Pression émotionnelle et organisation

Par Nate. H

Ce texte est une traduction d’une publication de Nate. H paru dans d’abord le journal l’Industrial Worker, puis dans le pamphlet Weakening the Dam, intituée « Emotionnal pressure and Organization Building », bien célèbre dans sa version originale. Bien qu’il fut à l’origine écrit pour être un outil d’organisation destiné principalement aux organisateurs et organisatrices de l’IWW, nous considérons qu’il peut être utile à n’importe quelle personne ou n’importe quel groupe de personnes se retrouvant confronté à des enjeux problématiques sur son lieu de travail — soit, à tout le monde. L’équipe du Combat Syndical espère qu’il vous sera utile!

 

Nous désirons simultanément accomplir deux choses au travail:

Organiser nos milieux.

Améliorer nos conditions.

Nous pourrions les faire séparément, par exemple, en s’organisant sans plans visant à améliorer nos conditions, comme des soirées de poker ou des cercles de tricotage. Nous pourrions aussi faire l’inverse, soit tenter d’améliorer nos conditions sans organiser notre classe, en donnant par exemple individuellement des pots-de-vin à nos supérieurs ou en les couvrant de louanges. Aucune de ces deux choses n’a quoi que ce soit à voir avec le syndicalisme. Être un syndicat signifie améliorer nos conditions en s’organisant ou  s’organiser en améliorant nos conditions.

Pour bâtir une bonne solidarité et améliorer nos conditions, nous devons faire des actions au travail. Les actions sont l’oxygène d’un syndicat ; elles débutent en prenant la solidarité informelle qui existe entre les employé-e-s – les relations actuelles et le climat d’agitation à l’intérieur du milieu de travail – et en les dirigeant contre nos patrons sous forme d’actions.

Lorsque vous planifiez une action, prenez un problème qui dérange beaucoup et auquel les gens accordent beaucoup d’attention et d’importance, et demandez vous « avons-nous le pouvoir de faire changer cette chose ? ». Par exemple, le superviseur du quart de nuit du département de réception/expédition d’une usine n’a probablement pas de contrôle sur le plan d’assurance dentaire de l’entreprise, ni celui d’en instaurer un. Par contre, il possède celui d’être plus ou moins respectueux envers les employé-e-s et d’être plus ou moins strict sur, par exemple, les allées et venues aux toilettes.

Faites donc tout d’abord la liste des points que les employé-e-s désirent améliorer et déterminez qui est (sont) la (les) personne(s) à cibler par vos actions car elles ont le contrôle sur ces points. Faites ensuite la liste des superviseur-e-s ou patrons les plus bas dans la hiérarchie ayant un certain pouvoir décisionnel sur ces problèmes. Généralement, plus basses seront ces personnes dans la hiérarchie, plus il sera facile d’en obtenir ce que vous voulez. Ce point sera très important au départ, au moment ou, par exemple, cinq employé-e-s d’un département auront très peu de chance d’obtenir des gains dont bénéficieront les cent employé-e-s d’un milieu de travail. Cependant, s’ils ou elles obtiennent des gains dans leur département, il sera plus facile de recruter d’autres département qui pourront ensuite s’attaquer à de plus grands enjeux. C’est de cette manière que se bâtit l’organisation en milieu de travail.

Très tôt dans une campagne, il est important de se concentrer sur ce qui pourrait être appelé les «actions émotionnelles» ou la «pression émotionnelle». Je m’explique : Le travail est un souci de tous les instants pour nous, et à un degré différent, l’est aussi pour

 les patrons. Pour eux, il l’est généralement de plus en plus à chaque fois que leur degré descend dans la hiérarchie et vice-versa. Les actions émotionnelles sont celles où nous demandons à notre supérieur de faire un choix entre celui de faire de notre travail un moins grand problème ou celui que nous fassions du sien un plus grand. Plus ce ou cette supérieur-e sera près de nous dans la hiérarchie, plus ce type d’action sera facile à gagner. Particulièrement si ce ou cette superviseur-e est près de nous et que nous le ou la voyons à tous les jours, il ou elle se souciera beaucoup plus de notre opinion et de la manière dont nous le ou la traitons.

Lorsque nous confrontons collectivement un supérieur pour lui faire comprendre à quel point nos conditions de travail rendent nos vies déplaisantes, nous donnons aussi à ce ou cette supérieur-e une expérience très déplaisante. Nous pourrions voir cela comme le fait de partager une part de la misère que notre travail nous inflige avec lui ou elle. En donnant à ces supérieur-e-s une dose de leur propre médecine, rendant ainsi leur expérience au travail aussi misérable que la nôtre, nous pouvons les forcer à faire de petites améliorations à nos conditions de travail. En retour, cela nous permet de faire comprendre à nos collègues qu’il est possible de s’unir afin d’améliorer nos conditions et que plus nous serons nombreux et nombreuses à nous unir et serons solidaires, plus le rapport de force sera en notre faveur, et plus nous pourrons obtenir de grandes victoires.

Nate H.

La Coupe est pleine! Colère, bouffe et manifestation : appel aux groupes pour le 1er mai 2017!

Le Syndicat Industriel des Travailleurs et Travailleuses (SITT-IWW) vous propose un 1er mai sous un thème rassembleur qui aborde différents problèmes interreliés : « La coupe est pleine! »

Le coût de la vie augmente sans arrêt. Les services publics se font tronçonner. Les personnes assistées sociales subissent des attaques sauvages. Il y a la menace dune réforme des Normes du travail à la sauce patronale qui nous guette. Et pour ajouter linsulte à linjure, tandis que syndicats et groupes communautaires réclament un salaire minimum à 15$ de lheure, les boss et l’État répondent : vous ne valez guère plus de 11,25$.

Comme si ce n’était pas suffisant, le climat social se dégrade. Les discours racistes ont de vastes tribunes. On maltraite la différence. Les crimes haineux visant les femmes, les musulman.es et la communauté LGBTQIA* se multiplient. Nous ne tolérons pas ces discours de haine qui se propagent autant dans les médias, les milieux de travail et nos communautés.

Nous appelons donc les travailleurs et les travailleuses ainsi que nos groupes alliés à participer à notre ras-le-bol. Et cest dans cette optique que nous vous invitons officiellement à vous joindre à nous.

Le lundi 1er mai, de 14h30 à 16h30, nous offrirons une bouffe communautaire avec musique et prises de parole dans le quartier Centre-Sud au parc Médéric-Martin, puis nous nous rassemblerons au métro Frontenac à 17h00 pour manifester vers le centre-ville!

 

Nous invitons donc les groupes, syndicats et associations à endosser notre appel et à confirmer leur présence via l’adresse courriel du SITT : iww_quebec@riseup.net

IWW-SITT

UN MILITANT DES IWW BLESSÉ PAR BALLE D’UN COUP DE REVOLVER À SEATTLE

Vendredi 20 janvier et samedi 21 janvier, il y a eu de nombreuses manifestations anti-trump et anti-capitaliste. Lors de celle qui passait par l’université de Whashington à Seattle, pour contrer et empêcher un discours pro-trump du fasciste Milo Yiannopoulos (suprémaciste blanc), un membre des IWW (confédération syndicaliste révolutionnaire) a reçu une balle à bout portant. Ci-dessous la traduction de l’appel de fond pour lui payer les soins et les probables frais de justice.

Le Comité de Rédaction du Monde Libertaire

Dans la soirée du vendredi 20 janvier, un de nos compagnons a été blessé d’une balle dans l’estomac dans le lieu le plus public du campus de l’Université de Washington à Seattle – un endroit appelé «Place Rouge» pour la couleur de ses briques plutôt que pour sa politique.

Ce fellow workers (c’est ainsi que les membres de l’IWW se désignent entre eux) est un militant anti-fasciste actif de longue date, membre des Industrial Workers of the World (IWW) et du Comité de Défense Générale (GDC) de l’IWW. Il est actuellement dans un état critique à Harborview Hospital à Seattle. Ils ont un centre de traumatisme de niveau 1, donc il est probable qu’il reçoive la meilleure qualité de soins disponibles, ce pour quoi nous sommes profondément reconnaissants.

Comment réagissons-nous ? Nous construisons une présence anti-autoritaire, anti-capitaliste, antiraciste, anti-sexiste et antifasciste élargie à Seattle, et cette personne était à la tête de cet effort. Est-ce que d’autres sont prêts à s’avancer et à le remplacer pendant qu’il guérit ?

Nous n’avons pas beaucoup de temps pour montrer au monde ce qui est clair pour nous : nous subissons une attaque armée. La droite fasciste sait où nous trouver – les manifestations anti-Donald Trump, ou les actions contre la brutalité policière. Dans les Villes Jumelles [Minneapolis et Saint-Paul] vient de commencer le procès d’Allen Scarsella, un des suprématistes blancs qui s’est rendu à la quatrième circonscription à Minneapolis en novembre 2015 et a ouvert le feu, tirant sur de nombreuses personnes.
Nous n’avons pas la confirmation que la personne qui a tiré sur notre compagnon était un contre-manifestant en colère contre ceux qui protestaient contre la détestable misogynie blanche nationaliste de Milo. Nous savons qu’il s’est rendu lui-même à la police plusieurs heures plus tard, en revendiquant la « légitime défense ». C’est bien sûr exactement ce que Scarsella a également fait.

Notre ami aura d’énormes frais d’hôpital et sans aucun doute des frais juridiques aussi. Il subira également une perte importante de revenus. Soutenons-le afin qu’il n’ait pas à s’inquiéter de ce genre de problème. S’il vous plaît donnez. Tout l’argent sera contrôlé directement et rien ne sera attribué à aucune autre cause, à l’exception des frais associés au service de collecte de fonds utilisés.

S’il vous plaît ne vous contentez pas de donner ; dites à vos amis, à vos familles et à vos organisations de donner. Cela peut sembler décourageant, mais voici pourquoi ils devraient le faire :
Il ne s’agit pas seulement d’un individu. Vos amis et vos familles savent que la situation a radicalement changé. Ils savent que les choses changent rapidement, et ils ont beaucoup entendu le mot fascisme depuis que Trump a été élu. Ils peuvent même soupçonner que le rythme effréné des révélations médiatiques et des décisions de l’exécutif vise à les distraire et à les faire se sentir impuissants.

Il s’agit de protéger ceux qui se sont déjà mis en avant pour nous protéger. Ceux qui se sont organisés pour nous et qui se sont engagés avant même Donald Trump ait été élu. Il s’agit de les protéger. Il s’agit d’encourager NOTRE côté à s’organiser pour se protéger, plutôt que de simplement solliciter la protection contre les fascistes et les racistes. Dont certains sont maintenant au pouvoir.

Nous devons leur assurer un soutien généralisé, et nous devons le faire au nom de l’anti-fascisme organisé. Nous devons démontrer que, indépendamment de notre propre analyse politique ou de notre identité – progressiste, libérale, de gauche, radicale, etc. – nous soutenons l’antifascisme et nous soutenons les antifascistes. Nous ne laisserons pas les nôtres en arrière. Nous soutiendrons les efforts antifascistes, surtout parce qu’ils sont plus nécessaires que jamais, et parce que ne pas les soutenir en ce moment crucial serait une catastrophe.

Merci de lire cet appel jusqu’au bout. Il est difficile d’entendre qu’un compagnon a été blessé par balle. Nous n’avons peut-être pas tout exprimé de la manière la plus organisée ou la meilleure, et si tel est le cas, veuillez accepter nos excuses.
Nous espérons que vous envisagerez de faire une contribution et peut-être écrire des lettres ou d’appeler le président de l’Université de Washington en exprimant votre soutien à la victime de la fusillade et aux manifestants, en exprimant vos critiques à l’égard de l’administration de l’Université Washington qui a autorisé un événement dont elle savait qu’il allait encourager la violence contre les groupes minoritaires. Maintenant, ils ont obtenu ce qu’ils auraient dû prévoir. Appelez ou écrivez au procureur du comté et exigez des poursuites agressives. Appelez les conseillers municipaux de Seattle et demandez-leur de publier une déclaration publique de condamnation des attaques violentes contre des manifestants antiracistes et antifascistes, et demandez-leur de soutenir notre compagnon.

Dites la vérité à vos voisins. Changez le récit que les médias vont essayer de vous présenter.

gdc

SOURCE : https://www.crowdrise.com/medical-fundraiser-for-iww-and-gdc-member-shot-in-seattle

Traduction par le Monde Libertaire:
http://monde-libertaire.net/?article=Un_militant_des_IWW_blesse_par_balle_dun_coup_de_revolver_a_Seattle

Grèves contre l’investiture de Trump!

Si la multitude de memes et de parodies de la vidéo du leader suprématiste blanc Richard Spencer, se faisant frapper au visage, aurait à elle seule suffit à justifier toute la mobilisation entourant le fameux #J20 de l’investiture de Donald Trump, l’équipe du Combat Syndical, fidèle à son sérieux révolutionnaire tient néanmoins à vous présenter quelques-unes des grèves qui marquèrent cette journée nationale de contestation contre le nouveau porte-parole autoproclamé de la classe ouvrière.

Il nous semble important de parler de cette auto-proclamation, parce que si Trump a été élu par seulement 26% des voies, c’est dire que 74% de la population américaine n’a pas voté pour lui. Qu’on donc fait ces 74% d’Américains le 20 janvier? Si certain.es ont sans doute regretté Clinton, Sanders ou même Staline, nous saluerons ici les travailleurs et travailleuses qui se sont organisé.es pour faire entendre leur colère et leur refus de cautionner le populisme fascisant du 45e président.

Au port d’Oakland, en Californie, l’absence des travailleurs et travailleuses obligea la fermeture d’un des terminaux maritimes, suspendant temporairement la circulation des navires, bloquant complètement les activités de chargement et de déchargement et ralentissant les opérations de camionnage de manière telle, qu’un bouchon de circulation monstre se dessina dans les rues avoisinantes. Selon Mike Zampa, directeur aux communications pour le port d’Oakland, c’est près de 90% de toute l’activité portuaire qui fut arrêtée. Citant les syndiqué.es du Local 10 de l’International Longshore Warehouse Union, «Trump n’est pas la solution, il est le problème».

usastrikeAu même moment à Minneapolis et Saint-Paul dans le Minnesota, les concierges s’occupant du nettoyage de différentes succursales de Home Depot (on en compte une vingtaine dans la région métropolitaine), organisèrent une grève de 2 heures pour protester contre les bas salaires offerts par le sous-contractant les embauchant et l’agenda politique de Trump pour qui, l’un des problèmes de l’Amérique serait les salaires trop élevé. La veille les enseignant.es de la Saint Paul Federation of Teachers organisaient une manifestation appelant à protéger les étudiant.es et leurs familles. Et toujours dans le domaine de l’éducation, mais cette fois à Boston, les 375 employé.es de service de la Northeastern University arrêtèrent le travail pour aller rejoindre les différentes manifestations qui avaient lieu dans la ville.

Même le milieu des arts s’est joint au mouvement de contestation. Ainsi de nombreux musées comme le Queens Museum of Art et le Whitney Museum de New-York, le National Museum of American Indian de Washington, le Denver Art Museum ou le Boston Contemporary Art Institute, de même que de nombreuses galeries d’arts et de théâtres fermèrent leurs portes pour se joindre à la Grève des Arts à laquelle participaient déjà plus de 500 artistes du cinéma, de la musique, de la danse et de la sculpture.

Rappelant les nombreuses Grève des Femmes que connurent différents pays au cours de leur histoire, ce sont plus de 4 millions de femmes qui marchèrent dans les différentes villes des États-Unis, dont 1 million uniquement à Washington. Parallèlement, de nombreuses Marche des Femmes eurent lieu dans plus de 600 villes à travers le monde. Les organisatrices du Womens March parlent d’un grand total de 5 millions de marcheuses pour le 20 janvier.

Si la journée du 20 janvier ne marqua pas la Grève Générale que certain.es auraient aimé voir et qui, avouons-le, aurait été des plus appropriées, les nombreuses actions qui eurent lieu aux quatre coins des États-Unis et dont l’échantillon présenté ici ne compte que pour une infime portion, démontre néanmoins la volonté de combattre des travailleurs et travailleuses Américain.es. Des camarades de la section locale de Montréal étaient d’ailleurs à New-York la semaine dernière afin de discuter des possibilités d’organisation et de mobilisation pour un arrêt de travail massif. Une rencontre à laquelle plus de 80 personnes issues de différents regroupements autonomes, syndicaux et politiques ont participé.

La lutte continue, l’avenir nous appartient!

 

Mathieu Stakh

Entente conclue au Frite Alors! Rachel

Le vendredi 15 décembre 2016, les employé.es du Frite Alors! Rachel en sont finalement venu.es à une entente avec la partie patronale. Un virage majeur pour les wobblies qui reprennent ouvertement pignon sur rue à Montréal et une première pour le mouvement syndical qui voit naître de nouvelles manières de fonctionner en dehors des limitations du cadre légal.

Nous nous rappelons que le communiqué de presse envoyé le 27 août dernier pour annoncer leur affiliation au Syndicat Industriel des Travailleurs et Travailleuses – Industrial Workers of the World (SITT-IWW), incluait une liste de points qu’ils et elles voulaient voir changer sur leur lieu de travail. On y parlait entre autre d’augmentations de salaires en cuisine et au service, d’augmentations annuelles, d’une standardisation des formations, d’une priorité à l’interne lors de l’ouverture de nouveaux postes, d’un plancher d’heures garanties, d’une compensation pour les quarts de travail en stand-by et de congés maladie.

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Idées de lectures pour le temps des fêtes

Une histoire populaire des États-Unis – de 1492 à nos jours

on8vatziap“Make america great again”. Ce slogan de la dernière campagne électorale américaine, on
l’a tous et toutes vu sur les casquettes rouges
made in China. Pourtant, Une histoire populaire des États-Unis – de 1492 à nos jours de l’historien Howard Zinn dresse un portrait d’un pays qui n’a jamais été si fabuleux, à moins d’être un riche propriétaire blanc. En effet, l’auteur se penche sur les communautés généralement absentes des livres d’histoire. Il y est question des autochtones, des syndicalistes, des esclaves, des activistes pour les droits civils durant les années ‘80 et ‘90 et plusieurs autres groupes et luttes sociales. Évidemment, il y est question de l’IWW, de ses actions, de la solidarité qui y a toujours régnée, de la répression, des emprisonnements et des victoires notables du syndicat qui fut l’ennemi numéro un du gouvernement américain à une autre époque.  Lire la suite

Vol de salaire contrecarré dans Ahuntsic

Il y a quelques semaines, un employé en restauration, aide cuisinier, nous contactait car il avait des problèmes (sic) de paye avec son employeur. Sa boss lui réclamait un montant qu’elle lui avait versé en trop par mégarde, et plutôt que de lui signifier et prendre une entente avec lui, elle alla directement piger dans sa paye suivante sans l’en avertir. Et pas qu’un peu, plus des trois quarts de sa paye.

panorama
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