvement ouvrier et de la gauche. Cette technique a porté plusieurs noms : L’industrialisation, la colonisation industrielle, la concentration industrielle, ou l’établi, en France. Chacun de ces termes désigne une application plus ou moins différente de la même idée : se faire employer par une entreprise dans l’unique but de l’organiser.

Le Salting a bâti et a soutenu toutes les recrudescences majeures du mouvement ouvrier du vingtième siècle. En fait, il fut un temps où cette façon de faire était si fondamentalement implantée dans le syndicalisme qu’elle n’avait même pas de nom ; les travailleurs et les travailleuses guidées par une idéologie radicale organisaient simplement leur milieu de travail, bâtissant le mouvement ouvrier partout où ils et elles allaient.

Les Knights of Labor ainsi que l’IWW devaient leur succès au fait d’avoir attiré des membres immigrant-e-s et itinérant-e-s vers la politique radicale pour ensuite l’apporter avec eux dans les usines. Toutes ces personnes faisaient partie du processus de salting et étaient organisées, et pas seulement les professionnelles !

L’IWW est ainsi devenu une école pour une génération d’organisateurs et d’organisatrices, dont beaucoup se sont joints à d’autres organisations radicales et ont formé le CIO (Congress of Industrial Organizations) . Sentant le marasme économique des années 1920, ces groupes militants ont gardé vivant le germe du syndicalisme radical, prêt à s’éclore lorsque le climat politique le permettrait.

Toutes les grèves générales célèbres de 1934 – celle des teamsters de Minneapolis, celle du Waterfront de San Francisco, et celle de Toledo Auto-Lite – ont pu avoir lieu grâce à des années de travail acharné d’organisation de la base des milieux de travail faite par des cellules radicales de travailleurs et de travailleuses provenant d’une panoplie d’organisations socialistes.

Ces grèves massives catalysées par la minorité militante ont mené à l’institutionnalisation des mouvements ouvriers par le passage du National Labor Relation Act en 1935. Ironiquement, cette institutionnalisation créa les contradictions qui permirent une nouvelle vague d’organisation par la base plusieurs décennies plus tard.

Lorsque la minorité militante a réapparu vers la fin des années 1960 et au début des années 1970, ils et elles ont eu à faire face non plus juste aux employeurs, mais aussi aux syndicats qui s’étaient habitués à agir en partenariat avec les entreprises plutôt qu’à les combattre.

Comme les actions de la fin du 19e siècle et du début du 20e siècle, la vague de grèves sauvages de la fin des années 1960 et du début des années 1970 a débuté lorsque les travailleurs et travailleuses ont apporté leurs croyances politiques radicales au travail. Cette fois, il ne s’agissait pas d’immigrant-e-s anarchistes ou socialistes, mais de militant-e-s pour les droits des noir-e-s, d’étudiant-e-s révolutionnaires et de vétérans fraîchement revenus de la guerre du Vietnam.

Surtout à Détroit, l’organisation délibérée est ce qui a permis une radicalisation spontanée massive. Débutée par des étudiant-e-s et des travailleurs et travailleuses radicaux bien enracinées dans la classe ouvrière noire de la ville, la League of Revolutionary Black Workers (LRBW), s’est organisé contre la hiérarchisation raciste au travail, dans les hautes instances du United Automobile Workers (UAW) mais aussi dans la société dans son ensemble.

Alors que la ville était encore fumante de la grande rébellion de 1967 – Une révolte de travailleurs et travailleuses qui a nécessité 17 000 soldats et 155,576 cartouches de munition de M1 à réprimer – la LRBW a adopté comme stratégie révolutionnaire d’activer le pouvoir de la classe ouvrière noire au cœur du capitalisme industriel américain. Le Salting devint vite une arme clé de son arsenal.

General Baker, l’un des militants principaux de l’organisation, s’est ainsi trouvé un emploi dans l’usine principale de Dodge et sest mis à l’organiser. Le 2 mai 1968, son travail a porté fruit : Une grève sauvage de quatre mille employé-e-s a fait fermer l’usine en réponse à des licenciements racistes. La compagnie a répliqué avec encore plus de racisme ; Baker et douze autres travailleurs ont perdu leurs emplois pour avoir organisé cette grève.

L’industrie de l’automobile a tenté de mettre Baker sur la liste noire et le UAW a refusé de le défendre, lui comme ses collègues. Il a utilisé alors un pseudonyme pour pouvoir être employé à l’usine de Ford Rouge (la plus grosse usine du monde à cette époque) et a rapidement devenu président de la section locale de l’UAW.

La League est allée de l’avant pour organiser les travailleurs et les travailleuses dans les usines, les hôpitaux, un centre de distribution de UPS, le Detroit News, et partout à travers la ville. Elle a planifié des grèves sauvages, a défié la UAW pour ses pratiques antidémocratiques et racistes, a protesté contre la brutalité policière, ont obtenu une disculpation pour un travailleur qui avait tué deux contremaîtres, a arrivé à faire dissoudre une unité antigang raciste de la police, a construit un pont avec la classe moyenne et ouvrière blanche locale grâce à un club de livre qui était très populaire, a créé une maison d’édition, une librairie, une imprimerie et a produit un documentaire sur son travail.

Toute cette série de succès a été possible grâce à la relation complémentaire entre les radicales et les radicaux qui s’étaient trouvé-e-s un travail dans le but de l’organiser et les personnes qui organisaient leur milieu de travail après se faire radicaliser – que ce soit dans la rue ou au travail. Les accomplissements de la LRBW, suivis par une vague de grèves sauvages au début des années 70 et la perception que les mouvements sociaux des années 60 avaient atteint leurs limites, a inspiré une génération de radicaux et radicales à se tourner vers la classe ouvrière.

**Une section imposante de texte a été retirée ici. Vous pouvez cependant le consulter en entier dans sa version originale anglaise ici, à partir du sous-titre The Turn to the Working Class.

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A Working class hero is something to be..

Depuis l’élection de Donald Trump, des milliers de personnes aux États-Unis se sont ruées vers les organisations de gauche en réaction à la réalité dystopienne dans laquelle ce pays s’enfonce. Ces personnes accourent en demandant « que dois-je faire ? »

Le mouvement anti Trump s’est rapidement mis à l’action directe de perturbation économique : Une marche des femmes, une grève des taxis, une grève des bodegas (épiceries newyorkaises), une grève-surprise du secteur de la haute technologie, et appelle maintenant à la grève générale. Cela ne peut cependant se produire sans une organisation massive du secteur de la production. Pour gravir les échelons jusqu’à la victoire, il faut apporter nos politiques au travail.

Se retourner vers leur milieu de travail est l’étape logique pour toutes les personnes qui se sont tournées vers le socialisme au cours de la dernière année. Le salting offre une porte d’entrée significative et accessible au militantisme, car la plupart d’entre nous doivent vendre notre force de travail pour vivre. Ce sont surtout les millénaux qui font face à une baisse historique de la mobilité sociale. Bien que nous n’ayons pas cherché à faire la lutte des classes, la lutte des classes est venue nous chercher.

Le Salting peut faire en sorte d’éliminer le fossé entre la gauche intellectuelle et la classe ouvrière en allant directement rencontrer les travailleurs et les travailleuses où ils et elles sont : au travail. Contrairement au fait d’adhérer à un syndicat traditionnel, à se trouver un emploi dans un organisme non gouvernemental, à prendre du temps à l’extérieur de notre travail pour militer, ou à entreprendre de hautes études, l’organisation des milieux de travail est immédiatement accessible pour toutes les personnes de la classe ouvrière et ne nécessite pas l’argent d’une bureaucratie qui pourrait d’ailleurs être récupérée contre nous ou dissoute dans quelques années.

Bien qu’encourager le salting devrait être la moindre des choses pour n’importe quel syndicat, la génération actuelle de leaders syndicaux pourrait ne pas être enthousiaste à opter pour cette stratégie, surtout parce que le congrès républicain essaie déjà de faire en sorte que cette pratique devienne illégale.

La gauche ouvrière devra mener la lutte. Nous devrions coordonner nos actions pour se concentrer sur des employeurs et des secteurs clés pour y acquérir les emplois qui permettraient de bâtir notre mouvement, idéalement à des postes qui minimisent la distance  entre les organisateurs et organisatrices et les gens qui se font organiser. Ou bien soyons des héros de la classe ouvrière et trouvons-nous des emplois dans les secteurs nos actions pourront avoir un impact démesuré comme celui de la logistique.

Si cela se produit, un virage à grande échelle vers la pratique du Salting pourrait transformer le mouvement ouvrier et la gauche en y mettant la classe ouvrière au centre. Le salting est la stratégie par laquelle la classe ouvrière radicale a pris forme et pourrait bien être celle par laquelle elle renaîtra.

Nous disons aux travailleurs et aux travailleuses de s’organiser depuis des décennies. Il est maintenant temps que la gauche ouvrière mette en pratique ses propres conseils. Nous savons ce qui doit être fait : trouvez-vous un emploi et mettons-nous au travail.

Erik Forman

Déclaration du SITT-IWW contre les mesures anti-musulman.es de Trump.

Déclaration du SITT-IWW contre l’interdiction de voyager pour les musulman.es, instaurée par Trump. Soumis le lundi 6 février 2017 à 18h51

Le SITT-IWW est un syndicat pour tous les travailleurs et toutes les travailleuses qui s’oppose à toutes les formes de discrimination. Ainsi, nous sommes absolument contre la récente interdiction de voyager instauré par Trump et qui vise les musulmans et musulmanes. Ce pas vers la discrimination officielle est une attaque contre nous tous et toutes. Le SITT-IWW a comme but d’organiser et de construire un réseau de force pour les travailleurs et les travailleuses les plus vulnérables, ce qui inclus les travailleurs et travailleuses à faible revenu et les immigrants et immigrantes. Nous sommes touchés par la résistance massive qui est née immédiatement après l’interdiction, comme, par exemple, de voir autant de personnes manifester leur mécontentement dans les aéroports à travers le pays. Nous sommes particulièrement fiers des travailleurs et travailleuses de la compagnie New York Taxis, qui ont interrompu les services à l’aéroport John F. Kennedy, mais aussi des employé.es des compagnies aériennes qui ont refusé de soutenir l’interdiction. Nous sentons que tous les gens sains d’esprit comprennent qu’il nous faut être solidaires jusqu’à ce que tous les non-résident.es aient le droit d’entrer au pays sans peur de représailles ou de persécutions. Cette solidarité entre prolétaires est notre meilleure arme pour repousser la vague de racisme – nous espérons que cette solidarité ne soit qu’un aperçu de ce dont nous sommes capables. Nous devons nous organiser pour réclamer la libération de tous les immigrant.es incarcéré.es et pour renverser l’interdiction de voyager. Notre pouvoir réside dans la solidarité. Une attaque contre l’un ou l’une d’entre nous est une attaque contre tous et toutes!

Un restaurant chantant de New-York s’organise avec les IWW

C’est une nouvelle campagne du SITT-IWW, et des plus excitante, qui a été lancée à New York dernièrement. Les travailleurs et travailleuses du Ellen’s Stardust Diner à Time Square sont sortis publiquement vers la fin aout 2016. C’est sous le nom de Stardust Family United que ces travailleurs et travailleuses se sont réuni.es pour répondre aux conditions de travail dangereuses, aux congédiements arbitraires et au harcèlement au travail.

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Exploitation carcérale, riposte syndicale!

Les prisonniers et prisonnières forment depuis de nombreuses décennies déjà la ligne de front d’un système de production basé sur l’esclavage. Coincé.es entre quatre murs pour la durée de leur peine, ils et elles sont souvent forcé.e.s de travailler pour des salaires dérisoires et dans des conditions inhumaines. Sous le couvert du mensonge voulant qu’ils et elles rendent à la société ce qu’ils et elles lui auraient pris ou à tout le moins qu’ils et elles contribuent à rembourser ce qu’il coûte de les maintenir en détention, le complexe carcéral américain offre de plus en plus régulièrement les services de cette main d’œuvre à faible coût à des compagnies privées.
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Solidarité avec les coursiers et coursières à vélo de San Francisco

Il y a quelques jours à peine, alors qu’une première rencontre des membres du Comité d’organisation pour un Syndicat des coursiers et coursières à vélo chez Sprig.Inc à San Francisco était organisée, l’employeur décréta l’équivalent d’un lock-out d’une semaine suivi d’un retour au travail avec un horaire coupé de moitié.

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Les Wobblies à travers le monde, Chronique de Mars.

En date du 1er janvier 2016, Randall Jamrok, secrétaire-trésorier général de l’IWW, finissait de faire les comptes et nous annonçait que l’IWW compte désormais plus de 3500 membres. Majoritairement répartie entre l’Amérique du Nord et l’Angleterre on les retrouve aussi en Norgève, en Allemagne, en Lithuanie, en Austrie, en Suisse, en Grèce, en Australie et en Chine. Si cette chronique mensuelle ne ce veut pas une liste exhaustive des activités de chacune des 50 et quelques sections locales qui constituent actuellement le Syndicat pour Tous et pour Toutes, elle tentera tout de même, tant ben que mal, de mettre un peu de lumière sur les activités des wobblies de partout à travers le monde.

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Les Wobblies à travers le monde

Des États-Unis, au Canada, à la Grande-Bretagne et à l’Irlande, en passant par la Norvège, l’Allemagne, la Lituanie, l’Autriche, la Suisse, la Grèce, l’Australie et la Chine, les Industrial Workers of the World sont plus que jamais un syndicat présent à l’échelle mondiale. Mais que font nos organisateurs et nos organisatrices réparties aux quatre vents? Quels sont leurs plans? Quelles sont leurs luttes? C’est à ces questions que tentera tant bien que mal de répondre cette nouvelle colonne, qui chaque mois mettra le feu des projecteurs sur les activités des wobblies de partout à travers le monde!

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